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jeudi 24 mai 2018
LIVRES - Les rives de la terre lointaine / Toward the sea of freedom de Sarah Lark (Saga du kauri)
Au début du XIXème siècle, les conditions de vie sont difficiles en Irlande. Kathleen et Michael sont jeunes et amoureux et rêvent d'une vie meilleure mais le jeune homme qui cherche à financer leur immigration vers l'amérique est arrêté pour un vol de sacs de grains utilisés pour produire du whisky de contrebande, condamné et envoyé purger sa peine à l'autre bout de la terre, sur l'île de Van Damien (Tasmanie / Australie). Michael a promis de revenir mais la jeune femme, enceinte, se retrouve mariée à Ian Coltrane, un marchand de chevaux fourbe qui l'emmène vers la Nouvelle-Zélande où il lui fait payer le prix du nom qu'il donne au fils de Kathleen. Entre Tasmanie et Nouvelle-Zélande on va alors suivre le destin romanesque et aventureux de ces personnages qui passent par différents lieux marquant l'histoire de la région : la colonie pénitentiaire de Van Damien, la colonie de Christchurch, la station baleinière de Kaikoura, l'établissement de Dunedin dans l'Otago avant et après la ruée vers l'or, les relations avec les Maoris, etc.
Après le succès de la saga du Pays du nuage blanc, Sarah Lark remet le couvert avec une nouvelle saga néo-zélandaise, celle du "kauri" (arbre emblématique de Nouvelle-Zélande) dont Les Rives de la Terre lointaine / Toward the sea of Freedom est le premier volume. Ses héroïnes ont le beau rôle même si elles subissent encore une fois les abus des hommes avant de révéler des capacités de résilience et d'adaptation extraordinaires leur permettant de rebondir et de tracer leur chemin dans un pays où tout est à faire. Une trame romanesque qu'on appreciera, ou pas, mais qui sert de mise en scène dans un décor et un contexte historique soigneusement documentés (et décortiqués dans la postface) sur la Nouvelle-Zélande, tout l'intérêt de cette lecture facile et divertissante.
Titre anglais : Toward the sea of Freedom
Titre français : Les rives de la terre lointaine
Premier volume de la saga du Kauri
Auteur : Sarah Lark (Christiane Gohl)
Première édition : 2010
Saga du Kauri :
Volume 2 : À l'ombre de l'Arbre Kauri / Beneath the kauri tree
Volume 3 : Les larmes de la déesse maorie (à paraitre 06/2018)
lundi 15 mai 2017
The Body Laid Bare exposé à l'Auckland Art Gallery
Dans les salles du premier étage de l'Auckland Art Gallery, les portraits Maoris de Gottfried Lindauer ont été décrochés pour faire place à une autre très belle exposition intitulée The Body Laid Bare, masterpieces from Tate (Le Corps à Nu, chefs d'oeuvre de la Tate Gallery).
Une exposition qui nous arrive tout droit de Sydney où elle a été présentée sous le titre Nude, art from the Tate collection (Nus, art des collections Tate), de novembre 2016 à février 2017, à l'Art Gallery of New South Wales qui en a assuré l'organisation en collaboration avec la prestigieuse Tate Gallery londonienne.
Regroupées sous le thème de la nudité et de la représentation du corps humain à travers les époques, du 18ème siècle à nos jours, une centaine d'oeuvres extraites des collections de la Tate Gallery ont ainsi été acheminées à l'autre bout de la planète pour notre plus grand plaisir : des peintures, des sculptures, des photos, des dessins, des esquisses des plus grands artistes tels que Pierre Bonard, Pablo Picasso, Henri Matisse, Louise Bourgeois, Alberto Giacometti ou Auguste Rodin.
Le clou de l'exposition, c'est justement Le Baiser d'Auguste Rodin, grande statue de marbre représentant un couple enlacé dont l'image a été utilisée pour les affiches de promotion de l'exposition; elle trone au centre de l'exposition dans la salle traitant de "l'érotisme du corps". La statue originale avait été commandée par l'État français pour l'exposition universelle de Paris de 1889, sculptée sous la supervision de Rodin par Jean Turcan, elle est conservée au musée Rodin à Paris. Rodin en avait ensuite supervisé deux autres versions dont celle sculptée par Rigaud, destinée aux collections de la Tate Gallery; voyageant pour la première fois hors des frontières de l'Europe, c'est celle qui est actuellement exposée à Auckland. Quelle splendeur !
