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jeudi 20 septembre 2018

Voyager en Nouvelle-Zélande pendant l'hiver austral, un vrai bon plan !

Ce n'était vraiment pas prémédité parce que nous avions initialement prévu de voyager en mars-avril, à la fin de l'été austral et le début de l'automne, pour profiter encore de la 'belle saison" néo-zélandaise ... mais voilà, les circonstances sont telles que nous n'avons pas pu prendre la route avant la mi-juin et que nous avons finalement dû voyager pendant la saison hivernale australe pour conclure dignement et comme nous  le souhaitions une paranthèse kiwie de presque deux ans ... une obligation qui s'est finalement révélée être un véritable bon plan testé sur 6/7 semaines, essentiellement dans l'île du sud, avec quelques inconvénients mineurs largement compensés d'avantages plus qu'intéressants.

Photo en hiver sur la route du mont Sunday Nouvelle Zélande
Sur la route du Mount Sunday - Hiver 2018

Quand on voyage en Nouvelle-Zélande au coeur de l'hiver il ne faut évidemment pas se leurrer et s'organiser en prenant en compte les contraintes de saison :

1 - Des journées courtes qui se terminent tôt.
À la mi-juin, le soleil se lève assez tard - vers 7h30 - et la nuit s'installe très tôt et très rapidement, dès 17h.   

2 - Dans certaines régions, il existe des risques de "black ice" (plaques de verglas) et/ou de chutes de neige sur la route qui ne permettent pas toujours de circuler où et quand on veut, surtout la nuit. Pas de pneus neige, les automobilistes sont équipés de chaînes qu'ils fixent en se garant sur le bord des routes quand nécessaire, à mi-chemin en montant aux stations de ski par exemple.
Ceci dit, même dans les régions de montagnes, les vallées et les routes sont en général plutôt larges, les zones de danger bien identifiées et indiquées avec, parfois seulement, des fermetures de routes*. Pendant notre road trip, cela ne nous a jamais posé de problème même si nous avons vu à plusieurs reprises des voitures retournées au bord de la route, victimes du black ice qui est un danger bien réel.

3 - Certains sites, attractions, restaurants, motels et/ou toilettes peuvent être fermés quelques semaines en hiver. Certains lieux sont alors impraticables (toilettes en montagnes) ou les propriétaires d'établissements d'accueil profitent de la baisse d'activité pour prendre leurs propres vacances et/ou pour effectuer des travaux de réfection.
C'est parfois dommage pour certain lieux emblématiques comme Cathedral Caves dans les Catlins, fermés et totalement inaccessibles en hiver même si, pour ce qui concerne les sites, ces fermetures restent des exceptions. 



Mises à part ces trois restrictions, auxquelles on peut facilement s'adapter en planifiant son voyage, en vérifiant les conditions d'ouvertures sur Internet et en essayant de profiter au maximum des journées entre 8h30 et 17h, l'hiver présente pas mal d'avantages :

1 - Du côté de la météo d'abord, sachant que les amplitudes de températures ne sont jamais extrêmes entre l'été et l'hiver**, les conditions atmosphériques se révèlent en fait parfois meilleures en hiver.
C'est par exemple le cas de toute la côte ouest de l'île du sud de la Nouvelle-Zélande, une région extrêmement humide (300 jours de pluies par an) que nous n'avions pas pu apprécier lors d'un précédent passage estival copieusement arrosé et que nous avons enfin pu découvrir sous le soleil et dans toute sa splendeur pendant les mois d'hiver, les plus secs de l'année ... sans compter que l'accumulation de neige y ajoute au passage un effet esthétique spectaculaire.

