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mardi 15 octobre 2019

Cape Farewell, le moins visité des caps cardinaux

La Nouvelle-Zelande est maintenant derrière nous mais pas les souvenirs que nous y avons laissés. Alors après un an d'absence sur ce blog, avant de le faire évoluer pour lui donner une orientation peut-être un peu différente, il est temps d'y revenir pour partager encore quelques unes de nos expériences et/ou découvertes en pays Kiwi en commençant par le moins visité des caps cardinaux du pays, le cap Farewell marquant la pointe nord de l'île du Sud.

Photo du cap Farewell Nouvelle-Zelande
Cape Farewell   ©SM
Sur une falaise, ce cap et son arche, qui évoque un peu celle d'Étretat, ont la particularité d'être prolongés vers l'est par une longue bande de sable, Farewell spit : quand on regarde une carte ou une photo aérienne, cette extrémité de l'île du sud semble dessiner une tête de kiwi dont le long bec plonge dans Golden Bay.

Source : Wikipedia commons - Vue satelite de cape Farewell / Farewell spit
Si l'endroit est un peu boudé des visiteurs ce n'est pas qu'il manque d'interêt mais du fait de son isolement en territoire maori, au bout d'une route en cul de sac qui va jusqu'à la petite localité de Collingwood, une impasse par laquelle il faut ensuite revenir pour pouvoir repartir vers d'autres directions. C'est un peu le bout du monde mais Collingwood est un village charmant, constitué essentiellement d'une grand-rue, de quelques bâtiments "historiques", d'une ou deux échoppes, de restos et de l'agence de Farewell Spit Eco Tours qui propose plusieurs types d'excursions pour découvrir la réserve voisine, protégée pour ses colonies d'oiseaux.

Photo de Court House cafe Collingwood Nouvelle-Zelande
Court House, un des bâtiments "historiques" de Collingwood aujourd'hui transformé en café   © SM
Toujours bien fait, le site du DOC (Department of Conservation) détaille toutes les balades et circuits VTT qu'il est possible de faire dans le coin, il n'en manque pas ... mais pour bien découvrir le "spit" nous avons opté pour l'Eco tour organisé, parce que leurs véhicules 4x4 sont les seuls autorisés à circuler sur la bande de sable et le seul moyen de s'y rendre. La contrainte : les marées qui imposent les horaires de visite lorsque la plage est praticable, avec des départs (1) parfois très matinaux, à marée descendante, retour 6 heures plus tard, à marée montante. Pour nous, les conditions étaient idéales avec un rendez-vous à 7h45 pour un départ à 8h15, au lever du jour, d'autant plus que notre visite, pendant l'hiver austral, s'est faite en tout petit comité constitué par notre couple, un autre couple et notre guide/chauffeur : un bus pour nous presque tous seuls, un traitement royal.

Photo de l'enseigne de Farewell Spit Eco Tours Nouvelle-Zelande
Enseigne de Farewell Spit Eco Tours / Collingwood

Une fois embarqués, le bus 4x4 quitte Collingwood en direction du nord par le chemin qui longe la Golden Bay, via Pakawau et Puponga. Par une route de sable un peu mou sur laquelle nous étions heureux de ne pas conduire nous mêmes, il faut ensuite traverser le spit dans sa largeur pour rejoindre la côte nord et la plage au bord de la mer de Tasman, qui constitue la "route" pour les prochaines heures.

Pour la visite, l'ordre des arrêts peut varier mais quatre au moins sont programmés :

-  "Fossil point" : dans la partie nord ouest, au pied de falaises qui regorgent de fossiles de coquillages incrustés dans la roche, un livre de géologie à ciel ouvert.

Photo de fossile a Fossil Point Farewell Spit Nouvelle-Zelande
Fossile incrusté sur le rocher à Fossil Point   ©SM
- "Lighthouse" : le phare et les installations à la presque (2) pointe de la bande de sable où les participants bénéficient d'un snack (muffins) et d'une boisson chaude. L'arrêt est suffisamment long pour une petite balade en autonomie et avoir le temps de regarder les quelques photos, objets et ossements exposés sur place.

Photo du phare de Farewell Spit Nouvelle-Zelande
Lighthouse Farewell Spit   ©S
- "sand dune & panoramic view" : escalade de la dune pour admirer la vue entre Golden Bay et Tasman Sea et s'amuser à glisser/dégringoler à la descente.

- "Cape Farewell" : point le plus au nord de l'île du sud, au milieu des champs de la ferme de Puponga, gérée sous la supervision du Doc.

Il faut en outre ajouter les arrêts qui dépendent de la faune rencontrée en chemin, c'est plein de bêbêtes, que ce soient des animaux marins type phoques ou surtout volants, c'est ici le royaume des oiseaux, notamment les fous de Bassan (Gannets) selon la saison.
À Condition de bien maîtriser l'anglais, le chauffeur-guide est une source inépuisable et passionnante d'informations.

Photo de Farewell Spit plage et mer Nouvelle-Zelande
Plage et mer à perte de vue   ©SM

Quant aux impressions... C'est la magie et la liberté des grandes plages de la Nouvelle-Zélande, un peu comme à Muriwai (qui a aussi ses fous de Bassan), Pouto ou Ninety Miles Beach dans l'île du nord. Des kilomètres et des kilomètres à rouler sur le sable, les dunes d'un côté, la mer de l'autre et rien ni personne d'autre autour, que la nature grandiose à l'état pur.

