Affichage des articles dont le libellé est Parcs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Parcs. Afficher tous les articles

mardi 15 octobre 2019

Cape Farewell, le moins visité des caps cardinaux

La Nouvelle-Zelande est maintenant derrière nous mais pas les souvenirs que nous y avons laissés. Alors après un an d'absence sur ce blog, avant de le faire évoluer pour lui donner une orientation peut-être un peu différente, il est temps d'y revenir pour partager encore quelques unes de nos expériences et/ou découvertes en pays Kiwi en commençant par le moins visité des caps cardinaux du pays, le cap Farewell marquant la pointe nord de l'île du Sud.

Photo du cap Farewell Nouvelle-Zelande
Cape Farewell   ©SM
Sur une falaise, ce cap et son arche, qui évoque un peu celle d'Étretat, ont la particularité d'être prolongés vers l'est par une longue bande de sable, Farewell spit : quand on regarde une carte ou une photo aérienne, cette extrémité de l'île du sud semble dessiner une tête de kiwi dont le long bec plonge dans Golden Bay.

Source : Wikipedia commons - Vue satelite de cape Farewell / Farewell spit
Si l'endroit est un peu boudé des visiteurs ce n'est pas qu'il manque d'interêt mais du fait de son isolement en territoire maori, au bout d'une route en cul de sac qui va jusqu'à la petite localité de Collingwood, une impasse par laquelle il faut ensuite revenir pour pouvoir repartir vers d'autres directions. C'est un peu le bout du monde mais Collingwood est un village charmant, constitué essentiellement d'une grand-rue, de quelques bâtiments "historiques", d'une ou deux échoppes, de restos et de l'agence de Farewell Spit Eco Tours qui propose plusieurs types d'excursions pour découvrir la réserve voisine, protégée pour ses colonies d'oiseaux.

Photo de Court House cafe Collingwood Nouvelle-Zelande
Court House, un des bâtiments "historiques" de Collingwood aujourd'hui transformé en café   © SM
Toujours bien fait, le site du DOC (Department of Conservation) détaille toutes les balades et circuits VTT qu'il est possible de faire dans le coin, il n'en manque pas ... mais pour bien découvrir le "spit" nous avons opté pour l'Eco tour organisé, parce que leurs véhicules 4x4 sont les seuls autorisés à circuler sur la bande de sable et le seul moyen de s'y rendre. La contrainte : les marées qui imposent les horaires de visite lorsque la plage est praticable, avec des départs (1) parfois très matinaux, à marée descendante, retour 6 heures plus tard, à marée montante. Pour nous, les conditions étaient idéales avec un rendez-vous à 7h45 pour un départ à 8h15, au lever du jour, d'autant plus que notre visite, pendant l'hiver austral, s'est faite en tout petit comité constitué par notre couple, un autre couple et notre guide/chauffeur : un bus pour nous presque tous seuls, un traitement royal.

Photo de l'enseigne de Farewell Spit Eco Tours Nouvelle-Zelande
Enseigne de Farewell Spit Eco Tours / Collingwood

Une fois embarqués, le bus 4x4 quitte Collingwood en direction du nord par le chemin qui longe la Golden Bay, via Pakawau et Puponga. Par une route de sable un peu mou sur laquelle nous étions heureux de ne pas conduire nous mêmes, il faut ensuite traverser le spit dans sa largeur pour rejoindre la côte nord et la plage au bord de la mer de Tasman, qui constitue la "route" pour les prochaines heures.

Pour la visite, l'ordre des arrêts peut varier mais quatre au moins sont programmés :

-  "Fossil point" : dans la partie nord ouest, au pied de falaises qui regorgent de fossiles de coquillages incrustés dans la roche, un livre de géologie à ciel ouvert.

Photo de fossile a Fossil Point Farewell Spit Nouvelle-Zelande
Fossile incrusté sur le rocher à Fossil Point   ©SM
- "Lighthouse" : le phare et les installations à la presque (2) pointe de la bande de sable où les participants bénéficient d'un snack (muffins) et d'une boisson chaude. L'arrêt est suffisamment long pour une petite balade en autonomie et avoir le temps de regarder les quelques photos, objets et ossements exposés sur place.

Photo du phare de Farewell Spit Nouvelle-Zelande
Lighthouse Farewell Spit   ©S
- "sand dune & panoramic view" : escalade de la dune pour admirer la vue entre Golden Bay et Tasman Sea et s'amuser à glisser/dégringoler à la descente.

- "Cape Farewell" : point le plus au nord de l'île du sud, au milieu des champs de la ferme de Puponga, gérée sous la supervision du Doc.