Photo du mont cook Nouvelle Zélande
Survol panoramique vers le Mount Cook, plus haut sommet de Nouvelle-Zélande, entre Tasman Lake et Tasman Sea
 2 - Qui dit saison "basse" dit également moindre fréquentation et des prix d'hébergement très compétitifs, presque toujours significativement plus bas qu'en été.
Nous qui n'aimons pas la foule, nous avons ainsi apprécié les croisières, les vols panoramiques, les musées, les sites, les balades et/ou toutes autres "attractions" en petits comités qui favorisent la convivialité aussi bien avec les accompagnateurs - plus détendus et accessibles que lorsqu'ils doivent gérer de grands groupes - qu'avec les autres voyageurs pour des partages d'expériences et l'échange de bons plans (par exemple, survol du Mont cook à partir du lac Tekapo avec seulement trois passagers dans l'avion, ce qui nous a permis de passer d'un hublot à l'autre pour s'en mettre doublement plein les yeux !).     
Côté hébergement, nous avons presque toujours eu le choix*** en variant le type de nuitées et en réservant souvent au dernier moment, au jour le jour. Dans les motels nous avons bénéficié de prix d'au moins 30% inférieurs à ceux de l'été avec des upgrades de chambres en petits appartements, chauffage inclus, avec là encore des hôtes accessibles, sympathiques et avec du temps à nous consacrer.


Photo d'un rocher en forme de coeur Nouvelle-Zélande
I ♥ NZ - Rocher sur la côte ouest de la Nouvelle-Zélande

3 - Autre bénéfice du voyage en hiver : les rencontres animalières de saison.
Le meilleur exemple est celui de la région de Kaikoura, réputée pour ses excursions-découvertes des baleines; certaines espèces (cachalot ou orque) sont installées dans ses eaux à l'année mais d'autres comme les baleines à bosses n'y passent qu'en hiver, en transit lorsqu'elles remontent de l'Antarctique, un vrai plus pour les amoureux de nature...

Photo d'un panneau passage de pingoins Nouvelle-Zélande


Sur tous les plans, ce voyage pendant l'hiver austral s'est donc révélé un vrai bon plan et cet avis semble partagé par les autres voyageurs rencontrés en chemin. Forts de cette expérience, nous n'hésitons désormais pas à recommander à tous ceux qui envisagent le voyage vers la Nouvelle-Zélande de sérieusement considérer cette option qui permet d'éviter la flambée des prix et l'engorgement**** de l'été austral sans en réduire l'intérêt, bien au contraire.

Nota :
* Quelle que soit la saison, quand on circule en Nouvelle-Zélande, il faut toujours avoir le réflexe de consulter le site du NZ Transport Agency et ses pages Traffic and Travel Information pour s'assurer que les routes à emprunter sont bien ouvertes. À cause de la glace l'hiver ou plus souvent du fait de glissements de terrains - en toutes saisons - la fermeture de certaines routes obligent parfois à des détours de dizaines, voire de centaines de kilomètres.
** Sur les 6/7 semaines de notre séjour, nous avons pique-niqué quasiment tous les jours dans la nature à midi. 
*** À l'exception peut-être de Queenstown et de Wanaka, villes très courues et plus congestionnées (en juillet, saison des sports d'hiver et vacances d'hiver locales).
**** À savoir : la Nouvelle-Zélande a des infrastructures de tourisme relativement limitées face à l'afflux massif de touristes à la saison haute, sachant que les érangers s'ajoutent aux vacanciers locaux profitant de leurs "grandes vacances". Depuis quelques années, cet engorgement est renforcé par les demandes du marché asiatique avec un pic de visites au moment du nouvel an chinois.  

mercredi 17 janvier 2018

Rotorua (1) - Coeur géothermique et culturel de la Nouvelle-Zélande

Je n'avais pas encore écrit un seul mot sur Rotorua alors que nous y sommes déjà allés à trois reprises et qu'il y a tant à dire et y faire : située à un peu moins de 3 heures de route au sud-est d'Auckland, c'est une destination connue pour son activité géothermique et ses villages maoris ouverts aux visiteurs, une combinaison nature et culture gagnante depuis que le pays a commencé à développer et promouvoir ses activités touristiques.