Nous on a tout simplement adoré et on recommande cette excursion nature passionnante et si bien organisée.

... Avec juste un petit regret indépendant de l'agence, lié à nos obligations : ne pas être resté un peu plus longtemps pour aller découvrir la plage de Wharariki, en solo, à l'ouest du cap, il nous a manqué un peu de temps pour le faire.

Notes :
(1) Le tour est également soumis aux conditions de lumière et bien que l'agence essaye de proposer une excursion chaque jour, elle n'est pas toujours en mesure de le faire. Bien consulter leur site et se renseigner à l'avance pour éviter les déceptions. Par contre, il ne semble pas y avoir de "minimum" requis ; nous étions un peu inquiets sur ce point mais l'agence nous a assuré que le tour partait même si nous restions les seuls inscrits.
(2) Les véhicules n'ont pas l'autorisation d'aller dans la zone delà du phare, réservée aux oiseaux.

Liens utiles :
Brochure du DOC (Department of Conservation) : Farewell Spit et Puponga farm ICI
Farewell Spit Eco Tours ICI

J42-22/07/18

jeudi 20 septembre 2018

Voyager en Nouvelle-Zélande pendant l'hiver austral, un vrai bon plan !

Ce n'était vraiment pas prémédité parce que nous avions initialement prévu de voyager en mars-avril, à la fin de l'été austral et le début de l'automne, pour profiter encore de la 'belle saison" néo-zélandaise ... mais voilà, les circonstances sont telles que nous n'avons pas pu prendre la route avant la mi-juin et que nous avons finalement dû voyager pendant la saison hivernale australe pour conclure dignement et comme nous  le souhaitions une paranthèse kiwie de presque deux ans ... une obligation qui s'est finalement révélée être un véritable bon plan testé sur 6/7 semaines, essentiellement dans l'île du sud, avec quelques inconvénients mineurs largement compensés d'avantages plus qu'intéressants.

Photo en hiver sur la route du mont Sunday Nouvelle Zélande
Sur la route du Mount Sunday - Hiver 2018

Quand on voyage en Nouvelle-Zélande au coeur de l'hiver il ne faut évidemment pas se leurrer et s'organiser en prenant en compte les contraintes de saison :

1 - Des journées courtes qui se terminent tôt.
À la mi-juin, le soleil se lève assez tard - vers 7h30 - et la nuit s'installe très tôt et très rapidement, dès 17h.   

2 - Dans certaines régions, il existe des risques de "black ice" (plaques de verglas) et/ou de chutes de neige sur la route qui ne permettent pas toujours de circuler où et quand on veut, surtout la nuit. Pas de pneus neige, les automobilistes sont équipés de chaînes qu'ils fixent en se garant sur le bord des routes quand nécessaire, à mi-chemin en montant aux stations de ski par exemple.
Ceci dit, même dans les régions de montagnes, les vallées et les routes sont en général plutôt larges, les zones de danger bien identifiées et indiquées avec, parfois seulement, des fermetures de routes*. Pendant notre road trip, cela ne nous a jamais posé de problème même si nous avons vu à plusieurs reprises des voitures retournées au bord de la route, victimes du black ice qui est un danger bien réel.

3 - Certains sites, attractions, restaurants, motels et/ou toilettes peuvent être fermés quelques semaines en hiver. Certains lieux sont alors impraticables (toilettes en montagnes) ou les propriétaires d'établissements d'accueil profitent de la baisse d'activité pour prendre leurs propres vacances et/ou pour effectuer des travaux de réfection.
C'est parfois dommage pour certain lieux emblématiques comme Cathedral Caves dans les Catlins, fermés et totalement inaccessibles en hiver même si, pour ce qui concerne les sites, ces fermetures restent des exceptions. 



Mises à part ces trois restrictions, auxquelles on peut facilement s'adapter en planifiant son voyage, en vérifiant les conditions d'ouvertures sur Internet et en essayant de profiter au maximum des journées entre 8h30 et 17h, l'hiver présente pas mal d'avantages :

1 - Du côté de la météo d'abord, sachant que les amplitudes de températures ne sont jamais extrêmes entre l'été et l'hiver**, les conditions atmosphériques se révèlent en fait parfois meilleures en hiver.
C'est par exemple le cas de toute la côte ouest de l'île du sud de la Nouvelle-Zélande, une région extrêmement humide (300 jours de pluies par an) que nous n'avions pas pu apprécier lors d'un précédent passage estival copieusement arrosé et que nous avons enfin pu découvrir sous le soleil et dans toute sa splendeur pendant les mois d'hiver, les plus secs de l'année ... sans compter que l'accumulation de neige y ajoute au passage un effet esthétique spectaculaire.

