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mardi 15 octobre 2019

Cape Farewell, le moins visité des caps cardinaux

La Nouvelle-Zelande est maintenant derrière nous mais pas les souvenirs que nous y avons laissés. Alors après un an d'absence sur ce blog, avant de le faire évoluer pour lui donner une orientation peut-être un peu différente, il est temps d'y revenir pour partager encore quelques unes de nos expériences et/ou découvertes en pays Kiwi en commençant par le moins visité des caps cardinaux du pays, le cap Farewell marquant la pointe nord de l'île du Sud.

Photo du cap Farewell Nouvelle-Zelande
Cape Farewell   ©SM
Sur une falaise, ce cap et son arche, qui évoque un peu celle d'Étretat, ont la particularité d'être prolongés vers l'est par une longue bande de sable, Farewell spit : quand on regarde une carte ou une photo aérienne, cette extrémité de l'île du sud semble dessiner une tête de kiwi dont le long bec plonge dans Golden Bay.

Source : Wikipedia commons - Vue satelite de cape Farewell / Farewell spit
Si l'endroit est un peu boudé des visiteurs ce n'est pas qu'il manque d'interêt mais du fait de son isolement en territoire maori, au bout d'une route en cul de sac qui va jusqu'à la petite localité de Collingwood, une impasse par laquelle il faut ensuite revenir pour pouvoir repartir vers d'autres directions. C'est un peu le bout du monde mais Collingwood est un village charmant, constitué essentiellement d'une grand-rue, de quelques bâtiments "historiques", d'une ou deux échoppes, de restos et de l'agence de Farewell Spit Eco Tours qui propose plusieurs types d'excursions pour découvrir la réserve voisine, protégée pour ses colonies d'oiseaux.

Photo de Court House cafe Collingwood Nouvelle-Zelande
Court House, un des bâtiments "historiques" de Collingwood aujourd'hui transformé en café   © SM
Toujours bien fait, le site du DOC (Department of Conservation) détaille toutes les balades et circuits VTT qu'il est possible de faire dans le coin, il n'en manque pas ... mais pour bien découvrir le "spit" nous avons opté pour l'Eco tour organisé, parce que leurs véhicules 4x4 sont les seuls autorisés à circuler sur la bande de sable et le seul moyen de s'y rendre. La contrainte : les marées qui imposent les horaires de visite lorsque la plage est praticable, avec des départs (1) parfois très matinaux, à marée descendante, retour 6 heures plus tard, à marée montante. Pour nous, les conditions étaient idéales avec un rendez-vous à 7h45 pour un départ à 8h15, au lever du jour, d'autant plus que notre visite, pendant l'hiver austral, s'est faite en tout petit comité constitué par notre couple, un autre couple et notre guide/chauffeur : un bus pour nous presque tous seuls, un traitement royal.

Photo de l'enseigne de Farewell Spit Eco Tours Nouvelle-Zelande
Enseigne de Farewell Spit Eco Tours / Collingwood

Une fois embarqués, le bus 4x4 quitte Collingwood en direction du nord par le chemin qui longe la Golden Bay, via Pakawau et Puponga. Par une route de sable un peu mou sur laquelle nous étions heureux de ne pas conduire nous mêmes, il faut ensuite traverser le spit dans sa largeur pour rejoindre la côte nord et la plage au bord de la mer de Tasman, qui constitue la "route" pour les prochaines heures.

Pour la visite, l'ordre des arrêts peut varier mais quatre au moins sont programmés :

-  "Fossil point" : dans la partie nord ouest, au pied de falaises qui regorgent de fossiles de coquillages incrustés dans la roche, un livre de géologie à ciel ouvert.

Photo de fossile a Fossil Point Farewell Spit Nouvelle-Zelande
Fossile incrusté sur le rocher à Fossil Point   ©SM
- "Lighthouse" : le phare et les installations à la presque (2) pointe de la bande de sable où les participants bénéficient d'un snack (muffins) et d'une boisson chaude. L'arrêt est suffisamment long pour une petite balade en autonomie et avoir le temps de regarder les quelques photos, objets et ossements exposés sur place.

Photo du phare de Farewell Spit Nouvelle-Zelande
Lighthouse Farewell Spit   ©S
- "sand dune & panoramic view" : escalade de la dune pour admirer la vue entre Golden Bay et Tasman Sea et s'amuser à glisser/dégringoler à la descente.