La ville de 70'000 habitants* s'est construite sur la rive sud du lac de la caldeira de Roturoa. Son nom d'origine maorie peut signifier "lac du cratère" ou "deuxième lac" (roto = lac / rua = deux); dans ce cas, il fait référence à une expression dédiée à l'oncle d'un chef qui fit la découverte de ce lac après un autre. Il faut dire que la région regorge de lacs - 17 dans les environs proches de Rotorua - tous dus à la caldeira et à l'activité volcanique du Mont Tarawera voisin.


Attirés par les sources chaudes utilisées pour le chauffage, la toilette, la lessive, la cuisine ou leurs vertus thérapeutiques, les Maoris furent les premiers à coloniser la région, sous la houlette de l'iwi (tribu) Te Arawa alors que les premiers européens arrivèrent à partir des années 1830, d'abord un marchand respecté se marriant localement suivi quelques années plus tard de missionnaires. Dans les années 1860, la région fut le théâtre de batailles des guerres néo-zélandaises avant de se pacifier et de s'ouvrir dans les années 1880 au tourisme sous un statut particulier de "special town district" visant à faciliter sa promotion et son développement comme station thermale. En 1894, la ville est reliée à Auckland par la voie ferrée et son Rotorua Express qui assura la liaison jusqu'à la fin des années 1950 avant d'être désaffectée.



Aujourd'hui, la bourgade au bord de l'eau concentre hébergements, restaurants et une multitude d'activités touristiques, camp de base idéal pour explorer les merveilles environnantes. Il ne faut pour autant pas en négliger la ville elle même avec son agréable promenade en bord de lac à toutes heures, avec des vues sur l'île centrale, ses cygnes, son bateau à roue à aubes, ses couchers de soleil ...




... son spa réputé pour faire des miracles alors que le bâtiment thermal historique* de style Tudor qui faillit disparaitre après la guerre est aujourd'hui reconverti en musée amoureusement entretenu, véritable icone nationale figurant au top des constructions nationales les plus photographiées ...


... le quartier maori Ohinemutu au bord de l'eau avec son marae, ses églises et ses eaux fumantes ...









 ... ainsi que son grand parc public, Kuirau Park, offrant une jolie balade elle aussi fumante et bouillonante en toutes saisons, peu fréquenté en dehors du samedi matin, jour de marché.








Étape incontournable dans l'île du Nord, Rotorua est un "must" où poser les sacs pendant plusieurs jours pour prendre le temps de découvrir la multitude de surprises cachées dans la ville et ses environs. C'est un peu l'équivalent néo-zélandais du Yellowstone américain, un cran en dessous pour la diversité des spendeurs naturelles mais un cran au dessus pour la dimension culturelle apportée par les villages maoris. 

À suivre !

Voir aussi :
Orakei Korako - La vallée cachée

Plus d'infos :
*The history of the Rotorua Museum - 100% Pure New Zealand ICI
Rotorua top picks - 100% Pure New Zealand ICI
*Roturoa's population records biggest growth in 10 years - Roturoa Daily Post 21/01/2017  ICI

Trois semaines sur les routes de Nouvelle-Zélande - Jour 21 et 22 (07 et 08/04/2017)

mardi 21 novembre 2017

Tahiti - Le street art en place de folklore

Quand on dit "Polynésie française", Tahiti ou Papeete, on pense tout de suite "îles, soleil, sable, chaleur, cocotiers, vahinés" ... rarement (jamais) "Street Art" ... mais pourquoi pas ? Après tout Papeete n'est pas une cité-musée figée hors du temps sur une image de carte postale. Bien au contraire, c'est LA "grande ville" française du Pacifique* où, n'en déplaise aux esprits chagrins qui reprochent à Tahiti "d'être trop francisée" et "de perdre de son âme dans la spirale de la mondialisation", le graffiti et le Street Art ont eux aussi trouvé une place.