Il faut en outre ajouter les arrêts qui dépendent de la faune rencontrée en chemin, c'est plein de bêbêtes, que ce soient des animaux marins type phoques ou surtout volants, c'est ici le royaume des oiseaux, notamment les fous de Bassan (Gannets) selon la saison.
À Condition de bien maîtriser l'anglais, le chauffeur-guide est une source inépuisable et passionnante d'informations.

Photo de Farewell Spit plage et mer Nouvelle-Zelande
Plage et mer à perte de vue   ©SM

Quant aux impressions... C'est la magie et la liberté des grandes plages de la Nouvelle-Zélande, un peu comme à Muriwai (qui a aussi ses fous de Bassan), Pouto ou Ninety Miles Beach dans l'île du nord. Des kilomètres et des kilomètres à rouler sur le sable, les dunes d'un côté, la mer de l'autre et rien ni personne d'autre autour, que la nature grandiose à l'état pur.

Nous on a tout simplement adoré et on recommande cette excursion nature passionnante et si bien organisée.

... Avec juste un petit regret indépendant de l'agence, lié à nos obligations : ne pas être resté un peu plus longtemps pour aller découvrir la plage de Wharariki, en solo, à l'ouest du cap, il nous a manqué un peu de temps pour le faire.

Notes :
(1) Le tour est également soumis aux conditions de lumière et bien que l'agence essaye de proposer une excursion chaque jour, elle n'est pas toujours en mesure de le faire. Bien consulter leur site et se renseigner à l'avance pour éviter les déceptions. Par contre, il ne semble pas y avoir de "minimum" requis ; nous étions un peu inquiets sur ce point mais l'agence nous a assuré que le tour partait même si nous restions les seuls inscrits.
(2) Les véhicules n'ont pas l'autorisation d'aller dans la zone delà du phare, réservée aux oiseaux.

Liens utiles :
Brochure du DOC (Department of Conservation) : Farewell Spit et Puponga farm ICI
Farewell Spit Eco Tours ICI

J42-22/07/18

mardi 17 juillet 2018

Cristalline Te Puna / Blue Spring - Te Waihou Walkway

À quelques kilomètres de Tirau, près d'une section de route qui forme la base d'un triangle entre la nationale 1 et la 5, se cache la source de Te Puna / Blue Spring qui fournit 70% de l'eau minérale mise en bouteille en Nouvelle-Zélande. Ses abords sont aménagés d'un walkway (sentier aménagé) qui longe la rivière Te Waihou sur 4,5 kilomètres en reliant les deux parkings d'accès, celui de Whites road en aval et celui de Leslie road, le plus proche de la source.

Photo du panneau de Te Waihou Walkway proche du parking de Leslie Road Nouvelle-Zélande
Te Waihou Walkway - Panneau d'information près du parking de Leslie Road  ©SM
Te Puna (Blue Spring / La Source Bleue) est un Taonga, un "trésor de la nature", un titre donné par les Maoris qu'on comprend quand on voit la pureté de cette eau. Filtrée et minéralisée par le plateau de Mamaku qu'elle traverse en 50 à 100 ans, elle s'écoule à une température constante de 11ºC, été comme hiver, au débit de 42 m2 par minute qui pourrait remplir 6 lignes d'eau d'un bassin de 25 mètres toutes les 12 minutes (ça, c'est que qu'indiquent les panneaux !). Comme à Hamunara, ce qui frappe avant tout, c'est la magie des couleurs liées à la transparence d'une eau parfaitement limpide.

Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Te Waihou - Des variations de bleus et de verts   ©SM
Un environnement fragile où il est désormais interdit de se baigner pour le préserver. Un endroit relativement populaire auprès des randonneurs et des familles qui y trouvent un objectif d'excursion facile, le chemin ne présentant pas de grandes difficultés (une seule zone avec des escaliers un peu escarpés) pour une promenade absolument superbe qui traverse des propriétés privées avec des paysages bucoliques, essentiellement ruraux, surtout dans la partie avale ...

Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Bucolique Te Waihou à proximité de Whites road  ©SM
... mais avec aussi quelques parties plus ou moins "originelles" ou reboisées offrant un peu de variété avec des pins et des plantes endémiques, fougères, cabbage tree (Ti), etc ...

Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Te Waihou - Nature endémique et pins ©SM
Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Te Waihou - Coude bordé de pins   ©SM
... et puis surtout, le spectacle de la rivière sans cesse renouvelé avec ses algues bercées par le courant ...

Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Te Waihou - Alges dansantes et variations de couleurs   ©SM  
... une série de cascades à la sortie d'un canyon et d'une partie plus encaissée ...

Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Te Waihou - Passage encaissé de torrent et de cascades  ©SM 
... et ses variations de bleus et de verts extraordinaires, presque surnaturelles.

Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Te Waihou : un enchantement !
Un circuit ouvert toute l'année, bien aménagé avec quelques tables de pique-nique abritées, des toilettes (à proximité des parkings et à mi-chemin), un balisage précis et de nombreux panneaux d'information. 
Tout simplement féérique !