Photo du mont cook Nouvelle Zélande
Survol panoramique vers le Mount Cook, plus haut sommet de Nouvelle-Zélande, entre Tasman Lake et Tasman Sea
 2 - Qui dit saison "basse" dit également moindre fréquentation et des prix d'hébergement très compétitifs, presque toujours significativement plus bas qu'en été.
Nous qui n'aimons pas la foule, nous avons ainsi apprécié les croisières, les vols panoramiques, les musées, les sites, les balades et/ou toutes autres "attractions" en petits comités qui favorisent la convivialité aussi bien avec les accompagnateurs - plus détendus et accessibles que lorsqu'ils doivent gérer de grands groupes - qu'avec les autres voyageurs pour des partages d'expériences et l'échange de bons plans (par exemple, survol du Mont cook à partir du lac Tekapo avec seulement trois passagers dans l'avion, ce qui nous a permis de passer d'un hublot à l'autre pour s'en mettre doublement plein les yeux !).     
Côté hébergement, nous avons presque toujours eu le choix*** en variant le type de nuitées et en réservant souvent au dernier moment, au jour le jour. Dans les motels nous avons bénéficié de prix d'au moins 30% inférieurs à ceux de l'été avec des upgrades de chambres en petits appartements, chauffage inclus, avec là encore des hôtes accessibles, sympathiques et avec du temps à nous consacrer.


Photo d'un rocher en forme de coeur Nouvelle-Zélande
I ♥ NZ - Rocher sur la côte ouest de la Nouvelle-Zélande

3 - Autre bénéfice du voyage en hiver : les rencontres animalières de saison.
Le meilleur exemple est celui de la région de Kaikoura, réputée pour ses excursions-découvertes des baleines; certaines espèces (cachalot ou orque) sont installées dans ses eaux à l'année mais d'autres comme les baleines à bosses n'y passent qu'en hiver, en transit lorsqu'elles remontent de l'Antarctique, un vrai plus pour les amoureux de nature...

Photo d'un panneau passage de pingoins Nouvelle-Zélande


Sur tous les plans, ce voyage pendant l'hiver austral s'est donc révélé un vrai bon plan et cet avis semble partagé par les autres voyageurs rencontrés en chemin. Forts de cette expérience, nous n'hésitons désormais pas à recommander à tous ceux qui envisagent le voyage vers la Nouvelle-Zélande de sérieusement considérer cette option qui permet d'éviter la flambée des prix et l'engorgement**** de l'été austral sans en réduire l'intérêt, bien au contraire.

Nota :
* Quelle que soit la saison, quand on circule en Nouvelle-Zélande, il faut toujours avoir le réflexe de consulter le site du NZ Transport Agency et ses pages Traffic and Travel Information pour s'assurer que les routes à emprunter sont bien ouvertes. À cause de la glace l'hiver ou plus souvent du fait de glissements de terrains - en toutes saisons - la fermeture de certaines routes obligent parfois à des détours de dizaines, voire de centaines de kilomètres.
** Sur les 6/7 semaines de notre séjour, nous avons pique-niqué quasiment tous les jours dans la nature à midi. 
*** À l'exception peut-être de Queenstown et de Wanaka, villes très courues et plus congestionnées (en juillet, saison des sports d'hiver et vacances d'hiver locales).
**** À savoir : la Nouvelle-Zélande a des infrastructures de tourisme relativement limitées face à l'afflux massif de touristes à la saison haute, sachant que les érangers s'ajoutent aux vacanciers locaux profitant de leurs "grandes vacances". Depuis quelques années, cet engorgement est renforcé par les demandes du marché asiatique avec un pic de visites au moment du nouvel an chinois.  

mardi 17 juillet 2018

Cristalline Te Puna / Blue Spring - Te Waihou Walkway

À quelques kilomètres de Tirau, près d'une section de route qui forme la base d'un triangle entre la nationale 1 et la 5, se cache la source de Te Puna / Blue Spring qui fournit 70% de l'eau minérale mise en bouteille en Nouvelle-Zélande. Ses abords sont aménagés d'un walkway (sentier aménagé) qui longe la rivière Te Waihou sur 4,5 kilomètres en reliant les deux parkings d'accès, celui de Whites road en aval et celui de Leslie road, le plus proche de la source.

Photo du panneau de Te Waihou Walkway proche du parking de Leslie Road Nouvelle-Zélande
Te Waihou Walkway - Panneau d'information près du parking de Leslie Road  ©SM
Te Puna (Blue Spring / La Source Bleue) est un Taonga, un "trésor de la nature", un titre donné par les Maoris qu'on comprend quand on voit la pureté de cette eau. Filtrée et minéralisée par le plateau de Mamaku qu'elle traverse en 50 à 100 ans, elle s'écoule à une température constante de 11ºC, été comme hiver, au débit de 42 m2 par minute qui pourrait remplir 6 lignes d'eau d'un bassin de 25 mètres toutes les 12 minutes (ça, c'est que qu'indiquent les panneaux !). Comme à Hamunara, ce qui frappe avant tout, c'est la magie des couleurs liées à la transparence d'une eau parfaitement limpide.

Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Te Waihou - Des variations de bleus et de verts   ©SM
Un environnement fragile où il est désormais interdit de se baigner pour le préserver. Un endroit relativement populaire auprès des randonneurs et des familles qui y trouvent un objectif d'excursion facile, le chemin ne présentant pas de grandes difficultés (une seule zone avec des escaliers un peu escarpés) pour une promenade absolument superbe qui traverse des propriétés privées avec des paysages bucoliques, essentiellement ruraux, surtout dans la partie avale ...

Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Bucolique Te Waihou à proximité de Whites road  ©SM
... mais avec aussi quelques parties plus ou moins "originelles" ou reboisées offrant un peu de variété avec des pins et des plantes endémiques, fougères, cabbage tree (Ti), etc ...

Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Te Waihou - Nature endémique et pins ©SM
Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Te Waihou - Coude bordé de pins   ©SM
... et puis surtout, le spectacle de la rivière sans cesse renouvelé avec ses algues bercées par le courant ...

Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Te Waihou - Alges dansantes et variations de couleurs   ©SM  
... une série de cascades à la sortie d'un canyon et d'une partie plus encaissée ...

Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Te Waihou - Passage encaissé de torrent et de cascades  ©SM 
... et ses variations de bleus et de verts extraordinaires, presque surnaturelles.

Photo de la rivière Te Waihou Nouvelle-Zélande
Te Waihou : un enchantement !
Un circuit ouvert toute l'année, bien aménagé avec quelques tables de pique-nique abritées, des toilettes (à proximité des parkings et à mi-chemin), un balisage précis et de nombreux panneaux d'information. 
Tout simplement féérique !

À savoir :
Près de la cabane située au niveau de la source, un robinet permet de s'approvisionner et de remplir ses bouteilles. Un escalier situé à l'arrière du bâtiment grimpe jusqu'à une plateforme dominant la source. 

Photo du symbole de Te Waihou Blue Spring Nouvelle-Zélande
Sigle utilisé pour le balisage de Te Waihou / Blue Spring
Nota :
Te Puna / Blue Spring est une résurgence, une source sous-marine de la rivière Te Waihou qu'elle alimente.   



Carte de Te Waihou / Bleu Spring walkway

Plus d'infos :
Te Waihou walkway - South Waikato District Council ICI

samedi 7 juillet 2018

Tahuna Torea Nature Reserve - Flèche littorale dans l'estuaire de la Tamaki

À Auckland, en face de Bucklands beach, on aperçoit sur l'autre rive de l'estuaire de la rivière Tamaki une longue bande de sable qui se découvre de façon assez étonnante à marée basse, pour former une flèche littorale s'élançant parfois jusqu'à la bouée verte du chenal comme un passage miraculeux s'ouvrant pour traverser.

Photo de The Spit et oiseaux Tahuna Torea Nature Reserve Auckland Nouvelle-Zélande
The Spit et ses oiseaux - Tahuna Torea Nature Reserve - En face, Bucklands beach  ©SM
C'est un spectacle que nous observons quotidiennement de notre balcon, agrémenté parfois de petits points plus ou moins mobiles - promeneurs et pêcheurs - qui s'y aventurent jusqu'au bout du bout au moment des grandes marées.

Photo de l'estuaire de la rivière Tamaki Auckland Nouvelle-Zélande
De Bucklands beach, vue sur la Tamaki et sa flèche littorale qui se découvre à marée basse sur la rive opposée  ©SM
Ce ruban de sable émane du parc de Tahuna Torea Nature Reserve, triangle de verdure et "réserve naturelle" protégeant le lagon d'une zone de marais situés dans le quartier de Glen Innes, entre Point England et Roberta Reserve. Un havre de paix qui cache un coin de nature originelle complètement hors du temps et de l'espace qui l'entoure. 

Photo du lagon de Tahuna Torea Nature Reserve Auckland Nouvelle-Zélande
Lagon de Tahuna Torea Nature Reserve   ©SM
Un lieu très calme pour une jolie balade permettant l'observation des oiseaux et des paysages avec de belles vues sur la rivière Tamaki, le Mont Wellington, Bucklands beach, Brown Island et Rangitoto.

Photo vue sur l'embouchure de la rivière Tamaki, Rangito et Brown Island Tahuna Torea Nature Reserve Auckland Nouvelle-Zélande
Tahuna Torea - Vue amont sur la rivière Tamaki et le Mont Wellington  ©SM
Photo vue sur la rivière Tamaki vers le Mont Wellington Tahuna Torea Nature Reserve Auckland Nouvelle-Zélande
Tahuna Torea - Vue sur l'embouchure de la Tamaki, vers Rangitoto et Brown Island  ©SM
Les chiens sont interdits pour ne perturber les oiseaux et selon la marée, on peut modifier le circuit sachant qu'il faut prendre son temps (plus d'une heure) si on souhaite faire le tour et se rendre jusqu'à The Spit, la pointe, accessible par le lagon alors un peu vaseux ou directement par la longue plage. Depuis toujours, cette pointe est un lieu de prédilection pour les oysters catchers / huîtriers puisque le nom de Tahuna Torea donné par les Maoris signifie, "la pointe de sable fréquentée par les oyster catchers / huîtriers".

Photo de The Spit à Tahuna Torea Nature Reserve Auckland Nouvelle-Zélande
À la pointe, The Spit recouvert par la marée montante, côté rivière  ...  ©SM
Photo de The Spit à Tahuna Torea Nature Reserve Auckland Nouvelle-Zélande
De la pointe (The Spit), côté parc  ... Attention, la marée monte vite !  ©SM

Un de ces coins nature qui ne cessent de nous surprendre à Auckland, paix et dépaysement garantis à quelques encablures seulement du centre.