Photo de la femme au fruit par Okuda à Papeete Ono'u 2017
La femme au fruit - Okuda - Ono'u 2017 - (Plus d'infos : Tahiti Heritage)

... Gauguin revisité - Source : Brooklyn Street Art

À Papeete, l'art urbain se matérialise par une trentaine de fresques venues habiller d'anciennes façades nues, plus ou moins monumentales et de styles variés formant aujourd'hui un parcours artistique de découvertes et une attraction touristique.

Photo de la tahitienne rouge par Seth à Papeete Ono'u 2015
La tahitienne rouge - Seth (Julien Malland) - Ono'u 2015 - (Plus d'infos : Tahiti Heritage)  

S'ajoutant aux nombreux graffitis envahissant les murs le long des routes aux abords de la capitale ...

Photo de graffiti à Papeete Tahiti
Les murs de Tahiti, terrain d'expression des graffeurs de tous acabits
Photo de graffiti à Papeete Tahiti
Partout, des murs graffés en expression libre ! 

... ces oeuvres spectaculaires ont commencé à fleurir il y a quatre ans sous l'égide de Sarah Roopinia alors agée de 25 ans, une jeune femme chef d'entreprise qui a créé Ono'u, le festival international de graffiti de Papeete.

Photo de la baleine bleue au coucher du soleil par seyb Papeete Ono'u 2014
La baleine bleue au coucher du soleil - Seyb - Ono'u 2014 - (Plus d'infos : Tahiti Heritage)
Photo de la Virgen made in France pat Inti à Papeete Ono'u 2014
La Virgen Made in France - Inti - Ono'u 2014 - (Plus d'infos : Tahiti Heritage)

Ce nom « ONO’U », est inspiré de la fusion des deux mots tahitiens « ONO » (action de joindre une chose à une autre) et « U » (couleurs) pour exprimer l’action de joindre une couleur à une autre et donc, par extension, « la rencontre des couleurs » à Tahiti à travers l’art du graffiti.

Photo de ia mana te nunaa par HTJ Designs à Papeete Ono'u 2015
ia mana te nunaa - HTJ Designs - Ono'u 2015 - (Plus d'infos : Tahiti Heritage)

Depuis son initiation en 2014, c'est devenu un événement annuel phare dont les médias locaux se font largement le relais, promu par l'office de tourisme de Tahiti qui en est sponsor et relayé par Tahiti Heritage - l'encyclopédie collaborative du patrimoine polynésien.

Photo de Illusion Cube Tahiti par Astro ODV à Papeete Ono'u 2017
Illusion Cube Tahiti - Astro ODV - Ono'u 2017 - (Plus d'infos : Tahiti Heritage)

Initialement programmé en mai (2014-2015), l'événement annuel avec ses festivités, animations, concours, ateliers, spectacles, s'est décallé dans le calendrier jusqu'à octobre (2016-2017), passant ainsi du début à la fin de la saison touristique.

Photo des tahitiennes de la Mennai par Kobra à Papeete Ono'u 2015
Les tahitiennes de la Mennais - Kobra - Ono'u 2015 (Plus d'infos : Tahiti Heritage)

Dans le cadre de cette manifestation, des artistes réputés de toutes nationalités sont invités à créer des tableaux à ciel ouvert s'inspirant de la culture et des couleur de la Polynésie.

Photo de la vahine aux yeux bleus par Soten et Soflen à Papeete Ono'u 2014
La Vahine aux yeux bleus - Soten & Soflen - Ono'u 2014 - (Plus d'infos : Tahiti Heritage)

C'est un moment mélant créativité et échanges artistiques entre public, artistes locaux, de métropole ou de l'étranger.

Photo du chat studieux par Dabs et Myla à Papeete Ono'u 2015
Le chat studieux - Dabs et Myla - Ono'u 2015 - (Plus d'infos : Tahiti Heritage)

Photo des crocos roses de Dabs et Myla à Papeete Ono'u 2014
Les crocos roses - Dabs et Myla - Ono'u 2014 - (Plus d'infos : Tahiti Heritage)

Chaque édition tente d'apporter de nouvelles surprises au festival pour explorer et l'enrichir de toutes les facettes du graffiti et de l'art urbain, en alliant notamment créativité et prouesses techniques.

