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lundi 5 novembre 2018
La trilogie de l'arbre kauri de Sarah Lark
Après Les rives de la terre lointaine, volume 1 de la trilogie du kauri, la deuxième saga néo-zélandaise de Sarah Lark se poursuit avec toujours un peu les mêmes ficelles : des familles dont on suit les générations qui se croisent et se mèlent, une énorme dose de romantisme, des éléments historiques détaillés "in vivo" afin de découvrir quelques événements clés qui ont façonné la Nouvelle-Zélande.
Dans l'ombre de l'arbre Kauri/The kauri tree, il est ainsi question de la lutte des suffragettes qui se sont battues pour obtenir le droit de vote sachant qu'en la matière, le pays fut véritablement pionnier en accordant ce droit aux femmes (et aux maoris) dès 1893. Les motivations et les circonvolutions complexes liées à ce progrès sont bien abordées dans le livre, notamment la question de la "tempérance" et des mouvements religieux. Le volet maori est un autre grand sujet bien développé dans ce deuxième volume avec notamment l'expérience unique du village de Parihaka dans la région de Taranaki. Son guide sprirituel, Te Whiti o Rongomai, est parfois qualifié de "Gandhi" avant l'heure pour son approche pacifiste visant à contrer les blancs trop avides de récupérer les terres maories. On découvre également des éléments sur la côte ouest de l'île du sud avec ses mines de charbons ou sur les début des courses de chevaux, les paris et entourloupes qui les entourent.
Avec les larmes de la déesse maorie / Flight of a Maori goddess, on poursuit la saga familiale et historique au tout début du XXème siècle. Une partie de la nouvelle génération va se porter volontaire pour renforcer les troupes qui partent combattre en Afrique du Sud dans la terrible guerre menée contre les Boers. On sort du territoire de la Nouvelle-Zélande mais cet épisode marque le début de ses engagements militaires avec ses premiers traumatismes. Il est également question d'un exploit aérien non enregistré officiellement mais qui aurait précédé celui des frères Wright ...
Des livres faciles à lire, romantiques parfois à l'excès avec des destins de femmes malmenées mais réslientes. Des romans surtout très bien documentés ce qui en fait, pour moi, tout l'intérêt : une très bonne introduction au pays.
Nota : les deux sagas, celle du Pays du long nuage blanc et celle du kauri sont très complémentaires dans la mesure où elles creusent des aspects historiques différents (avec en guise de clin d'oeil quelques références à la première dans la deuxième).
Voir aussi :
LIVRES - Les rives de la terre lointaine / Toward the sea of freedom de Sarah Lark (Saga du kauri)
LIVRES - Saga "Le pays du nuage blanc" - Sarah Lark
dimanche 17 juin 2018
LIVRES - Les âmes brisées / What becomes of the broken-hearted d'Alan Duff
Les âmes brisées est la suite de l'âme des guerriers, deuxième volume d'une trilogie.
Quelques années après le drame qui a brisé la famille Heke - le suicide de Grace, 13 ans, et la mort violente de Nig, le fils aîné - on retrouve Jake, Beth et leurs autres enfants qui ont grandit. Le couple brisé par l'alcool et la violence au moment de la tragédie n'a pas survécu. Beth a refait sa vie et trouvé une stabilité avec un ancien éducateur qui l'a prise sous son aile avec ses enfants en leur offrant son amour, de meilleures conditions de vie et de nouvelles perspectives. Jake, un temps soupçonné du viol qui a conduit sa fille Grace au suicide, a d'abord continué à dériver, boire et traîner mais finit par trouver le chemin de la rédemption par l'amour, l'amitié et le sport qui canalisent sa violence alors qu'il se construit de nouveaux repères et surtout, l'estime de soi. Quand aux enfants, ils font leur chemin, l'un est à l'université, l'autre s'engage dans la voie des gangs comme son grand frère qu'il admirait alors que la plus jeune fille, bonne écolière, subit la violence des autres filles de son âge qui ne comprennent pas son assiduité ...
La violence des banlieues maories reste très présente mais elle ne forme plus la trame centrale brute du roman qui est plus axée sur les personnages, leur ressenti, leur transformation, leur rapport aux autres. Les protagonistes sont plus apaisés, plus matures et le récit s'élargit pour inclure notamment l'ancien voisin pakeha (non maori) qui se débat avec des difficultés financières qui l'amènent à vendre ses terrains petit à petit en entraînant une perte de son statut social.
Un bon livre qui permet d'aborder une partie de la Nouvelle-Zélande qui n'est pas la plus connue, dénoncée par un auteur qui sait de quoi il parle et qui arrive à donner une vision "de l'intérieur" d'une frange maorie en mal-être, se cherchant sans toujours se trouver.
À suivre.
Du même auteur :
L'âme des guerrier / Once were warriors
Titre original : What becomes of the broken hearted
Titre français : Les âmes brisées
Auteur : Alan Duff
Première édition : 1996
mardi 17 avril 2018
LIVRES - Once were warriors / L'âme des guerriers d'Alan Duff
Années 1980, la chronique d'une famille maorie dans une banlieue sordide de Nouvelle-Zélande.
Une maison des services sociaux dans un quartier ghetto-isé. Un père satisfait de toucher ses allocations chomage, de boire et de conforter sa domination sur son territoire, le bar qu'il fréquente quotidiennement, grâce à sa puissance physique. Une mère prise dans la spirale de la violence et de l'alcool mais qui tente tout de même de maintenir une certaine dignité familiale. Un fils aîné attiré par les gangs qu'il cherche à intégrer. Un autre garçon, "plus faible", plus sensible, convoqué au tribunal et institutionalisé par les services sociaux. Dautres enfants plus jeunes dont la fille aînée qui va subir toute la violence de ce milieu, rouage implacable qui entraîne au drame ...