À savoir :
Près de la cabane située au niveau de la source, un robinet permet de s'approvisionner et de remplir ses bouteilles. Un escalier situé à l'arrière du bâtiment grimpe jusqu'à une plateforme dominant la source. 

Photo du symbole de Te Waihou Blue Spring Nouvelle-Zélande
Sigle utilisé pour le balisage de Te Waihou / Blue Spring
Nota :
Te Puna / Blue Spring est une résurgence, une source sous-marine de la rivière Te Waihou qu'elle alimente.   



Carte de Te Waihou / Bleu Spring walkway

Plus d'infos :
Te Waihou walkway - South Waikato District Council ICI

samedi 7 juillet 2018

Tahuna Torea Nature Reserve - Flèche littorale dans l'estuaire de la Tamaki

À Auckland, en face de Bucklands beach, on aperçoit sur l'autre rive de l'estuaire de la rivière Tamaki une longue bande de sable qui se découvre de façon assez étonnante à marée basse, pour former une flèche littorale s'élançant parfois jusqu'à la bouée verte du chenal comme un passage miraculeux s'ouvrant pour traverser.

Photo de The Spit et oiseaux Tahuna Torea Nature Reserve Auckland Nouvelle-Zélande
The Spit et ses oiseaux - Tahuna Torea Nature Reserve - En face, Bucklands beach  ©SM
C'est un spectacle que nous observons quotidiennement de notre balcon, agrémenté parfois de petits points plus ou moins mobiles - promeneurs et pêcheurs - qui s'y aventurent jusqu'au bout du bout au moment des grandes marées.

Photo de l'estuaire de la rivière Tamaki Auckland Nouvelle-Zélande
De Bucklands beach, vue sur la Tamaki et sa flèche littorale qui se découvre à marée basse sur la rive opposée  ©SM
Ce ruban de sable émane du parc de Tahuna Torea Nature Reserve, triangle de verdure et "réserve naturelle" protégeant le lagon d'une zone de marais situés dans le quartier de Glen Innes, entre Point England et Roberta Reserve. Un havre de paix qui cache un coin de nature originelle complètement hors du temps et de l'espace qui l'entoure. 

Photo du lagon de Tahuna Torea Nature Reserve Auckland Nouvelle-Zélande
Lagon de Tahuna Torea Nature Reserve   ©SM
Un lieu très calme pour une jolie balade permettant l'observation des oiseaux et des paysages avec de belles vues sur la rivière Tamaki, le Mont Wellington, Bucklands beach, Brown Island et Rangitoto.

Photo vue sur l'embouchure de la rivière Tamaki, Rangito et Brown Island Tahuna Torea Nature Reserve Auckland Nouvelle-Zélande
Tahuna Torea - Vue amont sur la rivière Tamaki et le Mont Wellington  ©SM
Photo vue sur la rivière Tamaki vers le Mont Wellington Tahuna Torea Nature Reserve Auckland Nouvelle-Zélande
Tahuna Torea - Vue sur l'embouchure de la Tamaki, vers Rangitoto et Brown Island  ©SM
Les chiens sont interdits pour ne perturber les oiseaux et selon la marée, on peut modifier le circuit sachant qu'il faut prendre son temps (plus d'une heure) si on souhaite faire le tour et se rendre jusqu'à The Spit, la pointe, accessible par le lagon alors un peu vaseux ou directement par la longue plage. Depuis toujours, cette pointe est un lieu de prédilection pour les oysters catchers / huîtriers puisque le nom de Tahuna Torea donné par les Maoris signifie, "la pointe de sable fréquentée par les oyster catchers / huîtriers".

Photo de The Spit à Tahuna Torea Nature Reserve Auckland Nouvelle-Zélande
À la pointe, The Spit recouvert par la marée montante, côté rivière  ...  ©SM
Photo de The Spit à Tahuna Torea Nature Reserve Auckland Nouvelle-Zélande
De la pointe (The Spit), côté parc  ... Attention, la marée monte vite !  ©SM

Un de ces coins nature qui ne cessent de nous surprendre à Auckland, paix et dépaysement garantis à quelques encablures seulement du centre.


Plus d'infos :
Descriptif Tahuna Torea - Auckland Council ICI 

mercredi 27 juin 2018

Les chutes d'Okere - Rotorua (6)

C'est à proximité de la rive nord du lac de Rotorua qu'on trouve les chutes d'Okere longées par un sentier d'un peu plus d'un kilomètre (Okere Falls Track), un objectif d'excursion facile et sympa que l'on peut facilement combiner avec la visite des sources d'Hamurana. Okere Falls Track dispose de deux parkings, en amont et en aval du parcours, de toilettes, de plusieurs points de vues pour observer les chutes qui s'étagent à quatre endroits différents sur le cours inférieur de la rivière Kaituna avant qu'elle se jette dans le lac Rotoili. Le chemin est en grande partie ombragé, en forêt, et agrémenté de panneaux informatifs sur les éléments naturels et historiques de l'endroit.  