- "Cape Farewell" : point le plus au nord de l'île du sud, au milieu des champs de la ferme de Puponga, gérée sous la supervision du Doc.

Il faut en outre ajouter les arrêts qui dépendent de la faune rencontrée en chemin, c'est plein de bêbêtes, que ce soient des animaux marins type phoques ou surtout volants, c'est ici le royaume des oiseaux, notamment les fous de Bassan (Gannets) selon la saison.
À Condition de bien maîtriser l'anglais, le chauffeur-guide est une source inépuisable et passionnante d'informations.

Photo de Farewell Spit plage et mer Nouvelle-Zelande
Plage et mer à perte de vue   ©SM

Quant aux impressions... C'est la magie et la liberté des grandes plages de la Nouvelle-Zélande, un peu comme à Muriwai (qui a aussi ses fous de Bassan), Pouto ou Ninety Miles Beach dans l'île du nord. Des kilomètres et des kilomètres à rouler sur le sable, les dunes d'un côté, la mer de l'autre et rien ni personne d'autre autour, que la nature grandiose à l'état pur.

Nous on a tout simplement adoré et on recommande cette excursion nature passionnante et si bien organisée.

... Avec juste un petit regret indépendant de l'agence, lié à nos obligations : ne pas être resté un peu plus longtemps pour aller découvrir la plage de Wharariki, en solo, à l'ouest du cap, il nous a manqué un peu de temps pour le faire.

Notes :
(1) Le tour est également soumis aux conditions de lumière et bien que l'agence essaye de proposer une excursion chaque jour, elle n'est pas toujours en mesure de le faire. Bien consulter leur site et se renseigner à l'avance pour éviter les déceptions. Par contre, il ne semble pas y avoir de "minimum" requis ; nous étions un peu inquiets sur ce point mais l'agence nous a assuré que le tour partait même si nous restions les seuls inscrits.
(2) Les véhicules n'ont pas l'autorisation d'aller dans la zone delà du phare, réservée aux oiseaux.

Liens utiles :
Brochure du DOC (Department of Conservation) : Farewell Spit et Puponga farm ICI
Farewell Spit Eco Tours ICI

J42-22/07/18

lundi 5 novembre 2018

La trilogie de l'arbre kauri de Sarah Lark




Après Les rives de la terre lointaine, volume 1 de la trilogie du kauri, la deuxième saga néo-zélandaise de Sarah Lark se poursuit avec toujours un peu les mêmes ficelles : des familles dont on suit les générations qui se croisent et se mèlent, une énorme dose de romantisme, des éléments historiques détaillés "in vivo" afin de découvrir quelques événements clés qui ont façonné la Nouvelle-Zélande.

Dans l'ombre de l'arbre Kauri/The kauri tree, il est ainsi question de la lutte des suffragettes qui se sont battues pour obtenir le droit de vote sachant qu'en la matière, le pays fut véritablement pionnier en accordant ce droit aux femmes (et aux maoris) dès 1893. Les motivations et les circonvolutions complexes liées à ce progrès sont bien abordées dans le livre, notamment la question de la "tempérance" et des mouvements religieux. Le volet maori est un autre grand sujet bien développé dans ce deuxième volume avec notamment l'expérience unique du village de Parihaka dans la région de Taranaki. Son guide sprirituel, Te Whiti o Rongomai, est parfois qualifié de "Gandhi" avant l'heure pour son approche pacifiste visant à contrer les blancs trop avides de récupérer les terres maories. On découvre également des éléments sur la côte ouest de l'île du sud avec ses mines de charbons ou sur les début des courses de chevaux, les paris et entourloupes qui les entourent.  
        
Avec les larmes de la déesse maorie / Flight of a Maori goddess, on poursuit la saga familiale et historique au tout début du XXème siècle. Une partie de la nouvelle génération va se porter volontaire pour renforcer les troupes qui partent combattre en Afrique du Sud dans la terrible guerre menée contre les Boers. On sort du territoire de la Nouvelle-Zélande mais cet épisode marque le début de ses engagements militaires avec ses premiers traumatismes. Il est également question d'un exploit aérien non enregistré officiellement mais qui aurait précédé celui des frères Wright ... 