Un livre qui décrit un monde à la dérive, en perte de valeurs et sans perspectives, dominé par la violence sous toutes ses formes (verbale, physique, domestique, conjugale, sexuelle, viol, suicide, etc.), noyé dans l'alcool et la drogue. Une violence autodestructrice que les maoris s'infligent entre eux en restant confinés sur le terrain qu'ils occupent en marge des quartiers pakehas (ceux des blancs) pourtant tous proches mais comme irréels, protégés par une sorte de no-man's land infranchissable. Au milieu de toute cette noirceur, quelques éléments d'espoirs plus positifs avec la solidarité des anciens et les éléments identitaires associés au marae (lieux communautaires centraux pour les activités sociales dans les villages maoris).
Un livre très dur qui contraste totalement avec l'image proprette de la Nouvelle-Zélande mais qui relate une réalité sociale du pays qui reste, presque trente ans après la sortie du livre, au coeur des questions d'actualité (voir par exemple la question des Maoris qui engorgent prisons).
Un "classique" qui a fait l'objet d'une adaptation cinématographique* ayant frappé la conscience nationale et parfois considéré comme le "meilleur film néo-zélandais jamais produit", une réalisation remarqués à Cannes en son temps, qui a fait le tour de la planète en choquant le monde.
Son auteur néo-zélandais, Alan Duff, est né d'une mère maorie et d'un père pakeha, des parents qui divorcent quand il a une dizaine d'années. Confié à un oncle et une tante maoris près de Rotorua, il se rebelle, est expulsé de l'école, fréquente une bande de jeunes délictueux et se retrouve en maison de redressement. Il dérive pas mal jusqu'à ce qu'il trouve sa voie dans l'écriture et la publication de l'âme des guerriers/Once were warriors en 1990, un livre puis un film qui rencontrent un succès phénoménal. Dans un essai très controversé publié en 1993 (The Crisis and the Challenge), il accuse les maoris de passivité et de trop attendre l'aide sociale plutôt que de se prendre en charge mais l'auteur plusieurs fois primé continue d'écrire enrichissant son arc de plusieurs cordes : éditorialiste, écrivain, militant et homme d'affaire. Quant à l'âme des guerriers / Once were warriors, c'est désormais le premier volume d'une trilogie qui s'est enrichie en 1996 de What Becomes of the Broken Hearted (Les âmes brisées) puis en 2002 de Jake's Long Shadow.
Un auteur engagé, emblématique de son pays, à la marge de deux mondes.
À découvrir.
À suivre.
Nota :
* Le film de Lee Tamahori, L'âme des guerriers / Once were warriors, est une adaptation moins riche que le livre d'où il s'éloigne souvent. Elle n'en reste pas moins intéressante même si le film a déjà pas mal vieilli. On peut le visionner dans son intégralité sur Youtube ou en streaming. Une version HD est sortie en début d'année.
Titre original : Once Were Warriors
Titre français : L'âme des guerriers
Auteur : Alan Duff
Première édition : 1990
Plus d'infos :
Alan Duff - NZ book council ICI
Once Were Warriors Twenty Years On - New Zealand Herald 16/08/2014 ICI
New Zealand's top 8 films of all time - How many have you seen ? - Express 13/01/2017 ICI
vendredi 6 avril 2018
Te Rau Puriri - Waionui lagoon et Shelly's beach - Kaipara Sud
Ayant déjà eu à plusieurs reprises l'occasion de profiter de la plage de Muriwai sur toute la longueur de la façade ouest de la péninsule sud du havre de Kaipara, nous sommes partis en exploration sur la côte opposée donnant sur la partie intérieur de Kaipara Harbour au nord d'Helensville, dans la région d'Auckland.
Premier arrêt : le parc régional de Te Rau Puriri
À proximité du lac d'Ototoa (qu'il faudra retourner découvrir de façon plus approfondie), cette propriété de 247 hectares ouvrant sur Kaipara, à la pointe de South Head, a été rachetée par la région en 2005, un mélange de terres agricoles vallonnées et de ravins plus ou moins abrupts au bord d'un ruisseau. C'est un peu au bout du monde sur une route heureusement pas très fréquentée car l'accès est dangereux : l'entrée du parking n'est pas annoncée et située dans un virage en haut d'une côte !
Par un beau samedi d'été, nous y étions d'ailleurs seuls avec pour unique compagnie les moutons et les vaches des champs voisins. Sur place, peu d'aménagements : le parking, une cabine pour les toilettes, deux panneaux à l'entrée et des piquets au code blanc/orange pour baliser le circuit ouvert aux marcheurs et aux cavaliers, une boucle de 7,5 km.
Une descente progressive vers Kaipara par les crêtes ...
... pour arriver tout en bas sur un bout de rivage colonisé par les oiseaux sur Kaipara Harbour, la plus grande baie intérieure de Nouvelle-Zélande [Les espèces d'oiseaux de rivage y sont relativement variées. Cette zone côtière est l'une des trois zones de la région ayant une importance ornithologique nationale et internationale] ...
... et une remontée en suivant le ruisseau de Patauoa avant de regrimper une côte abrupte jusqu'aux paddocks du parking (à moins de faire le parcours dans l'autre sens !).
Les vues sont belles [on s'aperçoit au retour de la balade que certains visiteurs ne s'arrêtent d'ailleurs à Te Rau Puriri que pour ça] et le paysage essentiellement agricole, avec des zones de marais, de bush et de forêt en cours de régénération.
Le nom du parc, Te Rau Puriri, rappelle que ces terres étaient connues des Maoris pour les bosquets de Puriri qui y poussaient.
Une jolie promenade, très tranquille.
Deuxième arrêt : Mosquito Beach
Un petit parking au bout de la route de South Head. Une descente courte, très abrupte, un peu défoncée et encombrée de branches et près de l'estuaire d'un ruisseau, un rivage envahit par la végétation. Un coin très apprécié des pêcheurs mais où nous n'avons finalement fait qu'un bref arrêt, sans photo, la marée encore trop haute pour en permettre une meilleure découverte.