Photo de Tutea Falls Okere Falls Track Rotorua Nouvelle-Zélande
Tutea Falls en fin de journée - Okere Falls Track   ©DM
Pour la lumière et les photos, la fin de journée n'était pas le meilleur moment pour la visite (pour ça, il vaut sans doute mieux privilégier le milieu de journée quand le soleil est haut) mais nous avons fait "avec" sans que cela gâche véritablement le spectacle. Nous avons effectué la marche en remontant le cours de la rivière, en commençant par le point de vue sur la chute d'Okere surplombant les ruines de la quatrième centrale électrique construite en Nouvelle-Zélande qui exploitait la force du courant à cet endroit.

Photo des chutes d'Okere et de l'ancienne centrale électrique Rotorua Nouvelle-Zélande
Okere Falls en fin de journée - Chute du bas, site de l'ancienne centrale électrique  ©DM

Les travaux de la centrale débutèrent en 1899 et la mise en production en 1901; la demande dépassant rapidement l'offre, il fallut construire un barrage complémentaire en 1907-08 pour ajouter une turbine de 100 kW. Rapidement obsolète, la centrale fut décommissionnée à la fin des années 1930. Dans le cadre de la préservation de l'héritage historique du site, l'une des turbines fut remontée en 1955 pour être traitée et exposée au bord du chemin où elle s'exhibe toujours.

Photo de la turbine de l'ancienne centrale d'Okere Falls Rotorua Nouvelle-Zélande
Turbine "historique" de la centrale d'Okere Falls   ©SM
Un peu plus haut, un crochet permet de descendre jusqu'à la chute de Tutea* et d'emprunter les escaliers d'Hinemoa* (Hinemoa's steps) sculptés dans la roche pour descendre jusqu'aux grottes situées en contrebas de la chute. Elles auraient servi de refuge aux femmes et enfants en temps de guerre, un endroit alors protégé et difficilement accessible nécessitant des cordes pour aller s'y cacher. La plateforme de bois qui surplombe la chute de Tutea est un bon point d'observation pour voir et photographier les kayaks et les rafts en recherche de sensations qui la saute avec certainement une bonne montée d'adrénaline au passage. 

Photos des escaliers d'Hinemoa Tutea Falls Rotorua Nouvelle-Zélande
Hinemoa's Steps / Tutea Falls  ©SM
La partie amont est constituée d'autres cascades un peu cachées au milieu de la végétation et de Trout Pool, une pièce d'eau tranquille précédant le goulet d'étranglement formé par le canyon où dévale ensuite la rivière qui forme alors un trait d'union bouillonnant et sautillant entre ce réservoir et le lac Rotoili.

Photos des chutes sur la partie supérieure d'Okere Falls Track Rotorua Nouvelle-Zélande
Chutes sur la partie amont de Okere Falls Track   ©DM
Une demi-heure grand maximum dans chaque sens, une marche facile avec un peu de dénivelé mais sans grande difficulté, adaptée à toutes les conditions. La zone publique toujours ouverte est sous la tutelle du Department of Conservation et ses chutes justifient la balade alors il ne faut pas hésiter à s'y arrêter sachant que les plus aventureux pourront toujours y passer un peu plus de temps pour les chevaucher avec le choix de plusieurs sociétés proposant la descente en rafting, attention, ça secoue !

Photo ed raft sur la rivière Kaituna Okere Falls Rotorua Nouvelle-Zélande
Raft - Mise en condition dès la mise à l'eau sur la Kaituna ©DM
Nota :
*Hinemona était le nom d'une femme maorie; Tutea, celui d'un ancien chef.

Photo du panneau d'information Okere Falls Track Rotorua Nouvelle-Zélande
Panneau d'information et carte - Okere Falls Track  ©DM
Plus d'infos :
Okere Falls track - Department of Conservation ICI

jeudi 10 mai 2018

Rainbow Mountain - La montagne arc-en-ciel - Rotorua (5)

Rainbow Mountain (la montagne arc-en-ciel) / Maungakakaramea ("Montagne à la terre colorée" en maori) est située au bord de la route SH5, à 26 kilomètres au sud-est de Rotorua, entre la vallée de Waimangu et Wai-o-Tapu. Le parking est facile à trouver quand on vient de Rotorua puisqu'il est au bord de la nationale à hauteur du lac de Ngahewa, à gauche juste après l'embranchement de la SH38.