Plus d'infos :
Descriptif Tahuna Torea - Auckland Council ICI 

mercredi 27 juin 2018

Les chutes d'Okere - Rotorua (6)

C'est à proximité de la rive nord du lac de Rotorua qu'on trouve les chutes d'Okere longées par un sentier d'un peu plus d'un kilomètre (Okere Falls Track), un objectif d'excursion facile et sympa que l'on peut facilement combiner avec la visite des sources d'Hamurana. Okere Falls Track dispose de deux parkings, en amont et en aval du parcours, de toilettes, de plusieurs points de vues pour observer les chutes qui s'étagent à quatre endroits différents sur le cours inférieur de la rivière Kaituna avant qu'elle se jette dans le lac Rotoili. Le chemin est en grande partie ombragé, en forêt, et agrémenté de panneaux informatifs sur les éléments naturels et historiques de l'endroit.  

Photo de Tutea Falls Okere Falls Track Rotorua Nouvelle-Zélande
Tutea Falls en fin de journée - Okere Falls Track   ©DM
Pour la lumière et les photos, la fin de journée n'était pas le meilleur moment pour la visite (pour ça, il vaut sans doute mieux privilégier le milieu de journée quand le soleil est haut) mais nous avons fait "avec" sans que cela gâche véritablement le spectacle. Nous avons effectué la marche en remontant le cours de la rivière, en commençant par le point de vue sur la chute d'Okere surplombant les ruines de la quatrième centrale électrique construite en Nouvelle-Zélande qui exploitait la force du courant à cet endroit.

Photo des chutes d'Okere et de l'ancienne centrale électrique Rotorua Nouvelle-Zélande
Okere Falls en fin de journée - Chute du bas, site de l'ancienne centrale électrique  ©DM

Les travaux de la centrale débutèrent en 1899 et la mise en production en 1901; la demande dépassant rapidement l'offre, il fallut construire un barrage complémentaire en 1907-08 pour ajouter une turbine de 100 kW. Rapidement obsolète, la centrale fut décommissionnée à la fin des années 1930. Dans le cadre de la préservation de l'héritage historique du site, l'une des turbines fut remontée en 1955 pour être traitée et exposée au bord du chemin où elle s'exhibe toujours.

Photo de la turbine de l'ancienne centrale d'Okere Falls Rotorua Nouvelle-Zélande
Turbine "historique" de la centrale d'Okere Falls   ©SM
Un peu plus haut, un crochet permet de descendre jusqu'à la chute de Tutea* et d'emprunter les escaliers d'Hinemoa* (Hinemoa's steps) sculptés dans la roche pour descendre jusqu'aux grottes situées en contrebas de la chute. Elles auraient servi de refuge aux femmes et enfants en temps de guerre, un endroit alors protégé et difficilement accessible nécessitant des cordes pour aller s'y cacher. La plateforme de bois qui surplombe la chute de Tutea est un bon point d'observation pour voir et photographier les kayaks et les rafts en recherche de sensations qui la saute avec certainement une bonne montée d'adrénaline au passage. 

Photos des escaliers d'Hinemoa Tutea Falls Rotorua Nouvelle-Zélande
Hinemoa's Steps / Tutea Falls  ©SM
La partie amont est constituée d'autres cascades un peu cachées au milieu de la végétation et de Trout Pool, une pièce d'eau tranquille précédant le goulet d'étranglement formé par le canyon où dévale ensuite la rivière qui forme alors un trait d'union bouillonnant et sautillant entre ce réservoir et le lac Rotoili.

Photos des chutes sur la partie supérieure d'Okere Falls Track Rotorua Nouvelle-Zélande
Chutes sur la partie amont de Okere Falls Track   ©DM
Une demi-heure grand maximum dans chaque sens, une marche facile avec un peu de dénivelé mais sans grande difficulté, adaptée à toutes les conditions. La zone publique toujours ouverte est sous la tutelle du Department of Conservation et ses chutes justifient la balade alors il ne faut pas hésiter à s'y arrêter sachant que les plus aventureux pourront toujours y passer un peu plus de temps pour les chevaucher avec le choix de plusieurs sociétés proposant la descente en rafting, attention, ça secoue !

Photo ed raft sur la rivière Kaituna Okere Falls Rotorua Nouvelle-Zélande
Raft - Mise en condition dès la mise à l'eau sur la Kaituna ©DM
Nota :
*Hinemona était le nom d'une femme maorie; Tutea, celui d'un ancien chef.

Photo du panneau d'information Okere Falls Track Rotorua Nouvelle-Zélande
Panneau d'information et carte - Okere Falls Track  ©DM
Plus d'infos :
Okere Falls track - Department of Conservation ICI

vendredi 1 juin 2018

100% Pure New Zealand - Est-ce bien vrai ? (1)

Le 100% Pure New Zealand aux couleurs des All Blacks, c'est le slogan et le nom de l'office national du tourisme néo-zélandais qui met volontairement en avant l'image d'une nature immaculée et préservée, véhiculée avec un certain succès parce que c'est celle qui est le plus fréquemment associée au pays par les étrangers et les visiteurs attirés par le bol d'air ainsi promis. Après dix-huit mois passés dans le pays - et il faut moins de temps que ça pour s'en apercevoir - il faut avouer que cette vision un peu idyllique s'est quelque peu écornée.