Troisième arrêt : Waionui Lagoon
Par Trig Road / Tasman Road / Inland Road et Lagoon Road, la route puis les pistes de plus en plus défoncées permettent de rejoindre Waionui Lagoon, le lagon de la pointe de la péninsule sud de Kaipara. Il faut traverser les forêts de pins de Woodhill après le portail d'entrée annonçant des zones militaires de tirs [Une forêt qui traverse toute la péninsule, plantée à une autre époque pour en stabiliser les dunes menaçant Helensville et sa voie de chemin de fer pour Auckland].
Avec un 4x4, on peut longer la rive du lagon lorsque la marée descend, en restant bien au bord pour éviter la vase de la mangrove.
On profite alors des dégagements de la vue, avec une île, les dunes du bout de la plage de Muriwai qui s'effilochent en bande de sable alors qu'au delà, sur l'autre rive de l'entrée de Kaipara, à la pointe de Pouto, elles sont massives et immenses avec en leur milieu, un petit point blanc où l'on peut deviner le phare de Pouto.
Quelques sentiers et la zone de rivage à marée basse offrent de jolies promenades avec même, caché derrière une souche au pied d'une falaise, un rocher à la forme phallique si évocatrice que certains n'ont sans doute pas hésité à aider la nature pour en préciser la forme !?
| Panneau d'information de Shelly's Beach : "grands requins blancs vus récemment dans ce secteur" ©DM |
Premier arrêt : le parc régional de Te Rau Puriri
| Panorama vu du parking de Te Rau Puriri ©DM |
À proximité du lac d'Ototoa (qu'il faudra retourner découvrir de façon plus approfondie), cette propriété de 247 hectares ouvrant sur Kaipara, à la pointe de South Head, a été rachetée par la région en 2005, un mélange de terres agricoles vallonnées et de ravins plus ou moins abrupts au bord d'un ruisseau. C'est un peu au bout du monde sur une route heureusement pas très fréquentée car l'accès est dangereux : l'entrée du parking n'est pas annoncée et située dans un virage en haut d'une côte !
Par un beau samedi d'été, nous y étions d'ailleurs seuls avec pour unique compagnie les moutons et les vaches des champs voisins. Sur place, peu d'aménagements : le parking, une cabine pour les toilettes, deux panneaux à l'entrée et des piquets au code blanc/orange pour baliser le circuit ouvert aux marcheurs et aux cavaliers, une boucle de 7,5 km.
| Moutons et paysages ruraux de Kaipara South Head ©DM |
Une descente progressive vers Kaipara par les crêtes ...
| Par le chemin des crêtes de Te Rau Puriri ©DM |
... pour arriver tout en bas sur un bout de rivage colonisé par les oiseaux sur Kaipara Harbour, la plus grande baie intérieure de Nouvelle-Zélande [Les espèces d'oiseaux de rivage y sont relativement variées. Cette zone côtière est l'une des trois zones de la région ayant une importance ornithologique nationale et internationale] ...
| Oyster Catchers et cygnes - Te Rau Puriri ©DM |
| On attaque le chemin du retour vers le parking ... Te Rau Puriri ©DM |
Les vues sont belles [on s'aperçoit au retour de la balade que certains visiteurs ne s'arrêtent d'ailleurs à Te Rau Puriri que pour ça] et le paysage essentiellement agricole, avec des zones de marais, de bush et de forêt en cours de régénération.
| Paysage de paturages avec vaches et mouton avec un peu de forêt et de bush ©DM |
Le nom du parc, Te Rau Puriri, rappelle que ces terres étaient connues des Maoris pour les bosquets de Puriri qui y poussaient.
Une jolie promenade, très tranquille.
Deuxième arrêt : Mosquito Beach
Un petit parking au bout de la route de South Head. Une descente courte, très abrupte, un peu défoncée et encombrée de branches et près de l'estuaire d'un ruisseau, un rivage envahit par la végétation. Un coin très apprécié des pêcheurs mais où nous n'avons finalement fait qu'un bref arrêt, sans photo, la marée encore trop haute pour en permettre une meilleure découverte.
Troisième arrêt : Waionui Lagoon
Par Trig Road / Tasman Road / Inland Road et Lagoon Road, la route puis les pistes de plus en plus défoncées permettent de rejoindre Waionui Lagoon, le lagon de la pointe de la péninsule sud de Kaipara. Il faut traverser les forêts de pins de Woodhill après le portail d'entrée annonçant des zones militaires de tirs [Une forêt qui traverse toute la péninsule, plantée à une autre époque pour en stabiliser les dunes menaçant Helensville et sa voie de chemin de fer pour Auckland].
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| Au bord du lagon de Waionui, les pins ont fait place aux kanukas ©SM |
| À marée descendante, la rive devient une route pour les 4x4 - Waionui Lagoon ©DM |
On profite alors des dégagements de la vue, avec une île, les dunes du bout de la plage de Muriwai qui s'effilochent en bande de sable alors qu'au delà, sur l'autre rive de l'entrée de Kaipara, à la pointe de Pouto, elles sont massives et immenses avec en leur milieu, un petit point blanc où l'on peut deviner le phare de Pouto.
| De la mangrove, de l'eau, des dunes à Waionui Lagoon ©DM |
| L'île de Waionui Lagoon ©DM |
Un lieu qui sert de terrain de jeux aux locaux qui connaissent le coin et viennent y faire du quad, pêcher ou pour les curieux comme nous, attirés par la découverte des paysages.