Photo du caméléon l'endormi par Kalouf et Lardanchet à Papeete Ono'u 2017
Le Caméléon l'endormi - Kalouf et Lardanchet - Ono'u 2017 - (Plus d'infos : Tahiti Heritage)

L'année 2016 a vu l'introduction de deux nouveautés : une délocalisation du festival sur l'île de Raiatea qui est désormais intégrée aux festivités et l'ouverture d'un musée du Street Art dans les anciens locaux du musée de la perle afin de localiser et de prolonger toute l'année les actions liées à la culture de l'art urbain. 

Photo de l'Otaha de Cherles et Janine Williams à Raiatea Ono'u 2017
L'otaha - Charles et Janine Williams - Ono'U 2017 à Raiatea - (Plus d'infos : Tahiti Heritage) 

Photo d'omama'o le monarque de Charles et Janine Williams à Papeete Ono'u 2016
Omama'o le monarque - Charles et Janine Williams - Ono'u 2016 - (Plus d'infos : Tahiti Heritage)

Quelques recherches montrent toutefois que le festival de Tahiti n'a pas complètement fait son entrée dans la cour des grands, pas encore cité sur la liste et le calendrier des festivals les plus prestigieux qui se développent et se concurrencent un peu partout dans le monde.

Photo de la mama du marché par Adnate et le portrait de Herenui par Askew à Papeete Ono'u 2015 et 2014
La Mama du marché par Adnate (2015) et le portrait de Herenui par Askew (2014)
Photo de la fresque d'Abuz et JObs près du marché de Papeete Ono'u 2016
Fresque de Abuz, HTJ et Jops au marché de Papeete - Ono'u 2016 - (plus d'infos : Tahiti Héritage)

En Polynésie, c'est plus le festival d'Hawaï - Pow! Wow! - qui sert de référence, celui qui est le plus souvent cité et donné en exemple du fait notamment d'une précédence d'ancienneté (Pow! Wow! existe depuis 2010) ...

Photo du gramaphone et le pu par Besok à Papeete Ono'u 2014
Le gramophone et le pu - Besok - Ono'u 2014 - (Plus d'infos : Tahiti Heritage)

Il ne fait toutefois aucun doute que le graffiti a su trouver une place à Tahiti avec plus de 10'000 m2 d'oeuvres murales disséminées dans Papeete (Source France Info/Polynésie 1ère - 2016) et que le dynamisme qui semble l'animer laisse entrevoir de beaux jours devant lui.

Photo du coq de Suiko à Papeete Ono'u 2014
Le coq - Suiko - Ono'u 2014
Ce n'est peut-être pas Tahiti comme nous l'avions imaginé mais nous, on a aimé se balader le nez en l'air, armés de nos appareils pour cette chasse aux trésors dans cette galerie urbaine ouverte à tous, combinant modernité, couleurs et culture locale.

Photo de trois fresques à Papeete
Trois fresques - Requin (Abuz/Berst/Nilko) - Island life (Scaf/Inkie/Mr Cenz) - Fresque (Gorey/Scred/Gent48)

Nota :
* Sur le site de la mairie de Papeete, la population de Papeete est de moins de 30'000 habitants au dernier recensement.

Montagne des affiches 2014 2015 2016 et  2017 du festival Ono'u de Tahiti
Affiches du festival de graffiti de Papeete - Ono'u 2014, 2015, 2016 et 2017

Voir aussi :
Tahiti et les îles sous le vent - Un rêve de Polynésie Française

Carte de Papeete avec la position des fresques Ono'u - 2017

Plus d'infos :
ONO'U - Festival International de Graffiti / Tahiti Festival Graffiti  ICI
ONO'U - Page Facebook ICI
Le meilleur du festival Ono'u en images - Polynésie 1ère  ICI
Un musée du Street Art ouvert à Papeete - Tahiti Infos 9/10/2016  ICI
Pow! Wow!  ICI