Des livres faciles à lire, romantiques parfois à l'excès avec des destins de femmes malmenées mais réslientes. Des romans surtout très bien documentés ce qui en fait, pour moi, tout l'intérêt : une très bonne introduction au pays.

Nota : les deux sagas, celle du Pays du long nuage blanc et celle du kauri sont très complémentaires dans la mesure où elles creusent des aspects historiques différents (avec en guise de clin d'oeil quelques références à la première dans la deuxième). 

Voir aussi :
LIVRES - Les rives de la terre lointaine / Toward the sea of freedom de Sarah Lark (Saga du kauri)
LIVRES - Saga "Le pays du nuage blanc" - Sarah Lark


mardi 2 octobre 2018

Les boîtes à livres, une idée qui fait son chemin en Nouvelle-Zélande

C'est dans mon quartier de Bucklands beach à Auckland que j'ai découvert ma première boîte à livres néo-zélandaise...

Photo de mini-bibliothèque pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Book Stop - Boîte à livres à Bucklands Beach : vous voulez un livre ? servez-vous !
Photo de mini-bibliothèque pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Free Library - C'est gratuit !
Ma curiosité ainsi aiguisée, ces boîtes se sont faites tout d'un coup de plus en plus visibles et nombreuses pour finalement constituer, au fil de nos voyages, un début de collection.

 Photo de mini-bibliothèque pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Tiny Wee Library, devant la boutique d'un coiffeur à Kaikoura
Dans ce registre, il y a d'abord les initiatives individuelles et isolées des amoureux des livres qui installent devant chez eux (ou devant une boutique ou près d'une école ou n'importe où !) ces boîtes à livres que les passants peuvent emprunter et partager ensuite à leur tour.

Photo de mini-bibliothèque pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Free Library en plein centre ville à Christchurch
Outre ces initiatives individuelles, il existe plusieurs programmes organisés repérés dans l'île du sud de la Nouvelle-Zélande.
Le premier s'appelle "Lilliput Libraries" et s'est développé dans la ville de Dunedin* attachée depuis son origine à son développement culturel, au travers de l'éducation, de l'édition et de la promotion du livre ainsi que par ses actions de soutien multiples favorisant la créativité et l'art sous toutes ses formes.

Photo de mini-bibliothèque pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Boîte à livres Lilliput Library nº76 - Région de Dunedin

Les Lilliput Libraries ont été lancées en 2015 par une bénévole engagée cherchant à initier régulièrement de nouveaux projets communautaires. Avec le support d'une bourse de Creative New Zealand Creative Communities (CCS - Creative Communities Scheme), le projet a démarré avec une dizaine de boîtes et des livres récupérés à droite et à gauche.

Photo de mini-bibliothèque Lilliput Library pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Lilliput Library Dunedin - Déco inspirée par le monde de "Roald Dahl"
Photo de mini-bibliothèque Lilliput Library pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Lilliput Library Dunedin - Déco d'inspiration "Harry Potter"
Au départ, l'association de Dunedin proposait aux "gardiens de boîtes" de leur fournir le matériel (boîtes fabriquées de façon standard mais toutes peintes/décorées de façon différente sur un thème adapté à l'environnement immédiat ou inspiré d'un livre / d'un auteur) mais le projet a pris une telle ampleur que ce service n'est plus fourni. Le nombre de bénévoles continue de croître et le site de Lilliput Libraries référence aujourd'hui 180 boîtes à travers la ville et ses environs avec pour devise : take a book now, leave a book later (Prenez un livre maintenant, laissez un livre plus tard).      


Photo de mini-bibliothèque Lilliput Library pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Lilliput Library Dunedin - Déco d'une boîte en bord de mer
Photo de mini-bibliothèque Lilliput Library pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Lilliput Library Dunedin - Déco folklore Russe
Photo de mini-bibliothèque Lilliput Library pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Lilliput Library Dunedin - Autre boîte proche du bord de mer
Photo de mini-bibliothèque Lilliput Library pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Lilliput Library Dunedin

Il est plus difficile de trouver des informations sur l'autre "réseau" de bibliothèques découvert dans l'île du sud, celui qui utilise de vieux réfrigérateurs pour proposer l'échange des livres sur le bord des routes. Il semble que l'initiative soit en lien avec "books on the bus" cherchant à favoriser la lecture dans les transports en commun et les bus pour de plus longs trajets.
Le contenant est original mais le choix astucieux parce que les frigos sont hermétiques et donc adaptés à cette région par endroits très pluvieuse (300 jours de pluie par an). Chaque "boîte" est redécorée et donc unique, avec le même but ultime que Lilliput Library, celui de favoriser le partage des livres. 