Quatrième arrêt : Shelly's Beach
Shelly's beach est une petite localité à l'intérieur de Kaipara située presque en face de Gibb's farm qu'on devine, et dont la rive a la particularité d'avoir suffisamment de fond pour être toujours navigable, même à marée basse. C'est donc un endroit de choix pour les pêcheurs et les propriétaires de bateaux qui viennent y mettre leurs esquifs à l'eau ou les en retirer. Campeurs et vacanciers apprécient aussi le calme de cette destination qui propose une variété de séjours à la ferme dans une zone à la production variée (chèvres, alpacas, biches, maïs, fruits semi-tropicaux comme la noix de macadame, l'avocat ou le kaki).
| La jetée de Shelly's Beach ©DM |
| Shelly's Beach, un endroit idéal pour sortir ou mettre à l'eau un bateau ©DM |
Un café, un terrain de jeu et des places pour les camping cars agrémentent le bord de l'eau et sa jetée au bout de laquelle un panneau met en garde contre les requins blancs "vu récemment". Renseignements pris, c'est tout un groupe de requins blancs qui a été aperçu ici en 2015, avec huit individus qui semblent s'y être abrité un temps, à des fins reproductives. Le pays n'a presque aucun grands prédateurs si ce n'est ces requins blancs dont une étude récente estime le nombre à 5'500 individus ayant élu domicile dans la mer de Tasman, entre Australie et Nouvelle-Zélande. La presse se fait ainsi régulièrement l'écho d'individus aperçus le longs des côtes, le plus souvent sur la mer de Tasman, occasionnellement dans l'océan Pacifique.
| Dans Kaipara, navigabilité assurée à Shelly's Beach, quelle que soit la marée ©DM |
Quelques sentiers et la zone de rivage à marée basse offrent de jolies promenades avec même, caché derrière une souche au pied d'une falaise, un rocher à la forme phallique si évocatrice que certains n'ont sans doute pas hésité à aider la nature pour en préciser la forme !?
| La première baie, immédiatement au sud de Kelly's beach ©DM |
| Lorsque la marée descend, les rives de Kaipara se transforment en une immense vasière ©DM |
| La nature à l'état brut ? ©DM |
| Des falaises fragiles qui s'effritent et s'effondrent régulièrement, très caractéristiques des côtes néo-zélandaises ©DM |
À une heure d'Auckland, l'excursion à la péninsule sud de Kaipara est une plongée dans un monde perdu, hors des sentiers battus et des foules, à faire quand on a un peu de temps !
À savoir, autres points d'intérêt de la région, situés à proximité :
- Les eaux chaudes / piscines de Parakai Springs
- Helensville - Départ de croisières dans le havre de Kaipara - Le musée d'Helensville pour en savoir plus sur l'histoire et la région de Kaipara Harbour.
Plus d'infos :
Old Man Kaipara - NZ geographic ICI
Revealed : the number of great white sharks lurking in the Tasman - NZ Herald 05/02/2018 ICI
Two-meter great white shark gives fishermen a fright north of Auckland - Stuff 05/01/2018 ICI
Brochure Helensville ICI
vendredi 30 mars 2018
Mutukaroa - Hamlins Hill Regional Park - Le parc régional au bord de l'autoroute
Coincé entre une bretelle d'autoroute et une zone d'activité semi-industrielle, le parc régional de Mutukaroa - Hamlins Hill avec ses paysages ruraux de pâturages (vaches comprises) et de bush, apporte une touche de verdure un peu insolite dans la ville, à seulement 12 kilomètres du CBD*.
À force d'en voir le panneau au bord de l'autoroute à chacun de nos (fréquents)
passages et de se faire la réfléxion qu'"il faudrait faire un tour dans ce parc un de ces jours", nous avons bien sûr fini par mettre cette
intention à exécution, histoire de s'aérer un peu le temps d'une éclaircie un jour de pluie.
Chose rare à Auckland, cette colline n'est pas d'origine volcanique, et c'est même la plus haute dont la géologie ne puisse être associée à un ancien cône. Le parc occupe tout le sommet et une bonne partie de ses flancs, sur 48 hectares pour en faire un sanctuaire de verdure ayant une importance "culturelle et archéologique" même si ces aspects sont finalement peu documentés [Aucun panneau sur place et il faut vraiment fouiller pour trouver quelques informations sur Internet].
Vers 1400-1700, les tribus maoris locales y avaient développé l'un des établissements non fortifiés les plus importants de la région dont il ne reste, comme presque partout, que des trous, des terasses et des dépôts. La colline offrait une position stratégique dominant la voie de portage des canots d'Otahuhu sur la partie la plus étroite de l'isthme séparant Mangere (dans Manukau Harbor/Mer de Tasman) et Waitemata (la baie d'Auckland côté Pacifique). Les autochtones bénéficiaient en outre d'un approvisionnement en eau (sources aux environs) tout en profitant de la proximité de l'estuaire de la rivière Tamaki riche en fruits de mers.
Le site a ensuite été occupé par des colons européens qui y ont laissé un mur de pierre et une haie d'aubépine ... On trouve également les traces de deux réservoirs désaffectée appartenant à Watercare Services, signalés par des plaques sur des bancs installés près du sommet (les seules ainsi "documentées" sur place).
Depuis que le parc est passé sous la gestion conjointe du Auckland City Council et du Auckland Regional Council au début des années 2'000, arbres et arbustes endémiques ont été replantées par dizaines de milliers dans les ravins et les parties basses du parc offrant des sentiers ombragés alors que les pâturages supportent encore les quelques têtes de bétail gardées sur place dont les paddocks sont proches de l'entrée de Great South Road / Penrose.
Il n'est pas prévu de revégatiliser le sommet afin d'en préserver les points vues, sur la ville, le mont Wellington, l'estuaire de la Tamaki, Mangere et Manukau.
Un endroit paisible et aujourd'hui préservé qui a fait l'objet de plusieurs batailles juridiques difficiles. Dans les années 1960, il résista à un projet prévoyant de raser la colline pour servir de remblai afin de créer de nouveaux terrains par poldérisation sur Manukau Harbour.