La première salle est dédiée au "nu historique" (The Historical Nude) représentant le plus souvent des scènes bibliques ou mythologiques avec notamment un bronze magnifique de 1881, une oeuvre de Sir Hamo Thornycroft figurant Teucer, archer grec de la guerre de Troie. Quelques carnets d'études de nus et de scènes érotiques implicites de Joseph Mallord William Turner (1775-1851) sont également très intéressants et illustrent bien les réserves d'époques puritaines et conservatrices qui limitaient l'étude et la représentation de ce sujet en obligeant les artistes à se cacher : quand ces carnets personnels de Turner ont été découverts, ils ont été en partie détruits pour ne pas nuire à sa réputation qui était grande.
Vient ensuite la salle des "bains" (The Bathers) et du "nu privé" (The Private Nude), exceptionnelle, couvrant les périodes du 19ème et du 20ème et concentrant une palette de noms prestigieux, Bonnard (Nu dans la baignoire -1925 et Baigneuse de dos -1919), Picasso (Femme nue dans un fauteuil rouge - 1932), Rodin (La grande danseuse -1913), Degas (Bed Time - 1880-5), Matisse (Femme nue drapée - 1936), Balthus (Nu sur une chaise longue - 1950) etc. Elle traite d'une époque de transition où le nu est encore controversé, chargé de sexualité et d'immoralité parce que souvent associé à la prostitution mais où, sublimé, il fait une entrée plus respectable dans les intérieurs parisiens. Le thème de la toilette est un bon prétexte pour des études de nus en les sortant des contraintes historiques des époques antérieures. Une très belle salle équipées de deux banquettes permettant de s'installer confortablement, le temps de contempler ces oeuvres.
Les salles suivantes explorent les évolutions plus contemporaines, avec l'érotisme (Rodin, Picasso, Hockner), une autre vision de la sexualité et de la maternité avec Louise Bourgeois, des supports et des messages qui changent et se multiplient pour révéler notre humanité en passant par la photographie, le surréalisme, le militantisme, le féminisme, l'idéalisation ou la crudité du corps, la violence ou la vulnérabilité...
À voir jusqu'au 16 juillet 2017.
Nota : même ce n'est pas entièrement une surprise parce que c'est un problème récurrent à Auckland, petite frustration à la sortie de ne pas pouvoir acheter le catalogue de l'exposition, la boutique n'en ayant reçu qu'un nombre très limité d'exemplaires trop rapidement épuisés.
Exposition The Body Laid Bare, Masterpieces form Tate
Auckland Art Gallery - Level 1
18 mars 2017 - 16 juillet 2017
Entrée : 23 NZD
Photos interdites
Plus d'infos :
Exposition The Body Laid Bare - Infos Auckland Art Gallery ICI
Une exposition qui nous arrive tout droit de Sydney où elle a été présentée sous le titre Nude, art from the Tate collection (Nus, art des collections Tate), de novembre 2016 à février 2017, à l'Art Gallery of New South Wales qui en a assuré l'organisation en collaboration avec la prestigieuse Tate Gallery londonienne.
Regroupées sous le thème de la nudité et de la représentation du corps humain à travers les époques, du 18ème siècle à nos jours, une centaine d'oeuvres extraites des collections de la Tate Gallery ont ainsi été acheminées à l'autre bout de la planète pour notre plus grand plaisir : des peintures, des sculptures, des photos, des dessins, des esquisses des plus grands artistes tels que Pierre Bonard, Pablo Picasso, Henri Matisse, Louise Bourgeois, Alberto Giacometti ou Auguste Rodin.
Le clou de l'exposition, c'est justement Le Baiser d'Auguste Rodin, grande statue de marbre représentant un couple enlacé dont l'image a été utilisée pour les affiches de promotion de l'exposition; elle trone au centre de l'exposition dans la salle traitant de "l'érotisme du corps". La statue originale avait été commandée par l'État français pour l'exposition universelle de Paris de 1889, sculptée sous la supervision de Rodin par Jean Turcan, elle est conservée au musée Rodin à Paris. Rodin en avait ensuite supervisé deux autres versions dont celle sculptée par Rigaud, destinée aux collections de la Tate Gallery; voyageant pour la première fois hors des frontières de l'Europe, c'est celle qui est actuellement exposée à Auckland. Quelle splendeur !