Alors OUI, la Nouvelle-Zélande est un pays qui regorge de beautés naturelles avec ses plages et ses baies du bout du monde, ses volcans, ses montagnes, ses pâturages, ses forêts ... MAIS, un gros MAIS, cela ne signifie pas pour autant que c'est un pays écolo à la pointe de la préservation de ses espaces naturels parce qu'on a finalement un peu l'impression qu'il vit sur son capital et que s'il existe bien une vague conscience civique verte il faut encore y apporter pas mal de réserves.

Au quotidien, on constate rapidement cette ambivalence sur des choses toutes simples :

Dans les parcs et les endroits publics, les néo-zélandais sont assez disciplinés et font ce qu'ils faut ("Do the Right Thing") pour être des "Tidy Kiwis"* [Kiwis propres], les espaces sont plutôt propres et les gens ne jettent en général pas n'importe quoi n'importe où. Compte tenu du nombre de parcs et de plages qui dépasse peut-être le nombre d'habitants, on ne trouve que des panneaux rappelant ces règles de propreté (rapporter les déchets / ne rien laisser derrière soit / etc.) et l'absence de poubelles (leur collecte serait de toute façon sans doute ingérable) sachant que des actions d'éducation civique sur le dépot des ordures ont été initiées depuis longtemps et qu'elles semblent être totalement intégrées à la conscience collective.

Pas de poubelles dans les parc régionaux d'Auckland - Information "Be a tidy Kiwi"   ©SM
Les néo-zélandais ont donc l'habitude de rapporter leurs déchets pour s'en débarasser chez eux où ils font le tri : à Auckland chaque foyer dispose d'une poubelle au couvercle jaune pour le recyclable (verre, papier-carton, emballages / plastiques recyclables) et d'une poubelle au couvercle rouge pour la décharge. Il est également possible de demander au Auckland Council des poubelles spéciales pour les déchets végétaux et des ramassages pour les déchets de construction ou les encombrants, tout ça est bien organisé.

Nos poubelles ... Couvercle jaune pour recycler, couvercle rouge pour la décharge   ©SM
D'un autre côté, une visite au supermarché casse immédiatement cette image écolo-proprette quand le caddy de provisions est empaqueté par un volume incontrolé de sac en plastiques avec un gaspillage rarement constaté ailleurs. Pour essayer de se rattraper, il faut tout de même accorder aux supermarchés le mérite de leurs efforts pour récupérer ces sacs avec la mise à disposition de colonnes de récupération où les consommateurs peuvent rapporter les sacs pour en disposer.

Au supermarché, colonne de récupération pour les montagnes de sacs en plastiques distribuées   ©SM
Avec mes sacs réutilisables, je fais figure de pionnière et d'exception, ça casse un peu le rythme des caissiers qui sont encore chargés de l'emballage et bien équipés pour le faire, mais je m'y tiens et me donne bonne conscience tout en refusant chaque fois qu'ils me demandent s'il ne faudrait tout de même pas un sac en plastique séparé pour la viande et/ou le poisson et/ou les oeufs et/ou je ne sais quoi encore, comme c'est la norme ici.

À suivre

Nota :
* Les formules "Be a Tidy Kiwi" et "Do the Right Thing" semblent véritablement faire partie de la conscience collective. Introduites il y a une cinquantaine d'années par "keep New Zealand Beautiful" émanant du Anti Litter Council (comité anti-détritus) établit par gouvernement néo-zélandais en 1967. Les premières missions de cet organisme étaient concentrées sur le nettoyage, l'éradication des décharges sauvages et l'éducation. Des missions qui se poursuivent mais se sont progressivement étendues à la question des graffitis (nettoyage, réduction et contrôle) et à l'embellissement de l'environnement (plantations, restauration des cours d'eau, amélioration des abords des voies routières, compétitions de peintures murales, etc.).

Plus d'infos :
Site de l'agence nationale du tourisme - 100% Pure New Zealand ICI 
Keep New Zealand Beautiful ICI

jeudi 10 mai 2018

Rainbow Mountain - La montagne arc-en-ciel - Rotorua (5)

Rainbow Mountain (la montagne arc-en-ciel) / Maungakakaramea ("Montagne à la terre colorée" en maori) est située au bord de la route SH5, à 26 kilomètres au sud-est de Rotorua, entre la vallée de Waimangu et Wai-o-Tapu. Le parking est facile à trouver quand on vient de Rotorua puisqu'il est au bord de la nationale à hauteur du lac de Ngahewa, à gauche juste après l'embranchement de la SH38.

Photo de Rainbow Mountain Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain est ses parois colorées qui lui donnent son nom  ©SM
D'origine volcanique, la montagne doit son nom aux couleurs de ses parois striées de blanc et de rouge/orange. Elle reste une zone géothermale active même si les phénomènes y sont de plus en plus atténués et que la nature en profite pour reprendre ses droits. C'est une zone au statut de Scenic Reserve supervisée par le Department of Conservation, protégée pour ses particularités botaniques et scientifiques et ses associations de plantes rares et complexes spécifiques aux zones thermales. La montagne est également attachée à l'héritage culturel de deux tribus maories de la région. Tous ces aspects sont bien documentés sur place par des panneaux explicatifs complétés par une bonne signalisation des sentiers offrant différentes options aux marcheurs / randonneurs et/ou aux VTT*.  