Dans les années 1990, il fut l'enjeu d'un bras de fer entre les instances locales et le gouvernement central qui se sont finalement mis d'accord sur la mise en place de ce parc régional même s'il semble que cette solution ne soit pas encore totalement "inaliénable".
Pour le moment, la population d'Auckland peut profiter de cette verrue verte et ses deux ou trois chemins à travers bush et pâturages avec des vues plutôt sympas du sommet même s'il faut bien admettre que le site n'est pas à classer au hit parade des lieux inoubliables de la région. Les aménagements y sont minimaux, tout juste quelques places de parking, pas de panneaux explicatifs, deux bancs ... un parc régional qui semble peu fréquenté (nous étions seuls le jour de notre visite, un jour pluvieux certes mais la taille du parking - 6 places - est tout de même un bon indice ....) et il mériterait sans doute une meilleure mise en valeur.
Nous, au moins c'est fait, nous y sommes allés, avec désormais cette petite satisfaction à chaque fois que nous voyons son panneau dominant les hauteurs au bord de l'autoroute !
Notes :
* CBD : Central Business District, le quartier le plus central d'Auckland.
Plus d'infos :
Hamlins Hill / Mutukaroa - Forest & Birds NZ ICI
Hidden green oasis awaits discovery by city dwellers - NZ Herald 19/09/2001 ICI
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| Du sommet de Mutukaroa / Hamlins Hill, vue sur le Mt Wellington ©SM |
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| Accès à Mutukaroa / Hamlins Hill RP dans la zone d'activité de Penrose ©SM |
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| Mutukaroa / Hamlins Hills RP - Mix de pâturages et de busch reconstitué ©SM |
Le site a ensuite été occupé par des colons européens qui y ont laissé un mur de pierre et une haie d'aubépine ... On trouve également les traces de deux réservoirs désaffectée appartenant à Watercare Services, signalés par des plaques sur des bancs installés près du sommet (les seules ainsi "documentées" sur place).
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| Plaque rappelant la présence des anciens réservoirs ©SM |
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| Paddocks de Mutukaroa / Hamlins Hill RP ©SM |
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| Vue sur les cônes de Mangere et la zone portuaire de Manukau Harbour ©SM |
Dans les années 1990, il fut l'enjeu d'un bras de fer entre les instances locales et le gouvernement central qui se sont finalement mis d'accord sur la mise en place de ce parc régional même s'il semble que cette solution ne soit pas encore totalement "inaliénable".
| Ciel menaçant sur les pâturages et les chemins du sommet de Mutukaroa / Hamlins Hill RP ©DM |
Nous, au moins c'est fait, nous y sommes allés, avec désormais cette petite satisfaction à chaque fois que nous voyons son panneau dominant les hauteurs au bord de l'autoroute !
Notes :
* CBD : Central Business District, le quartier le plus central d'Auckland.
Plus d'infos :
Hamlins Hill / Mutukaroa - Forest & Birds NZ ICI
Hidden green oasis awaits discovery by city dwellers - NZ Herald 19/09/2001 ICI
mardi 20 mars 2018
LIVRES - A hope at the end of the world Sarah Lark
Avec "A hope at the end of the world", Sarah Lark (Christiane Gohl) ajoute un nouveau volet à la saga "Le pays du nuage blanc" pour couvrir la période de la fin de la deuxième guerre mondiale et l'histoire d'une vague d'immigration vers la Nouvelle-Zélande un peu particulière.
On suit ainsi le destin alambiqué, cruel à souhait mais avec un inévitable "happy ending", d'une immigrante polonaise, Helena Grabowski qui va trouver refuge auprès de la famille de Gloria à Kinward Station dans les plaines du Canterburry. Déplacée avec sa famille vers la Sibérie au moment où Hitler et Staline se sont partagés la Pologne, plus tard orpheline réfugiée en Iran quand la Russie a changé de camp, son parcours la fait biffurquer vers la Nouvelle-Zélande où elle est convoyée avec un groupe d'orphelins dans un "village polonais" prêt à les accueillir en attendant la fin de la guerre...
On apprend au passage des petites choses comme par exemple les suspicions néo-zélandaises, frisant parfois l'absurde envers les personnes d'origine allemande, "ennemis étrangers" parqués et maintenus en quarantaine sur des îles pendant la seconde guerre mondiale, sur Somes Island près de Wellington ou Motuihe Island dans le golfe d'Hauraki près d'Auckland.
Un ouvrage facile à lire, excessivement romantique et jouant toujours un peu sur les mêmes ressorts mais qui vaut pour les contextes historique et social soigneusement documentés, s'appuyant sur des faits avérés.
Voir aussi :
LIVRES - Saga "Le pays du nuage blanc" - Sarah Lark
Titre anglais : A Hope at the End of the World
Titre français : pas encore disponible
4ème volume de la sage "Le pays du nuage blanc"
Auteur : Sarah Lark (Christiane Gohl)
Première édition : mars 2017
dimanche 18 février 2018
La magie des sources d'Hamurana - Rotorua (2)
Rotorua a profité de ses phénomènes naturels de géothermies pour développer un large éventail d'activités
touristiques incitant le voyageur de passage à mettre la main au
portefeuille aussi souvent que possible. C'est compréhensible mais un
peu dommage d'autant le phénomène de monétisation semble sans limite et s'applique à la découverte de certains paysages. Dernier exemple en date, les sources d'Hamurana, une "recreation reserve" peu connue en dehors de la population locale, que nous avions découverte il y a quelques mois et où nous envoyions systématiquement nos visiteurs de passage pour sa beauté et, chose rare à Rotorua, son accès libre.