La première salle est dédiée au "nu historique" (The Historical Nude) représentant le plus souvent des scènes bibliques ou mythologiques avec notamment un bronze magnifique de 1881, une oeuvre de Sir Hamo Thornycroft figurant Teucer, archer grec de la guerre de Troie. Quelques carnets d'études de nus et de scènes érotiques implicites de Joseph Mallord William Turner (1775-1851) sont également très intéressants et illustrent bien les réserves d'époques puritaines et conservatrices qui limitaient l'étude et la représentation de ce sujet en obligeant les artistes à se cacher : quand ces carnets personnels de Turner ont été découverts, ils ont été en partie détruits pour ne pas nuire à sa réputation qui était grande.
Vient ensuite la salle des "bains" (The Bathers) et du "nu privé" (The Private Nude), exceptionnelle, couvrant les périodes du 19ème et du 20ème et concentrant une palette de noms prestigieux, Bonnard (Nu dans la baignoire -1925 et Baigneuse de dos -1919), Picasso (Femme nue dans un fauteuil rouge - 1932), Rodin (La grande danseuse -1913), Degas (Bed Time - 1880-5), Matisse (Femme nue drapée - 1936), Balthus (Nu sur une chaise longue - 1950) etc. Elle traite d'une époque de transition où le nu est encore controversé, chargé de sexualité et d'immoralité parce que souvent associé à la prostitution mais où, sublimé, il fait une entrée plus respectable dans les intérieurs parisiens. Le thème de la toilette est un bon prétexte pour des études de nus en les sortant des contraintes historiques des époques antérieures. Une très belle salle équipées de deux banquettes permettant de s'installer confortablement, le temps de contempler ces oeuvres.
Les salles suivantes explorent les évolutions plus contemporaines, avec l'érotisme (Rodin, Picasso, Hockner), une autre vision de la sexualité et de la maternité avec Louise Bourgeois, des supports et des messages qui changent et se multiplient pour révéler notre humanité en passant par la photographie, le surréalisme, le militantisme, le féminisme, l'idéalisation ou la crudité du corps, la violence ou la vulnérabilité...
À voir jusqu'au 16 juillet 2017.
Nota : même ce n'est pas entièrement une surprise parce que c'est un problème récurrent à Auckland, petite frustration à la sortie de ne pas pouvoir acheter le catalogue de l'exposition, la boutique n'en ayant reçu qu'un nombre très limité d'exemplaires trop rapidement épuisés.
Exposition The Body Laid Bare, Masterpieces form Tate
Auckland Art Gallery - Level 1
18 mars 2017 - 16 juillet 2017
Entrée : 23 NZD
Photos interdites
Plus d'infos :
Exposition The Body Laid Bare - Infos Auckland Art Gallery ICI
samedi 1 avril 2017
Un week-end à Brisbane - D'une rive à l'autre !
Les prévisions météo ne relèvent heureusement pas d'une science exacte si bien que pour notre deuxième journée à Brisbane dimanche, le temps couvert et pluvieux annoncé n'est finalement pas de la partie. Seuls le soleil et la chaleur sont au rendez-vous et nous n'allons pas nous en plaindre !
Notre moyen de transport pour la journée : nos pieds et nos jambes, activés pendant presque 8 heures pour parcourir environ 24 kilomètres au coeur de la ville...
Nous commençons par rejoindre la rivière en passant par Queen's Gardens et Treasury Casino & Hotel dont la place et les bâtiments sont hérités de l'époque coloniale. Ils abritent aujourd'hui un hôtel, cinq restaurants, sept bars, une boite de nuit et le casino de Brisbane mais sont en passe d'être transformés à l'objectif 2022 comme l'annonce la maquette exposée dans le hall. Dans le cadre du redéveloppement de Queen's Wharf, le bâtiment historique sera conservé en façade d'un tout nouveau complexe mais il sera transformé en centre commercial, alors que le skyline de Brisbane vera apparaitre de nouveaux immeubles futuristes financés par Star Entertainment Group (actuel gestionnaire du casino et de l’hôtel) et par le groupe hongkongais Chow Tai Fook Enterprises. Autre petit clin d'oeil à Hong Kong, les hublots en façade du casino voisin, Oaks Casino Tower, qui rappellent ceux de Jardine's House.
En opération depuis 1995, le Treasury Casino est sans doute à l'origine de l'un des surnoms donné un peu ironiquement à la ville, celui de "Bris Vegas" mais il ne faut pas cracher dans la soupe car c'est une source de financement pour le gouvernement du Queensland qui est gestionnaire du Jupiter Casino Benefit Fund, un fond communautaire auquel sont reversés 1% de ses revenus bruts générés par les jeux.