Photo de frigo-bibliothèque pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Sur le frigo proche du centre visiteurs de Paparoa NP, plan du "réseau" des frigos-bibliothèques de la côte ouest
Photo de frigo-bibliothèque pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Ici, une bibliothèque pas très bien rangée et sentant un peu le renfermé ...
Photo de frigo-bibliothèque pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Devant une école à Dunedin
Photo de frigo-bibliothèque pour partager les livres Nouvelle-Zélande
Frigo-bibliothèque de la côte ouest ...
Photo de frigo-bibliothèque pour partager les livres Nouvelle-Zélande
... mieux ordonné et organisé celui-là !
Des boîtes à livres qui sont autant d'images à collectionner pour les amateurs et qu'il ne faut surtout pas hésiter à utiliser au cours d'un voyage en Nouvelle-Zélande : on prend ici, on remet là, on laisse un bouquin, c'est à l'envie, celle de partager les livres, une idée à suivre et qui fait son chemin dans ce beau pays ! 

Nota :

* Nombreux organismes et manifestations culturelles à Dunedin, par exemple :
- Dunedin City of Litterature  ICI
- Words in the Wood - Dunedin Litterary Festival ICI
- Dunedin Writers & Readers Festival  ICI
- Poems in the Waiting Room (NZ) ICI

À savoir :
Pour les amateurs, ce type de boîtes est aussi largement développé en Australie notamment au travers de l'association Little Free Libraries Australia.

Sources et plus d'infos :
Site de Lilliput Libraries ICI
Lilliput Libraries go big in Dunedin - Stuff 20/01/2016  ICI
Creative Communities Scheme NZ  ICI
Cool new book swap fridge-library open for book lovers - Stuff 21/03/2017  ICI
Books on the bus NZ ICI 

jeudi 24 mai 2018

LIVRES - Les rives de la terre lointaine / Toward the sea of freedom de Sarah Lark (Saga du kauri)


Au début du XIXème siècle, les conditions de vie sont difficiles en Irlande. Kathleen et Michael sont jeunes et amoureux et rêvent d'une vie meilleure mais le jeune homme qui cherche à financer leur immigration vers l'amérique est arrêté pour un vol de sacs de grains utilisés pour produire du whisky de contrebande, condamné et envoyé purger sa peine à l'autre bout de la terre, sur l'île de Van Damien (Tasmanie / Australie). Michael a promis de revenir mais la jeune femme, enceinte, se retrouve mariée à Ian Coltrane, un marchand de chevaux fourbe qui l'emmène vers la Nouvelle-Zélande où il lui fait payer le prix du nom qu'il donne au fils de Kathleen. Entre Tasmanie et Nouvelle-Zélande on va alors suivre le destin romanesque et aventureux de ces personnages qui passent par différents lieux marquant l'histoire de la région : la colonie pénitentiaire de Van Damien, la colonie de Christchurch, la station baleinière de Kaikoura, l'établissement de Dunedin dans l'Otago avant et après la ruée vers l'or, les relations avec les Maoris, etc.     

Après le succès de la saga du Pays du nuage blanc, Sarah Lark remet le couvert avec une nouvelle saga néo-zélandaise, celle du "kauri" (arbre emblématique de Nouvelle-Zélande) dont Les Rives de la Terre lointaine / Toward the sea of Freedom est le premier volume. Ses héroïnes ont le beau rôle même si elles subissent encore une fois les abus des hommes avant de révéler des capacités de résilience et d'adaptation extraordinaires leur permettant de rebondir et de tracer leur chemin dans un pays où tout est à faire. Une trame romanesque qu'on appreciera, ou pas, mais qui sert de mise en scène dans un décor et un contexte historique soigneusement documentés (et décortiqués dans la postface) sur la Nouvelle-Zélande, tout l'intérêt de cette lecture facile et divertissante.