Photo de Rainbow Mountain Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain est ses parois colorées qui lui donnent son nom  ©SM
D'origine volcanique, la montagne doit son nom aux couleurs de ses parois striées de blanc et de rouge/orange. Elle reste une zone géothermale active même si les phénomènes y sont de plus en plus atténués et que la nature en profite pour reprendre ses droits. C'est une zone au statut de Scenic Reserve supervisée par le Department of Conservation, protégée pour ses particularités botaniques et scientifiques et ses associations de plantes rares et complexes spécifiques aux zones thermales. La montagne est également attachée à l'héritage culturel de deux tribus maories de la région. Tous ces aspects sont bien documentés sur place par des panneaux explicatifs complétés par une bonne signalisation des sentiers offrant différentes options aux marcheurs / randonneurs et/ou aux VTT*.  

Photo d'un panneau explicatif sur les plantes Rainbow Mountain Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain / Maungakakaramea - Panneau explicatif sur les plantes   ©SM
Quand on ne dispose pas de beaucoup de temps, on peut se contenter d'un aller-retour jusqu'à Crater Lakes, une marche facile d'un kilomètre à partir du parking et d'une quinzaine de minutes grand maximum dans chaque sens. On arrive jusqu'à un belvédère de bois aménagé au dessus de deux lacs aux couleurs bleues azur et blanches dont l'origine volcanique ne fait pas de doute et on profite d'une bonne vue au pied de la montagne et de ses parois colorées, un tableau qui vaut bien ce modeste effort.  

Photo de Crater Lakes Rainbow Mountain Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain - Crater Lakes   ©SM
Si on aime marcher et qu'on a plus de temps, on peut attaquer ensuite le sentier de Summit Track pour monter jusqu'au sommet de la montagne; il faut alors ajouter 2,5 kilomètres au chemin déjà parcouru et un temps de marche annoncé à 1 heure 30 dans chaque sens, largement surrévalué comme toujours (on n'a pas regardé à la montée mais nous avons mis 50 minutes pour descendre du sommet au parking, et nous ne sommes pas des cabris !). Le sentier est globalement bien balisé et tracé, plus dégradé et abrupt vers le sommet (attention, ça doit glisser par temps humide) ; il traverse des espaces de verdure de plusieurs types, dégage de beaux points de vues et laisse parfois entrevoir quelques fumerolles.
Une fois le sommet atteint, l'ultime récompense, c'est évidemment la vue à 360º avec, en direction de Rotorua, la route qui serpente à travers les collines vertes ...

Photo de vue vers Rotorua Rainbow Mountain Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain - La SH5 serpente en direction de Rotorua avec le Mont Tarawera sur la gauche  ©SM

... les lacs et la vallée de Waimangu quand on dévie le regard vers l'est ...

Photo de vue de Rainbow Mountain vers les lacs de Rotorua et la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain - Vue vers les lacs de Rotorua avec la vallée de Waimangu qui descend jusqu'au lac Rotomahana
... alors que vers l'ouest, c'est Wai-o-Tapu qu'on aperçoit. 

Photo de vue de Rainbow Mountain vers wai-o-tapu Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain - Vers Wai-o-Tapu à l'extrémité de la forêt
Vers le sud, d'autres sommets, ceux des pics volcaniques du Tongariro qui complètent le panorama.

Espace de nature ouvert à tous, sans droit de passage, pas trop fréquenté, Rainbow Mountain est l'une des nombreuses et agréables balades de Rotorua que les touristes de passage n'ont souvent pas le temps de découvrir - c'est dommage - dans une région qui ne peut finalement réellement s'apprécier qu'en y consacrant suffisamment de temps.

Nota :
* Pour les amateurs, piste VTT aménagée dans le parc (Te Ara Ahi) + une piste cyclable est aménagée au bord de la route depuis Rotoroa jusqu'au parc.
- Pour ceux qui sont intéressés, nous recommandons de passer à l'office de tourisme de Rotorua pour se procurer la dernière édition de la brochure "Walking and Hiking in Rotorua/Bay of Plenty" éditée par le Department of Conservation, un document utile qui recense et propose une trentaine de marches et randonnées autour de Rotorua et ses lacs, presque toutes gratuites (voir lien pour la version pdf).

À voir/faire dans les environs de Rainbow Mountain :
Wai-o-Tapu
La vallée de Waimangu
Kerosene Creek
Waikite Valley Thermal Pools

Plus d'infos :
Rainbow Mountain Summit Track - Department of Conservation ICI
Rainbow Mountain Crater Lake Walk - Department of Conservation ICI
Brochure Walking and Hiking in Rotorua / Bay of Plenty - Department of Conservation ICI

mardi 24 avril 2018

Les champs du souvenir d'ANZAC day - 100 ans

Pour ANZAC day et cette année 2018 un peu particulière qui marque le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, des villes et des villages de Nouvelle-Zélande se sont encore couverts de "champs du souvenir" (Fields of Remembrance) composés de milliers de croix blanches érigées en mémoire des combattants néo-zélandais tombés sur les champs de batailles et dont les noms sont ainsi honorés.