Photo d'un panneau explicatif sur les plantes Rainbow Mountain Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain / Maungakakaramea - Panneau explicatif sur les plantes   ©SM
Quand on ne dispose pas de beaucoup de temps, on peut se contenter d'un aller-retour jusqu'à Crater Lakes, une marche facile d'un kilomètre à partir du parking et d'une quinzaine de minutes grand maximum dans chaque sens. On arrive jusqu'à un belvédère de bois aménagé au dessus de deux lacs aux couleurs bleues azur et blanches dont l'origine volcanique ne fait pas de doute et on profite d'une bonne vue au pied de la montagne et de ses parois colorées, un tableau qui vaut bien ce modeste effort.  

Photo de Crater Lakes Rainbow Mountain Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain - Crater Lakes   ©SM
Si on aime marcher et qu'on a plus de temps, on peut attaquer ensuite le sentier de Summit Track pour monter jusqu'au sommet de la montagne; il faut alors ajouter 2,5 kilomètres au chemin déjà parcouru et un temps de marche annoncé à 1 heure 30 dans chaque sens, largement surrévalué comme toujours (on n'a pas regardé à la montée mais nous avons mis 50 minutes pour descendre du sommet au parking, et nous ne sommes pas des cabris !). Le sentier est globalement bien balisé et tracé, plus dégradé et abrupt vers le sommet (attention, ça doit glisser par temps humide) ; il traverse des espaces de verdure de plusieurs types, dégage de beaux points de vues et laisse parfois entrevoir quelques fumerolles.
Une fois le sommet atteint, l'ultime récompense, c'est évidemment la vue à 360º avec, en direction de Rotorua, la route qui serpente à travers les collines vertes ...

Photo de vue vers Rotorua Rainbow Mountain Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain - La SH5 serpente en direction de Rotorua avec le Mont Tarawera sur la gauche  ©SM

... les lacs et la vallée de Waimangu quand on dévie le regard vers l'est ...

Photo de vue de Rainbow Mountain vers les lacs de Rotorua et la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain - Vue vers les lacs de Rotorua avec la vallée de Waimangu qui descend jusqu'au lac Rotomahana
... alors que vers l'ouest, c'est Wai-o-Tapu qu'on aperçoit. 

Photo de vue de Rainbow Mountain vers wai-o-tapu Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain - Vers Wai-o-Tapu à l'extrémité de la forêt
Vers le sud, d'autres sommets, ceux des pics volcaniques du Tongariro qui complètent le panorama.

Espace de nature ouvert à tous, sans droit de passage, pas trop fréquenté, Rainbow Mountain est l'une des nombreuses et agréables balades de Rotorua que les touristes de passage n'ont souvent pas le temps de découvrir - c'est dommage - dans une région qui ne peut finalement réellement s'apprécier qu'en y consacrant suffisamment de temps.

Nota :
* Pour les amateurs, piste VTT aménagée dans le parc (Te Ara Ahi) + une piste cyclable est aménagée au bord de la route depuis Rotoroa jusqu'au parc.
- Pour ceux qui sont intéressés, nous recommandons de passer à l'office de tourisme de Rotorua pour se procurer la dernière édition de la brochure "Walking and Hiking in Rotorua/Bay of Plenty" éditée par le Department of Conservation, un document utile qui recense et propose une trentaine de marches et randonnées autour de Rotorua et ses lacs, presque toutes gratuites (voir lien pour la version pdf).

À voir/faire dans les environs de Rainbow Mountain :
Wai-o-Tapu
La vallée de Waimangu
Kerosene Creek
Waikite Valley Thermal Pools

Plus d'infos :
Rainbow Mountain Summit Track - Department of Conservation ICI
Rainbow Mountain Crater Lake Walk - Department of Conservation ICI
Brochure Walking and Hiking in Rotorua / Bay of Plenty - Department of Conservation ICI

vendredi 27 avril 2018

Karioitahi - Les plages de sable noir d'Auckland (7)

Karioitahi est une plage de sable noir située près de Waiuku dans la région d'Auckland, à environ soixante-dix kilomètres au sud-ouest de la capitale, à la base de la péninsule sud bouclant Manukau Harbour.

Photo d'un tronc sculpté Karioitahi beach Auckland Nouvellle-Zélande
Tronc partiellement gravé - Karioitahi Beach   ©SM
Avec un permis*, la plage est ouverte à la circulation des 4x4 avec un accès "nord" et un accès "sud" séparés l'été par une zone de baignade surveillée que les voitures ne se privent pas de traverser en roulant au pas.

Photo de panneau Karioitahi beach Auckland Nouvelle-Zélande
Karioitahi beach - Accès des véhicules à la plage et panneau d'informations   ©SM
L'accès nord est le plus praticable avec du sable dur bien tassé alors que l'accès sud situé après le poste de surveillance passe par du sable sec de bonne profondeur ... L'accès sud est donc à favoriser alors que pour la circulation, c'est le contraire : la plage qui part au nord est relativement accidentée (beaucoup de rochers) avec pas mal de risques d'enlisement, même avec un 4x4 (nous en avons fait l'expérience avec une petite suée pour nous en sortir) ....