Titre anglais : Toward the sea of Freedom
Titre français : Les rives de la terre lointaine
Premier volume de la saga du Kauri
Auteur : Sarah Lark (Christiane Gohl)
Première édition : 2010

Saga du Kauri :
Volume 2 : À l'ombre de l'Arbre Kauri / Beneath the kauri tree
Volume 3 : Les larmes de la déesse maorie (à paraitre 06/2018) 

vendredi 27 octobre 2017

Nouvelles-Zélande - Des chutes à tire-larigot

Toujours pittoresques, les chutes d'eau constituent des objectifs d'excursions sans cesse renouvelés et un plaisir démultiplié dans un pays comme la Nouvelle-Zélande baignant littéralement dans l'élément liquide. Cascades ou cataractes, simples ou sur plusieurs niveaux, minces filets ou rideaux d'épaisseur et de largeur variées, tranquilles ou surpuissantes, il s'en cache des dizaines de dizaines à travers tout le pays si bien que depuis notre installation nous pouvons en aligner déjà presqu'une vingtaine à notre tableau de chasse.

Marokopa  
     

Localisation : sur Te Anga road, à quelques kilomètres des grottes de Waitomo
Région : Waikato
Hauteur : 35 mètres
Accès facile à 5-10 minutes de la route
Balcon et possibilité de descendre au pied de la chute mais attention, le chemin peut être très boueux et glissant.
Une des plus spectaculaires, notre préférée pour l'instant.

 Bridal veil (Waireinga)


Localisation : Kauroa-Kawhia road à proximité de Raglan
Région : Waikato
Hauteur : 55 mètres de haut
Accès facile à 15-20 minutes de la route
Balcons et descente possible en bas de la chute.
Une des plus hautes.

Mokoroa 


Localisation : Horsman road, en limite extérieure de Waitakere Ranges Regional Park
Région : Auckland
Hauteur : 11 mètres
Accès par une marche de 30-40 minutes sur un sentier à travers bois
Chemin et escaliers pour descendre au niveau du torrent, il faut ensuite marcher dans l'eau pour arriver au pied de la chute. Attention, glissant.
Deux chutes en rideau, un petit bijou peu fréquenté.

Wainamu 



Localisation : Bethells road en limite de Waitakere Ranges Regional Park
Région : Auckland
Hauteur : 5 mètres
Compter 1 heure de marche du parking
Chute en cascade avec plusieurs niveaux, protégée par un pou (statue) maori.
Associée à la découverte de la dune intérieure et au lac du même nom, très belle balade.

Fairy Falls


Localisation : Scenic drive Waitakere Ranges Regional Park
Région : Auckland
Hauteur : 15 mètres
À une demi-heure de marche par un chemin qui fait une boucle en forêt (circuit complet, environ 1 heure. Attention au balisage, il est facile de se tromper).
Chute en cascades de plusieurs niveaux, sympa.

Karekare 


Localisation : Lone Kauri road dans Waitakere Ranges Regional Park
Région : Auckland
Hauteur : 30 mètres
Accès facile à une dizaine de minutes du parking. Très fréquentée mais c'est aussi parce qu'elle le vaut bien.

Hunua  


Localisation : Falls road, Hunua Regional Park
Région : Auckland
Hauteur : 30 mètres
Accès facile à 5 minutes du parking.
La chute est belle mais un peu loin de tout, à associer avec une marche dans le parc du même nom.

Whangarei 


Localisation : Boundary road au nord de Whangarei
Région : Northland
Hauteur : 26 mètres
Accès facile, deux balcons à côté du parking
Une belle chute en rideau, populaire. Le chemin permet de descendre au pied de la chute et de continuer ensuite en longeant la rivière jusqu'à Whangarei. Possibilités de baignade en amont et en aval de la chute, très fréquenté l'été.

Haruru 


Localisation : Haruru falls road, Haruru
Région : Northland
Hauteur : 5 mètres
Accès facile, proche de la route qui demande à peine un détour.
C'est un objectif d'excursion au départ de Pahia/Bay of Island pour les kayaks qui remontent la rivière jusqu'à la chute.