Photo du champ du souvenir Auckland 2018 crois du soldat inconnu Nouvelle-Zélande
Champ du souvenir - Auckland 2018 - Croix du soldat inconnu   ©SM
Un moment toujours aussi fort et important du calendrier néo-zélandais, porté par les slogans du type "Lest we forget" équivalents à notre "Nous n'oublierons jamais" et auquel l'association des champs du souvenir (Fields of Remembrance Trust) s'est consacrée depuis quatre ans pour commémorer, cent ans après, la période 1914-1918 et la mémoire des soldats néo-zélandais qui lui sont à jamais attachée. Le programme des croix blanches est un projet national initié par cette association en 2015 sur une idée reprise d'un tout premier champ du souvenir créé en octobre 2009 à Auckland sur le site de Fort Takapuna où 5'000 croix symbolisaient 5'000 soldats qui trouvèrent la mort dans les Flandres ; un concept qui attira alors plus de 10'000 visiteurs et donna l'inspiration et l'impulsion à la création de cette association du "Fields of Remembrance Trust".

Photo du champ du souvenir d'Auckland 2018 pour ANZAC day Nouvelle-Zélande
Field of Remembrance Auckland 2018   ©SM
L'alignement des croix blanches portant chacune un nom a un impact visuel immédiat qui démontre l'aspect à la fois massif et inidviduel de cette guerre. Il faut rappeler qu'à l'époque de la première guerre mondiale, sur une population nationale d'1,1 million d'habitants, ce sont 103'000 jeunes néo-zélandais qui quittèrent leurs îles pour servir aux antipodes où 18'200 trouvèrent la mort et 41'300 furent blessés, des proportions dramatiques et les plus élevées au monde en termes de ratios. Associée aux célébrations qui ont duré quatre ans, avec de multiples expositions et manifestations un peu partout dans le pays, l'association des champs du souvenir avait pour objectif d'encourager et d'offrir des moyens pour honorer la mémoire de ces 18'200 néo-zélandais morts au combat afin notamment de sensibiliser les jeunes générations* aux sacrifices de leurs anciens.
Pour ce projet évolutif, l'association a donc fourni les croix nécessaires aux quatre centres urbains d'Auckland, Wellington, Christchurch et Dunedin : en 2015, les premiers champs étaient composés des croix portant les noms des hommes de la région morts en 1915. En 2016, les noms des disparus de 1916 furent ajoutés et les champs s'étendirent ainsi chaque année avec l'ajout des noms des trépassés enregistrés 100 ans plus tôt. 2018 marquant le centenaire de la fin des combats, ces commérations spécifiques y trouvent leur aboutissement**. 

Photo du champ du souvenir d'Auckland pour ANZAC day 2018 Nouvelle-Zélande
Champ du souvenir d'Auckland - 2018  ©SM
Les cérémonies seront particulièrement nombreuses et émouvantes demain dans toute la Nouvelle-Zélande pour marquer la fin d'un cycle. Elles seront réhaussées de rouge, marque des inévitables "poppies", les coquelicots dont l'origine est associée aux Flandres et qui symbolisent par leur couleur, le sang versé, et par leur repousse, le renouveau et l'espoir.

Nota :
* Pour la sensibilisation des jeunes générations, l'association a également travaillé avec le ministère de l'éducation et distribué plus de 80'000 croix dans les écoles.
**À l'issu des cérémonies, le public est encouragé à venir réclamer les croix des personnes de connaissance, amis ou famille, pour les conserver.

Voir aussi :
Nouvelle-Zéande, ANZAC day un moment fort du calendrier

Plus d'infos :
Fields of Remembrance - World War One Commemoration  ICI
Fields of Remembrance - The last post - Blog Ministry of culture and Heritage ICI

vendredi 13 avril 2018

La vallée de Waimangu - Plus jeune sytème géothermal au monde - Rotorua (4)

Né le 10 juin 1886 à la suite de la dernière éruption du Mont Tarawera, le système géothermal de la vallée de Waimangu est considéré comme "le plus jeune au monde". C'est aussi le seul dont la création pleine et entière soit le résultat direct d'une éruption volcanique, un lieu de recherche et d'observation unique depuis 130 ans alors qu'un nouvel écosystème s'y est progressivement développé. Une vallée qui a aujourd'hui le double statut de Scenic Reserve (parc protégé) et de Wildlife Refuge (refuge pour la vie sauvage).

Photo de la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
L'entrée de la vallée de Waimangu aujourd'hui (2017)

Au moment de l'explosion du Mt Tarawera de 1886, ce secteur de Rotorua fut entièrement détruit et remodelé alors qu'une crevasse de 17 kilomètres fissurait le mont Tarawera en deux. Le lac de Rotomahana explosa, multiplia sa taille par vingt en entrainant la destruction des célèbres terrasses roses et blanches englouties sous ses eaux.