Nous, nous ne jouons pas, nous marchons et traversons le pont Victoria pour rejoindre la rive sud de Brisbane et le quartier culturel avec ses musées, salles de spectacle, etc. Un panneau, une ancienne pile de pont et des restes de rails de tram sur la rive sud rappellent l'histoire des différents ponts qui se sont succédés à cet endroit avant la version actuelle de 1969 (la quatrième) ainsi que l'histoire tragique d'un jeune garçon d'origine grecque mort accidentellement en 1918 lors du défilé des troupes de retour de la guerre.
Nous découvrons ensuite les aménagements touristiques et de loisir de South Bank Parklands sur la rive sud, créés après l'exposition universelle de 1988 :
- les lettres géantes de la ville de BRISBANE pour concours de photos et de selfies,
- la grande roue et la pagode népalaise,
- les allées fleuries et les différents jardins aménagés (forêt tropicale, jardin épicurien avec la statue de Confucius passage obligé des groupes de visiteurs chinois, etc.),
- les différents bassins publics surveillés, assez incroyables, qui recrééent des lagons, avec ou sans sable, en pleine ville,
- le marché du dimanche sur little Stanley street avec ses boutiques, cafés et restaurants et une impression de vacances dans une station balnéaire,
Etc.
Tout est propre et parfaitement entretenu, bordé d'allées pour les piétons et de pistes cyclables; l'endroit est très animé et vivant avec non seulement des touristes de passage mais aussi et surtout beaucoup de locaux et de familles qui profitent de ces formidables équipements publics attestant d'une qualité de vie assez exceptionnelle.
Un peu plus loin, on contourne le musée maritime dominé par l'université Griffith en suivant le méandre de la rivière, en face du jardin botanique de la ville ...
... on arrive alors au pied des falaises de Kangaroo Point ouvertes à l'escalade. On fait alors toujours face aux jardins botaniques de la ville et au immeubles du CBD. Comme un peu partout en ville les allées sont agrémentées de statues et de sculptures, la ville ayant pour politique d'intégrer l'art à l'espace urbain, sous toutes ses formes.
Situé à mi-chemin entre le musée maritime et Story Bridge, un escalier et sa centaine de marches permettent de rejoindre un café et le parc voisin donnant accès à l'église anglicane néo-gothique de St Mary construite en 1873 et enregistrée au patrimoine historique de la ville. Le panorama offre de belles vues sur la rivière et sur le centre ville.
De retour en bas des falaises sur le Kangaroo Point Cliff's Park, nous poursuivons nos pérégrinations jusqu'à la pointe de Kangaroo Point avec toujours la même admiration pour la qualité des aménagements et l'état impeccable de ces lieux publics qui comprennent sur cette section :
- un hangar-café où il est possible de louer des kayaks,
- des passerelles de bois aménagées d'abris,
- des pontons,
- un parc historique rappelant les contributions d'anciens responsables de la ville,
- des espaces type vélib'
... avec toujours des œuvres intégrées au paysage.
Sur les pelouses situées sous Story Bridge, nous avons l'occasion d'observer une cérémonie et une réception de mariage avec un peu plus loin, une statue offerte par la communauté vietnamienne d'Australie reconnaissante envers le pays d'accueil qui a ouvert ses frontières en des temps difficiles. Au bord de l'eau, du sable et de la mangrove subsistent.
Le quartier est très résidentiel, plutôt récent avec du neuf-moderne et de l'ancien-rénové dans l'ensemble assez haut de gamme, ce qui se comprend compte tenu de la proximité du CBD facilement et rapidement accessible avec les services de bateaux du fleuve.
Par un escalier, nous grimpons ensuite sur Story Bridge pour regagner la rive nord. Le pont a été construit à la fin de année 1930, pendant la grande dépression, sur des fonds publics en suivant un modèle proche de celui du pont Jacques Cartier à Montréal. Il a été inauguré en 1940 et il porte le nom d'un notable local John Douglas Story (1869-1966).
Sur le pont, les passerelles piétonnes sont super sécurisées et de nombreux messages avec un numéro d'appel sont une main tendue aux candidats au suicide.
Et pour les amateurs, il est possible de faire la grimpette tout en haut de la structure métallique avec un tour organisé, nous on passe, ce n'est pas vraiment notre truc ...
Rive nord, nous arrivons dans le quartier de Fortitude Valley où nous faisons un détour bien décevant dans le chinatown local qui n'a vraiment pas grand intérêt. En dehors du portail chinois à l'entrée de la rue, un grand parking couvert occupe une bonne partie de la rue qui n'offre par ailleurs aucune véritable curiosité.