En octobre 2017, le site a malheureusement rejoint la liste des visites payantes avec une contribution de 18 NZD désormais demandée à l'entrée ... une décision qui fait controverse alors que la propriété du site a été rendue à une tribu Maorie locale (Ngati Rangiwewehi*) par un jugement de conciliation de 2015 du Tribunal de Waitangi, stipulant qu'il devait rester en "accès libre". Ces Maoris qui vivent toujours dans les environs et qui en assurent désormais la gestion lui opposent le droit du Reserves Act (Loi sur les Réserves/Parcs) qui autorise le recouvrement des frais d'entretien s'appliquant aux postes tels que maintenance des parkings, sentiers, ponts, plateformes et efforts de préservation.
Ces sources d'Hamurana sont situées sur un terrain de 47 hectares au bord du lac de Roturoa, à côté d'un terrain de golf, sur la rive opposée à la ville thermale. Sources d'eau douce naturelle les plus profondes de l'île du Nord, elles émanent des profondeurs avant de s'écouler vers le lac voisin et sont réputées pour leur transparence et leur limpidité rappelant, à une moindre échelle, celles de Te Waikoropupu (au nord de l'île du Sud), les plus importantes du pays.
Ces eaux un peu magiques alimentent les communautés vivant dans les environs et constituent un sanctuaire pour la vie sauvage (Wildlife Sanctuary), essentiellement des oiseaux avec des variétés de canards et de grèbes menacées.
La visite est une promenade agréable et facile passant par un pont et un sentier formant une boucle longeant sur 800 mètres les deux rives du cours d'eau créé par les sources et traversant, sur la rive est, une zone de séquoias avec leurs troncs rouges caractéristiques s'élançant de toute leur hauteur vers le ciel (Ces arbres ont presque 100 ans, ils ont été plantés en 1919).
Au coeur de la réserve, des plateformes permettent d'observer les sources qui émanent des profondeurs, comme par magie pour un spectacle tout en puissance, assez fascinant.
On ressent le même enchantement en suivant ensuite le cours d'eau, pour ses couleurs, des bleus et des verts presque surnaturels tant l'eau est limpide, dont les turquoises donnent parfois des impressions de fonds de piscines.
Hamurana est un bijou, une merveille de la nature, à ne pas rater même s'il faut désormais payer son obole !
Notes :
* Les ancêtres de ces Maoris avaient autrefois édifié un pa (village fortifié) sur une partie de la réserve actuelle.
À voir : belle vidéo d'introduction sur le site de Hamurana Spings (Ce site semble remplacer les liens qui n'existent plus sur le site du Department of Conservation qui assurait précédemment la gestion d'Hamurana).
À savoir : pour l'éclairage, préférer une visite quand le soleil est assez haut pour illuminer la rivière.
Plus d'infos :
Anger as Hamurana Springs charges revealed - NZ Herald 13/10/2017 ICI
Hamurana Spings ("Where Nature Comes to Rest") ICI
Te Waikoropupu Springs - Department of Conservation ICI
Trois semaines sur les routes de Nouvelle-Zélande - Jour 22 (08/04/2017)
| Les couleurs des sources d'Hamurana, magique ! ©DM |
En octobre 2017, le site a malheureusement rejoint la liste des visites payantes avec une contribution de 18 NZD désormais demandée à l'entrée ... une décision qui fait controverse alors que la propriété du site a été rendue à une tribu Maorie locale (Ngati Rangiwewehi*) par un jugement de conciliation de 2015 du Tribunal de Waitangi, stipulant qu'il devait rester en "accès libre". Ces Maoris qui vivent toujours dans les environs et qui en assurent désormais la gestion lui opposent le droit du Reserves Act (Loi sur les Réserves/Parcs) qui autorise le recouvrement des frais d'entretien s'appliquant aux postes tels que maintenance des parkings, sentiers, ponts, plateformes et efforts de préservation.
| La nature se reflète dans les eaux cristallines d'Hamurana ©DM |
| Sources d'Hamurana : puissance et limpidité ©DM |
Ces sources d'Hamurana sont situées sur un terrain de 47 hectares au bord du lac de Roturoa, à côté d'un terrain de golf, sur la rive opposée à la ville thermale. Sources d'eau douce naturelle les plus profondes de l'île du Nord, elles émanent des profondeurs avant de s'écouler vers le lac voisin et sont réputées pour leur transparence et leur limpidité rappelant, à une moindre échelle, celles de Te Waikoropupu (au nord de l'île du Sud), les plus importantes du pays.
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| À Hamurana Springs, la nature est un enchantement ©SM |
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| Le pont d'Hamurana et ses canards ©SM |
La visite est une promenade agréable et facile passant par un pont et un sentier formant une boucle longeant sur 800 mètres les deux rives du cours d'eau créé par les sources et traversant, sur la rive est, une zone de séquoias avec leurs troncs rouges caractéristiques s'élançant de toute leur hauteur vers le ciel (Ces arbres ont presque 100 ans, ils ont été plantés en 1919).
| Hamurana, à l'ombre des séquoias ©DM |
| Les séquoias d'Hamurana, à l'assult du ciel ! ©DM |
Au coeur de la réserve, des plateformes permettent d'observer les sources qui émanent des profondeurs, comme par magie pour un spectacle tout en puissance, assez fascinant.
| Des plateformes pour observer les sources ... ©DM |
| ... un débit qui pourrait remplir deux piscines olympiques chaque heure ... |
| ... du fond des profondeurs, jusqu'à 15 mètres, toute la puissance de la nature ! |
On ressent le même enchantement en suivant ensuite le cours d'eau, pour ses couleurs, des bleus et des verts presque surnaturels tant l'eau est limpide, dont les turquoises donnent parfois des impressions de fonds de piscines.
| La magie des couleurs et de la lumière ... |
| ... des teintes presque surnaturelles ! |
Hamurana est un bijou, une merveille de la nature, à ne pas rater même s'il faut désormais payer son obole !
Notes :
* Les ancêtres de ces Maoris avaient autrefois édifié un pa (village fortifié) sur une partie de la réserve actuelle.