Photo de Karioitahi beach Auckland Nouvelle-Zélande
Vers le nord - Des rochers et du sable meuble, attention, risque d'enlisement   ©SM
... et il vaut mieux rouler vers le sud où la plage est large, plane et le sable plus dur, mieux adapté à la circulation.   

Photo de Karioitahi beach Auckland Nouvelle-Zélande
Vers le sud - Une véritable autoroute !   ©SM
Il n'est toutefois pas nécessaire d'avoir une voiture pour profiter de cette belle plage, assez fréquentée par les locaux qui viennent y pratiquer toutes sortes d'activités. Outre les conducteurs de tous poils et de tous âges (4x4, quads, motos), c'est un endroit apprécié des cavaliers, nombreux ...

Photo de cavalier mer de Tasman Karioitahi beach Auckland Nouvelle-Zélande
Pas mal de cavaliers et de chiens à Karioitahi Beach   ©SM
 ... des baigneurs qui, en été, bénéficient comme souvent d'une zone surveillée relativement restrainte sur la mer de Tasman (dangereuse), délimitée par les drapeaux aux couleurs jaunes et rouges ...

Photo de la zone de baignade mer de Tasman Karioitahi beach Auckland Nouvelle-Zélande
Entre les drapeaux, la zone surveillée pour la baignade et le surf - Karioitahi beach  ©SM
.. avec, c'est souvent le cas sur les plages néo-zélandaises, des postes de secours et du matériel sponsorisés par BP qui en profite bien sûr pour le faire savoir en s'affichant ...

Photo de zodiacs mer de Tasman Karioitahi beach Auckland Nouvelle-Zélande
Zodiacs du poste de secours aux couleurs BP   ©SM
 ... des surfeurs...

Photo de surfeur mer de Tasman Karioitahi beach Auckland Nouvelle-Zélande
Surfeur sur Karioitahi beach   ©SM
  ... des marcheurs avec ou sans chiens ... des campeurs ... et des pêcheurs. 

Photo de pêcheurs mer de Tasman Karioitahi beach Auckland Nouvelle-Zélande
Pêcheurs - Karioitahi beach   ©SM
La mer de Tasman et la plage de sable noir sont bien sûr au coeur du paysage réhaussé de quelques spécificités : une chute sur trois niveaux en cascade dans un retrait de la falaise aux formations colorées et alvéolées étonnantes, proche de l'accès nord ...

Photo de falaise et chute Karioitaho beach Auckland Nouvelle-Zélande
Un mur de falaise multicolore avec d'étranges alvéoles et tout au fond, une belle chute d'eau   ©SM
  ... une autre petite chute d'eau tombant directement sur la plage, plus au sud ...

Photo d'une chite d'eau sur Karioitahi beach Auckland Nouvelle-Zélande

... beaucoup de coquillages qui craquent sous les pneus et/ou les pas ...

Photos de coquillages sur Karioitahi beach Auckland Nouvelle-Zélande
Beaucoup de coquillages à Karioitahi beach   ©SM
... de la végétation cotière sur les dunes littorales, là où la plage s'élargie.


Et pour en savoir plus sur l'histoire de la zone de Karioitahi, peuplée depuis longtemps par les maoris puis les colons européens on peut se référer au panneau d'information du parking sud, à côté du poste de secours ...

Photo de panneau Karioitahi beach Auckland Nouvelle-Zélande

... avant de reprendre la route à travers une zone rurale, presque sans transition entre la plage et les pâturages.

Photo de karioitahi beach Auckland Nouvelle-Zélande
Karioitahi beach - Plage et route d'accès   ©SM
Une très belle plage avec une ambiance très sympathique, multi-loisirs et familiale. Relativement sauvage en dépit de sa popularité du week-end. Malgré la similitude des couleurs, elle est assez différente de celles qui se concentrent dans la zone de Waitakere Ranges regional park. Un peu le bout du monde, à faire et refaire et à compléter de la visite de la péninsule avec ses parcs et son phare (mais il faut prévoir une journée complète rien que pour ça) et/ou de la forêt de Waiuku sur l'embouchure de la Waikato un peu plus au sud (assez proche de Karioitahi, peut se faire en complément sur une même journée).

Nota :
* La circulation 4x4 sur Karioitahi beach nécessite l'obtention préalable d'un permis gratuit, renouvelable annuellement, à demander sur le site du Auckland Council. Il s'obtient en trois minutes. Il suffit de remplir un formulaire en ligne avec des informations personnelles de base, les informations du véhicule, la raison de la demande et le choix de la plage pour une délivrance immédiate. (ICI)

Voir aussi :
Les plages de sable noir d'Auckland (1), Muriwai, Muriwai Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (2), Te Henga (Bethells Beach), Waitakere Ranges RP
Les plages de sable noir d'Auckland (3), Anawhata, Waitakere Ranges RP
Les plages de sable noir d'Auckland (4), Piha, Waitakere Ranges RP
Les plages de sable noir d'Auckland (5), Karekare, Waitakere Ranges RP
Les plages de sable noir d'Auckland (6), Whatipu, Waitakere Ranges RP

Plus d'infos :
Waiuku's Karioitaho Beach perfectly imperfect - Stuff 31/12/2015 ICI 
Apply for a permit - Karioitahi Beach - Auckland Council ICI
Horaires des marées Karioitahi ICI