Parallèle à la rue de Chinatown, Brunswick Street est beaucoup plus sympa avec ses café et ses théâtres malgré l'ambiance assez calme qui y règne un dimanche en début d'après-midi.
Après ce petit crochet, nous revenons sur la rive nord de la rivière de Brisbane pour une pause bien mérité dans l'un des cafés de Riverside ....
... avant de poursuivre en direction du jardin botanique de la ville pour le découvrir avec en prime quelques bâtiments importants qui l'entourent : QUT (Queensland University of Technology, un campus magnifique incroyablement bien placé) et son Musée d'Art (ancienne résidence du gouverneur) ainsi que le bâtiment historique du Queensland Parliament.
À moins d'être en vélo et d'utiliser la piste cyclable, les quais de la rive nord n'ont plus un intérêt majeur après le jardin botanique. Nous les avons suivis pour rejoindre le pont Victoria et nous rendre à la Art Galery mais ce n'était sans doute pas la meilleure option.
Avant la fermeture de la galerie d'art à 17 heures, nous avons apprécié ce superbe espace d'exposition et les œuvres que nous avons eu le temps de voir.
En sortant et avec le soleil qui avait tourné par rapport à notre passage du matin, nous avons encore une fois admiré une partie des aménagements de la rive sud avant de repartir pour une exploration du CBD, en dehors des heures de bureau.
En point d'orgue : Queen's street mall avec son mix de façades, de boutiques, restaurants et cafés :
Dont la façade toute en relief et en couleur de Wintergarden, illuminée la nuit ... une petite merveille :
Nous terminons à proximité de la gare et de Post Office Square au ANZAC Square, la place ANZAC dédiée au forces Australiennes et Néo-zélandaises qui ont combattues aux côté des troupes britanniques sur les différents champs de batailles de l'époque moderne. Une flamme illumine la rotonde néo-classique gravée de noms de batailles alors que la place qu'elle surplombe est agrémentée de statues allégoriques.
Dans cette ville ou tout est plutôt propret, nous constatons qu'en cette fin de journée, les bancs du square commencent à se remplir d'occupants qui s'installent pour la nuit, des SDF dont sans doute aussi un ou deux junkies.
La nuit tombe ensuite rapidement et nous trouvons dans le quartier de quoi nous restaurer, les jambes un peu lourdes mais satisfaits de nos découvertes du jour.
Dernière soirée à Brisbane avant le retour lundi sur Auckland, un trajet moins avantageux dans ce sens puisqu'avec un départ en matinée lundi, je ne suis de retour qu'en fin de journée. Mais je ne vais pas me plaindre car même si nous sommes loin d'en avoir fait le tour, nous avons été séduits par cette ville australienne où nous n'hésiterions pas à nous installer si on nous le proposait et où nous aurons plaisir à revenir si l'occasion se présente.
Notre moyen de transport pour la journée : nos pieds et nos jambes, activés pendant presque 8 heures pour parcourir environ 24 kilomètres au coeur de la ville...
Nous commençons par rejoindre la rivière en passant par Queen's Gardens et Treasury Casino & Hotel dont la place et les bâtiments sont hérités de l'époque coloniale. Ils abritent aujourd'hui un hôtel, cinq restaurants, sept bars, une boite de nuit et le casino de Brisbane mais sont en passe d'être transformés à l'objectif 2022 comme l'annonce la maquette exposée dans le hall. Dans le cadre du redéveloppement de Queen's Wharf, le bâtiment historique sera conservé en façade d'un tout nouveau complexe mais il sera transformé en centre commercial, alors que le skyline de Brisbane vera apparaitre de nouveaux immeubles futuristes financés par Star Entertainment Group (actuel gestionnaire du casino et de l’hôtel) et par le groupe hongkongais Chow Tai Fook Enterprises. Autre petit clin d'oeil à Hong Kong, les hublots en façade du casino voisin, Oaks Casino Tower, qui rappellent ceux de Jardine's House.
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| Rive nord - Rive Sud - Brisbane ©SM |
En opération depuis 1995, le Treasury Casino est sans doute à l'origine de l'un des surnoms donné un peu ironiquement à la ville, celui de "Bris Vegas" mais il ne faut pas cracher dans la soupe car c'est une source de financement pour le gouvernement du Queensland qui est gestionnaire du Jupiter Casino Benefit Fund, un fond communautaire auquel sont reversés 1% de ses revenus bruts générés par les jeux.