Charles Blomfield - L'éruption du Mont Tarawera
Charles Blomfield - Les terraces blanches de Rotorua
Charles Blomfield - Les terraces roses de Rotorua
La vallée est constituée de sept cratères autour desquels, dans les quinze ans qui suivirent l'éruption, se sont développées les sources chaudes du système géothermique de Waimangu. Dans ces paysages ravagés, il fallu une trentaine d'années pour que les plantes refassent leur apparition et depuis, la nature s'est totalement regénérée, flore et faune y prospérent à nouveau si bien qu'il est difficile aujourd'hui d'imaginer la dévastation qui a pu régner à cet endroit ... alors pour aider un peu l'imagination, des fresques peintes à l'entrée du centre d'accueil en proposent une représentation, en contraste le plus complet avec la végétation qui dépasse de tous côtés !

Photo de fresque de la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Une représentation de la vallée de Waimangu, renivelée et sans vie après les éruptions de 1886
Côté géothermique, le système reste lui aussi bien vivant et actif. Ainsi 1900 fut marqué par l'apparition du geyser de Waimangu, le plus grand jamais enregistré. Son explosion formait un jet brulant et puissant, expulsant vapeur et roches sur une hauteur de 450 mètres, un phénomène qui dura quatre ans, jusqu'en novembre 1904. Plus tard, en 1917, une série d'explosions massives amenèrent la formation du Frying Pan Lake (lac de la poêle à frire), la plus grande source d'eau chaude au monde.
    
Photo de Frying Pan Lake dans la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Dans Echo Crater, Frying Pan Lake (lac de la poèle à frire) est la plus grande source chaude au monde   ©DM
Waimangu est beaucoup moins fréquenté que Wai-o-Tapu et les visiteurs ont plusieurs options de découvertes avec un sentier plus ou moins long, avec ou sans croisière sur le lac Rotomahana et une navette de bus gratuite avec trois points d'arrêt dans le parc. Gérés par Waimangu Volcanic Valley Ltd, une société privée, en contrat avec le gouvernement néo-zélandais, le parking et le centre d'accueil sont situés tout en haut de la vallée d'où partent la route et le chemin de découverte, en descente jusqu'au lac en contrebas.

Photo de la route de la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
La route intérieure de la vallée de Waimangu pour la navette de bus ...   ©DM
Photo du chemin de la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
... ou le chemin des randonneurs !  ©DM
Le jour de notre visite, une partie du sentier était totalement impraticable dans le bas du parc, endommagée par des pluies torrentielles des jours précédents si bien que nous avons dû nous limiter aux chemins de la partie haute où sont concentrés, heureusement pour nous, les phénomènes géothermiques les plus spectaculaires. Nous avons  ensuite pu enchaîner par une descente en bus jusqu'au lac où nous avions choisi de profiter de l'extension croisière.  
Le lac de Southern Crater (le cratère Sud) est le premier que l'on aperçoit dans la descente en offrant une image plutôt calme et bucolique malgré quelques glissements de terrain récents, visibles sur ses flancs et apportant une décoloration passagère à ses eaux.

Photo de Southern Crater vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Waimangu - Le lac de Southern Crater  ©DM
On rejoint ensuite Echo Crater (le cratère de l'écho), et son lac bouillant, les plus grandes sources chaudes au monde que l'on domine avant d'en suivre la rive, impressionnantes ! ... et aucune envie d'aller y tremper les doigts !

Photo de Frying Pan Lake dans la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Echo Crater / Frying Pan Lake  ©DM
On se rapproche alors de la falaise dominant ces eaux fumantes, Cathedral Rocks d'où s'échappent des fumerolles qui apportent leur touche infernale, histoire de ne pas être en reste !

Photo de Cathedral Rocks la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Cathedral Rocks enveloppés de fumerolles   ©DM
De là, une échappée permet de rejoindre Inferno Crater (le cratère infernal), plus petit et rempli d'une eau turquoise ; c'est en fait le plus grand geyser du monde même si le phénomène n'est désormais plus visible, caché au fond du lac, perceptible par quelques fumerolles seulement, s'échapant des parois alentour. Il ne faut d'ailleurs pas se fier à l'apparente tranquillité et à la beauté de l'eau dont la température varie de 35 à 80ºC avec un pH d'acidité à 2,2. En suivant un cycle complexe d'environ 38 jours, ce lac connait des variations de niveau de +/- 12 mètres, jusqu'au débordement dont la hauteur est indiquée par les parois blanches de dépôt de silice donnant à l'eau sa couleur si particulière, elle aussi variable en fonction de l'ensoleillement.