Wentworth Falls


Localisation : Wentworth valley road, Whangamata
Région : Coromandel
Hauteur : 50 mètres
Accès par une marche d'environ une heure sur un sentier montant doucement le long d'un torrent.
Jolie balade peu fréquentée, vue d'un balcon, on ne peut pas rejoindre le pied de la chute.

Owharoa


Localisation : Waitawheta road
Région : Coromandel
Hauteur : 6 mètres
Accès facile à quelques minutes du parking, les chutes sont visibles du bord de la route dans la gorge de Karangahake. Owharoa est constituée de trois chutes successives mais il est difficile d'en avoir une vision d'ensemble. 

Homunga


Localisation : Homunga beach, à partir de Homunga road
Région : Coromandel
Hauteur : (une dizaine de mètres)
Accès difficile, une bonne heure de marche depuis Homunga road sur un sentier glissant tout en descente cheminant à travers des propriétés privées. Cette chute inhabituelle qui arrose une plage est une belle récompense des efforts à fournir, un petit coin de paradis très peu fréquenté.
Alternative : il est possible de rejoindre la baie de Homunga en passant par le sentier côtier qui part de Waihi Beach mais c'est plus long.
Attention : éviter la baignade, la mer est dangereuse et le coin complètement isolé, loin de tout en cas de problème.

The seven stairs to heaven  



Localisation : Rapaura Watergardens, Tapu Coroglen road
Région : Coromandel
Hauteur : 15 mètres
Accès facile après une marche d'une dizaine de minutes dans la forêt des jardins de Rapaura (payant)
Chute en escalier constituée de 7 marches, un des plaisirs de ces jolis jardins de Rapaura.

Waiau


Localisation : Route 309, Waiau
Région : Coromandel
Hauteur : 6 mètres
Accès facile à moins de 5 minutes de la piste qui traverse le coeur de la péninsule, à faire quand on choisit d'emprunter la route 309 ou quand on est à proximité du village de Coromandel.

Huka 


Localisation : Huka falls road, Taupo
Région : Waikato
Hauteur : 11 mètres
Accès facile, à 5-10 minutes du parking.
Une cataracte impressionnante de puissance, remarquable pour sa couleur bleue turquoise, un des "must-see" de Taupo. Plusieurs points de vue en balcon autour de la chute et de la route et/ou possibilité de rejoindre Taupo par un sentier pédestre qui longe la rivière en amont.

Soda Springs Falls


Localisation : Parc National du Tongariro
Région : Manwatu Manganui
Hauteur : 15 mètres
A une heure de marche environ de Mangatepopo Road.
Constitue un petit détour de 5-10 minutes du Tongariro Alpine Crossing, le crochet fait passer entre des rochers et des zones boueuses, même en été .

Wairere


Localisation : Buried Village, Tarawera road, Roturoa
Région : Bay of Plenty
Hauteur : 30 mètres
Compter 10-15 minutes de marche du centre d'accueil des visiteurs de Buried Village (accès payant). Presque le seul intérêt de la visite de ce site, "en prime", mais ne justifie pas forcément le détour.

Dawson Falls


Localisation : accès Est, Egmont National Park par Manaia road
Région : Taranaki
Hauteur : 18 mètres
À 15-20 minutes de marche du centre d'accueil des visiteurs, un des must-see du parc National du Mont Egmont.

Wainui


Localisation : Wainui falls road, Tata beach
Région : Nelson-Malbourough
Hauteur : 7 mètres
Marche sympa de 25-30 minutes le long d'un torrent, avec pont suspendu et belle forêt endémique. En complément/bordure du parc National Abel Tasman dans l'île du Sud.

Notes :
Le site de New Zealand Waterfalls référence plus de deux cents chutes d'eau à travers les deux îles de la Nouvelle-Zélande (224 chutes dont 130 pour l'île du nord / 30 pour la seule région d'Auckland) et constitue une mine d'information précieuse avec cartes interactives pour les localiser, éléments essentiels ("note", type de chute, accessibilité, temps, difficulté, etc.) ainsi que "must-see" à ne pas rater.