À voir : belle vidéo d'introduction sur le site de Hamurana Spings (Ce site semble remplacer les liens qui n'existent plus sur le site du Department of Conservation qui assurait précédemment la gestion d'Hamurana).
À savoir : pour l'éclairage, préférer une visite quand le soleil est assez haut pour illuminer la rivière.
Plus d'infos :
Anger as Hamurana Springs charges revealed - NZ Herald 13/10/2017 ICI
Hamurana Spings ("Where Nature Comes to Rest") ICI
Te Waikoropupu Springs - Department of Conservation ICI
Trois semaines sur les routes de Nouvelle-Zélande - Jour 22 (08/04/2017)
dimanche 11 février 2018
Wenderholm Regional Park - Le plus ancien des parcs régionaux d'Auckland
Dans la série des parcs régionaux d'Auckland, nous avons récemment ajouté celui de Wenderholm à notre portefeuille de découvertes. Situé sur la côte Pacifique à 48 kilomètres / 35 minutes au nord-est de la ville, il se déploie sur une péninsule coincée entre l'embouchure de la rivière Puhoi et celle de la Waiwera.
Il fut le tout premier des parcs régionaux à ouvrir au public, en 1965, et son nom de Wenderholm signifiant "maison d'hiver" lui avait été donné par son premier propriétaire européen, Robert Graham* qui venait y séjourner l'hiver pour profiter des sources thermales voisines, à Waiwera.
Côté Histoire, c'est toujours plus ou moins le même refrain en Nouvelle-Zélande : ce sont évidemment les Maoris qui les premiers colonisèrent et vécurent à cet endroit d'ailleurs associé à deux tribus locales qui, dans les années 1780, y avait conclu un accord de paix mettant fin à l'état de guerre les opposants.
Après la vente des terres à Robert Graham en 1868 ("vente à un européen" ... au delà du nom de l'acheteur et de la date, voilà une formule pudique, assez systématique et un peu réductrice, rarement plus détaillée sur les brochures ou les panneaux !), elles ont été revendues à plusieurs reprises jusqu'au dernier propriétaire dont on retrouve le nom dans celui de la maison "historique" qu'on peut visiter les week-ends, "Couldrey House" avec ses jardins agrémentés de vieux arbres "importés", offerts par Sir George Grey (un des gouverneurs les plus emblématiques de NZ) à Graham.
Bref, Wenderholm est aujourd'hui un parc naturel protégé avec ses plantes et oiseaux endémiques, une maison et un jardin "historiques" constituant une destination récréative particulièrement appréciée quand on constate son taux de fréquentation pendant l'été. Les gens viennent surtout profiter de ses plages sur l'océan et sur l'embouchure de la Puhoi avec ses aires de loisir sous les pohukawas, ses barbecues, tables de pique-nique et autres aménagements concentrés sur la pointe formant une verrue/avancée plate à l'extrémité nord du parc.
En s'y promenant à l'heure du déjeuner au moment de la pause pique-nique, il est d'ailleurs amusant et un peu attristant de noter tous les clichés ethniques qui peuvent s'y déployer, les populations s'y cotoyant mais ne se mélangeant pas :
- Les Maoris et autres populations du pacifique sont regroupées au pied des falaises dans la partie sud de la plage dans une ambiance très collective, plutôt sympathique et conviviale, avec tentes, matériel et nourriture pour un régiment, musique, familles et individus de toutes générations,
- Plus individualistes, les Caucasiens s'étalent sur leurs serviettes et occupent les bords de plage avec une unité familiale plus réduite qui se barbouille du crème pour profiter du soleil,
- Quant aux Asiatiques, discrets, équipés "utile et pratique", ils préfèrent rester avec leur groupe ou leur noyau familial un peu plus à l'arrière, à l'ombre des arbres pour se protéger du soleil ...
L'autre partie du parc est constituée d'une colline massive couverte d'une forêt traversée de plusieurs sentiers relativement tranquilles sachant qu'il faut faire quelques efforts, alors même si on y croise bien quelques marcheurs, il n'y a pas foule !
Le jour de notre visite, nous avons choisi de suivre d'abord le chemin rouge circulaire (Perimeter Track) pour faire le tour de la colline côté océan, une montée jusqu'à l'emplacement d'un ancien pa (village fortifié) par un chemin bien entretenu et à l'ombrage apprécié une chaude journée d'été. Une végétation dense et variée, des palmes, des plantes épiphytes colonisant les grands arbres ...
... suivi d'une descente par un sentier plus sauvage pour rejoindre l'estuaire de la Waiwera dans la baie de kokoru.
De là, on récupère le sentier bleu de Puhoi Track passant à travers un grand champ formant une immense clairière dégagée dans la forêt, pour remonter au sommet avec de belles vues sur les deux rivières, d'abord côté Waivera, puis côté Puhoi ...
... avant de redescendre à nouveau en suivant les balisages jaunes et bleus de Courtney House Track en profitant d'autres vues.
Au bord des sentiers, pas mal de panneaux explicatifs et quelques traces "historiques" comprennent un ancien réservoir de Couldrey House, l'emplacement d'un ancien pa maori et un pou (sculpture) vénérable.
La balade sous le couvert de la forêt est particulièrement agréable en été sachant que les efforts sont récompensés par des vues magnifiques et les possibilités de baignades à l'arrivée. Une sortie sympa, pas trop éloignée du centre d'Auckland, offrant un éventail varié d'activités sur place dans un cadre naturel superbe, pour tous les goûts et tous les types d'envies.
Notes :
* Robert Graham est l'homme d'affaire-politicien qui fut aussi, pendant un temps, propriétaire de l'île de Motutapu, île d'Auckland dans le golfe d'Hauraki.
À savoir :
En été, possibilité de louer des kayaks sur place.
(Tous les jours du 26 décembre au 31 janvier puis les week-ends jusqu'au 31 mars.)