Photo de Inferno Crater dans la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Inferno Crater et ses eaux fumantes bleues turquoise
Nous n'avons pas pu avoir accès aux quatre autres cratères Raupo Pond Crater (le cratère du bassin de Raupo), Fairy Crater (le cratère des fées) et Black Crater (le cratère noir) situés derrière Inferno Crater mais nous avons suivi le ruisseau brûlant (hot stream) dont le cours fumant est marqué de nombreux phénomènes géothermiques ...

Photo du hot stream de la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Chemin du Hot Stream - Waimangu   ©SM
Photo du hot stream de la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Waimangu Hot Stream   ©DM
... un monde en mutation avec des couleurs parfois étonnantes notamment autour du petit geyser de Bird's Nest Terrace (terrace du nid d'oiseau).

Photo de Bird's Nest Terrace et geyser dans la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Bird's Nest Terrace (et son geyser à gauche de l'image) - Un vert bouteille étonnant !   ©DM
Une fois à l'arrêt de bus, nous nous sommes faits conduire jusqu'au lac Rotomahana, en observant en passant et de loin, les Warbirck Terrace, Buttresses Marble Terrace et Iodine Pool.

Photo du lac Rotomahana dans la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Le lac de Rotomahana et sa jetée, au fond de la vallée de Waimangu   ©DM
De là, nous avons embarqué à bord du petit caboteur à la coque verte, le Waimangu Ariki Midawa, pour la croisière sur le lac Rotomahana remplaçant les anciens lacs (pré-1886) de Rotomahana et Rotomakariri, recouvrant une quinzaine de cratères et les célèbres terraces roses et blanches disparues dont la position et la trace ont été confirmées il y a peu par des plongées exploratoires. 

Photo du bateau de Rotomahana dans la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Le p'tit bateau du lac Rotomahana    ©DM
S'en suit une croisière commentée d'environ 45/60 minutes, sur le lac le plus profond de l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande, rempli en une quinzaine d'année après l'éruption de 1886 du Mt Tarawera surplombant le bout du lac actuel, pour en faire le plus jeune des grands lacs naturels du pays devenu un sanctuaire pour la vie sauvage.

Photo du lac de Rotomahana dans la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
La masse du Mt Tarawera domine le bout du lac de Rotomahana à l'opposé de Waimangu   ©DM
Le circuit longe d'abord la rive sud du lac et l'île de Patiti, paradis pour les oiseaux endémiques depuis que les animaux nuisibles en ont été éradiqués. Il se poursuit jusqu'au cercle de l'anse formée par le cratère de Star Hill, presque complètement inondé, mais à la forme très caratéristique.

Photo de Star Hill Crater lac Rotomahana vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
À l'intérieur de Star Hill Crater   ©DM
L'aspect paisible du lac se fait plus contrasté au retour quand on passe près des zones actives de Pink Bay (baie rose), Fumarola Bay (baie des fumerolles) et Donne Cliffs (falaise de Donne) avec leurs couleurs et panaches de fumées.

Photo de fumerolles la Rotomahana vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Des roches vivantes !   ©DM
Photo de la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
La nature en action au bord du lac de Rotomahana  ©DM
Une fois de retour à la jetée, il ne reste plus qu'à remonter jusqu'au centre d'accueil, en marchant ou en prenant la navette. Une belle demi-journée de découverte un peu hors des sentiers battus, toute en contraste avec l'alliance de l'eau et du feu, celle d'une nature paisible et sauvage reprenant ses droits à côté des phénomènes géothermiques violents, apaisés mais toujours bien actifs.

Photo de la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Beaucoup d'oiseaux sur les étangs de Waimangu - Vue au niveau du lac en direction de la vallée  ©DM

Infos pratiques :
Adresse : 587 Waimangu Rd, Rotorua 3043 (à 20 km de Rotorua)
Ouvert tous les jours de 8h30 à 17h (jusqu'à 18h en janvier)
Prix de base adulte : 38,50 NZD (45 NZD avec la croisière sur le lac Rotomahana)
Navette bus gratuite à l'intérieur du parc
Brochure d'explications comprise dans le prix d'entrée / disponible en plusieurs langues.

Carte de la vallée de Waimangu - Zones du lac en bleu plus foncé indiquent la taille des deux lacs pré-1886
Voir aussi :
Wai-o-Tapu - Merveille géothermale - Rotorua (3)
La magie des sources d'Hamurana - Rotorua (2)
Rotorua (1) - Coeur géothermique et culturel de la Nouvelle-Zélande
White Island - Dans le cratère du volcan le plus actif de Nouvelle-Zélande
Orakei Korako - La vallée cachée

Plus d'infos :
Waimangu Volcanic Valley ICI

Trois semaines sur les routes de Nouvelle-Zélande - Jour 21 (07/04/2017)