Voir aussi :
Tongariro Alpine Crossing ICI
Huka Falls - Tout en puissance  ICI
Parc National du Mont Egmont ICI
Hunua Ranges Regional Park ICI
Les plages de sable noir d'Auckland (5) - Karekare  ICI
La dune, le lac et la chute de Wainamu ICI
Un week-end à Coromandel - Côte ouest ICI

Plus d'infos :
New Zealand Waterfalls  ICI

samedi 24 juin 2017

LIVRES - The Larnachs d'Owen Marshall






Titre original : The Larnachs
Pas de traduction française
Auteur : Owen Marshall
Première édition : 2011







Coup double pour The Larnachs avec d'une part la découverte d'un auteur néo-zélandais et sa vision d'une tragédie familiale touchant l'histoire du pays d'autre part.

Aujourd'hui, le nom de Larnach est attaché à "Larnach Castle" situé à Dunedin dans l'île du Sud, le "seul chateau" de Nouvelle-Zélande édifié par William James Mudie Larnach au temps de sa toute puissance, une vitrine de prestige construite avec les meilleurs matériaux venus du monde entier. Né en 1833 à Melbourne (Australie), ce banquier d'ascendance écossaise avait commencé sa carrière dans le sillage de la ruée vers l'or autralienne. Jouant alors les aventuriers, il "avait une tente pour banque et pour tout matériel, un chien, une arme et un coffre fort". En 1867 il s'installa en Nouvelle-Zélande à Dunedin pour prendre le poste de directeur de la banque de l'Otago desservant les mines d'or découvertes dans la région et s'y construit un empire dans la banque, le transport maritime, l'agriculture, l'immobilier tout en jouant sur la spéculation. Un homme puissant qui a beaucoup voyagé et s'est investi sur la scène politique pendant vingt-cinq ans, plusieurs fois ministre dans les gouvernements néo-zélandais de l'époque.     
Sur le plan personnel, William Larnach a été marrié trois fois (veuf deux fois), et est père de six enfants du premier mariage, deux garçons et quatre filles. Il s'est suicidé en 1898 à l'âge de 65 ans.  

Ce roman couvre la période de la fin de vie de William J.M. Larnach, de 1891 à 1898.
Le prologue ouvre sur une chronique du Wellington Post rapportant le mariage de William J.M. Larnach avec Constance de Bathe Brandon ...
Le livre est ensuite raconté à deux voix qui alternent :
- celle de Constance, la troisième et dernière épouse de William, de vingt-trois ans sa cadette. Une femme moderne et éduquée, engagée et volontaire, consciente de son rang et de sa position dans la société. Elle doit faire sa place dans une communauté qui n'est pas la sienne et une famille qui a sa propre histoire où elle n'est pas acceptée par tous les membres.
- celle de Douglas, le plus jeune des deux fils de William qui assure la gestion du domaine de The Camp où il vit.
[The Camp est le nom donné par la famille à ce qui s'appelle aujourd'hui Larnach Castle].

Au fil des chapitres qui se déroulent entre The Camp, Wellington et d'occasionnels voyages, on voit les relations et les sentiments des personnages évoluer alors que William Larnach a de plus en plus de difficultés financières qui le préoccupent. C'est un peu "grandeur et décadence"...


Larnach Castle "The Camp" - Dunedin   ©DM

Nota : dans le livre, The Camp occupe une place à part entière, à la fois le symbole d'une position à tenir, un lieu de vie et de mémoire tant familiales que sociales, une entreprise mais aussi un objet de rivalités.

Un roman documenté bien écrit qui pousse très loin le ressenti de chacun des personnages tel que l'imagine l'auteur, avec réalisme par rapport au contexte social de l'époque et les faits donnés en ouverture et en fermeture du roman.
Bref, bien écrit et instructif !

Un mot sur l'auteur :
Owen Marshall est un auteur 100% pur kiwi, fils de pasteur né dans l'île du sud où il a grandi, étudié et presque toujours toujours vécu. Son premier livre publié en 1979 a été suivi d'une douzaine d'autres, des nouvelles essentiellement et des romans. Avant de pouvoir se consacrer entièrement à l'écriture, Owen Marshall a été enseignant pendant 25 ans. Multi-primé il est considéré dans le pays comme l'un des meilleurs auteurs néo-zélandais de nouvelles.
Un seul livre disponible en français : les hommes fanés (Titre original : Harlequin Rex) - 2006

Plus d'infos :
Owen Marshall - New Zealand Book Council  ICI 
Larnach Castle & Gardens   ICI