Plus d'infos :
Wenderholm Regional Park - Auckland Council (la carte du parc peut y être téléchargée en format .pdf) ICI
Wenderholm Regional Park - 100% Pure New Zealand ICI
Il fut le tout premier des parcs régionaux à ouvrir au public, en 1965, et son nom de Wenderholm signifiant "maison d'hiver" lui avait été donné par son premier propriétaire européen, Robert Graham* qui venait y séjourner l'hiver pour profiter des sources thermales voisines, à Waiwera.
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| Des hauteurs, vue sur l'embouchure de la Puhoi et la bande de sable des plages de Wenderholm ©SM |
Côté Histoire, c'est toujours plus ou moins le même refrain en Nouvelle-Zélande : ce sont évidemment les Maoris qui les premiers colonisèrent et vécurent à cet endroit d'ailleurs associé à deux tribus locales qui, dans les années 1780, y avait conclu un accord de paix mettant fin à l'état de guerre les opposants.
Après la vente des terres à Robert Graham en 1868 ("vente à un européen" ... au delà du nom de l'acheteur et de la date, voilà une formule pudique, assez systématique et un peu réductrice, rarement plus détaillée sur les brochures ou les panneaux !), elles ont été revendues à plusieurs reprises jusqu'au dernier propriétaire dont on retrouve le nom dans celui de la maison "historique" qu'on peut visiter les week-ends, "Couldrey House" avec ses jardins agrémentés de vieux arbres "importés", offerts par Sir George Grey (un des gouverneurs les plus emblématiques de NZ) à Graham.
Bref, Wenderholm est aujourd'hui un parc naturel protégé avec ses plantes et oiseaux endémiques, une maison et un jardin "historiques" constituant une destination récréative particulièrement appréciée quand on constate son taux de fréquentation pendant l'été. Les gens viennent surtout profiter de ses plages sur l'océan et sur l'embouchure de la Puhoi avec ses aires de loisir sous les pohukawas, ses barbecues, tables de pique-nique et autres aménagements concentrés sur la pointe formant une verrue/avancée plate à l'extrémité nord du parc.
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| Plage de Wenderholm côté Pacifique - Vue vers le sud ©SM |
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| Plage de Wenderholm côté Pacifique - Vue vers le nord et l'embouchure de la Puhoi ©SM |
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| Plage de Wenderholm à l'embouchure de la Puhoi sur le Pacifique ©SM |
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| Wenderholm - Plages côté estuaire de la Puhoi ©SM |
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| Wenderholm - Plages côté estuaire de la Puhoi ©SM |
En s'y promenant à l'heure du déjeuner au moment de la pause pique-nique, il est d'ailleurs amusant et un peu attristant de noter tous les clichés ethniques qui peuvent s'y déployer, les populations s'y cotoyant mais ne se mélangeant pas :
- Les Maoris et autres populations du pacifique sont regroupées au pied des falaises dans la partie sud de la plage dans une ambiance très collective, plutôt sympathique et conviviale, avec tentes, matériel et nourriture pour un régiment, musique, familles et individus de toutes générations,
- Plus individualistes, les Caucasiens s'étalent sur leurs serviettes et occupent les bords de plage avec une unité familiale plus réduite qui se barbouille du crème pour profiter du soleil,
- Quant aux Asiatiques, discrets, équipés "utile et pratique", ils préfèrent rester avec leur groupe ou leur noyau familial un peu plus à l'arrière, à l'ombre des arbres pour se protéger du soleil ...
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| À l'ombre des vieux Pohutukawas entre les plages du Pacifique et de l'estuaire de la Puhoi ©SM |
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| Pohutukawa - Wenderholm ©SM |
L'autre partie du parc est constituée d'une colline massive couverte d'une forêt traversée de plusieurs sentiers relativement tranquilles sachant qu'il faut faire quelques efforts, alors même si on y croise bien quelques marcheurs, il n'y a pas foule !
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| Wenderholm Regional Park - ©SM |
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| Sentier de wenderholm RP ©SM |
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| Wenderholm, ça grimpe mais on y a des encouragements ! ©SM |
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| Wenderholm - Vue de la côte vers le nord ©SM |
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| Arbre de Wenderholm colonisé de plantes épiphytes ©SM |
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| Wenderholm - Baie de Kokoru / Estuaire de la Waiwera ©SM |
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| Wenderholm - Estuaire de la Waiwera ©SM |
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| Wenderholm - Baie de Kokoru / Estuaire de la Waiwera ©SM |
De là, on récupère le sentier bleu de Puhoi Track passant à travers un grand champ formant une immense clairière dégagée dans la forêt, pour remonter au sommet avec de belles vues sur les deux rivières, d'abord côté Waivera, puis côté Puhoi ...
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| Wenderholm - Vue au dessus de l'estuaire de la Waiwera, vers le sud et la péninsule de Shakespear ©SM |
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| Wenderholm - Vue du sommet sur la Puhoi et la campagne environnante ©SM |
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| Vue sur l'estuaire de la Puhoi |

La balade sous le couvert de la forêt est particulièrement agréable en été sachant que les efforts sont récompensés par des vues magnifiques et les possibilités de baignades à l'arrivée. Une sortie sympa, pas trop éloignée du centre d'Auckland, offrant un éventail varié d'activités sur place dans un cadre naturel superbe, pour tous les goûts et tous les types d'envies.
Notes :
* Robert Graham est l'homme d'affaire-politicien qui fut aussi, pendant un temps, propriétaire de l'île de Motutapu, île d'Auckland dans le golfe d'Hauraki.
À savoir :
En été, possibilité de louer des kayaks sur place.
(Tous les jours du 26 décembre au 31 janvier puis les week-ends jusqu'au 31 mars.)
Plus d'infos :
Wenderholm Regional Park - Auckland Council (la carte du parc peut y être téléchargée en format .pdf) ICI
Wenderholm Regional Park - 100% Pure New Zealand ICI
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