Nous, nous ne jouons pas, nous marchons et traversons le pont Victoria pour rejoindre la rive sud de Brisbane et le quartier culturel avec ses musées, salles de spectacle, etc. Un panneau, une ancienne pile de pont et des restes de rails de tram sur la rive sud rappellent l'histoire des différents ponts qui se sont succédés à cet endroit avant la version actuelle de 1969 (la quatrième) ainsi que l'histoire tragique d'un jeune garçon d'origine grecque mort accidentellement en 1918 lors du défilé des troupes de retour de la guerre.
Nous découvrons ensuite les aménagements touristiques et de loisir de South Bank Parklands sur la rive sud, créés après l'exposition universelle de 1988 :
- les lettres géantes de la ville de BRISBANE pour concours de photos et de selfies,
- la grande roue et la pagode népalaise,
- les allées fleuries et les différents jardins aménagés (forêt tropicale, jardin épicurien avec la statue de Confucius passage obligé des groupes de visiteurs chinois, etc.),
- les différents bassins publics surveillés, assez incroyables, qui recrééent des lagons, avec ou sans sable, en pleine ville,
- le marché du dimanche sur little Stanley street avec ses boutiques, cafés et restaurants et une impression de vacances dans une station balnéaire,
Etc.
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| South Bank Parkland : Street Beach - Epicurious Garden - Brisbane ©SM |
Tout est propre et parfaitement entretenu, bordé d'allées pour les piétons et de pistes cyclables; l'endroit est très animé et vivant avec non seulement des touristes de passage mais aussi et surtout beaucoup de locaux et de familles qui profitent de ces formidables équipements publics attestant d'une qualité de vie assez exceptionnelle.
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| South Bank Parkland : Little Stanley street ©SM |
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| Clocher de Sommerville house, café et musée maritime - Brisbane ©SM |
... on arrive alors au pied des falaises de Kangaroo Point ouvertes à l'escalade. On fait alors toujours face aux jardins botaniques de la ville et au immeubles du CBD. Comme un peu partout en ville les allées sont agrémentées de statues et de sculptures, la ville ayant pour politique d'intégrer l'art à l'espace urbain, sous toutes ses formes.
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| L'art intégré à l'espace urbain - Brisbane ©SM |
Situé à mi-chemin entre le musée maritime et Story Bridge, un escalier et sa centaine de marches permettent de rejoindre un café et le parc voisin donnant accès à l'église anglicane néo-gothique de St Mary construite en 1873 et enregistrée au patrimoine historique de la ville. Le panorama offre de belles vues sur la rivière et sur le centre ville.
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| River Terrace Kangaroo Point - Brisbane ©SM |
De retour en bas des falaises sur le Kangaroo Point Cliff's Park, nous poursuivons nos pérégrinations jusqu'à la pointe de Kangaroo Point avec toujours la même admiration pour la qualité des aménagements et l'état impeccable de ces lieux publics qui comprennent sur cette section :
- un hangar-café où il est possible de louer des kayaks,
- des passerelles de bois aménagées d'abris,
- des pontons,
- un parc historique rappelant les contributions d'anciens responsables de la ville,
- des espaces type vélib'
... avec toujours des œuvres intégrées au paysage.
Sur les pelouses situées sous Story Bridge, nous avons l'occasion d'observer une cérémonie et une réception de mariage avec un peu plus loin, une statue offerte par la communauté vietnamienne d'Australie reconnaissante envers le pays d'accueil qui a ouvert ses frontières en des temps difficiles. Au bord de l'eau, du sable et de la mangrove subsistent.
Le quartier est très résidentiel, plutôt récent avec du neuf-moderne et de l'ancien-rénové dans l'ensemble assez haut de gamme, ce qui se comprend compte tenu de la proximité du CBD facilement et rapidement accessible avec les services de bateaux du fleuve.
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| Kangaroo Point / Story Bridge - Brisbane ©SM |
Par un escalier, nous grimpons ensuite sur Story Bridge pour regagner la rive nord. Le pont a été construit à la fin de année 1930, pendant la grande dépression, sur des fonds publics en suivant un modèle proche de celui du pont Jacques Cartier à Montréal. Il a été inauguré en 1940 et il porte le nom d'un notable local John Douglas Story (1869-1966).
Sur le pont, les passerelles piétonnes sont super sécurisées et de nombreux messages avec un numéro d'appel sont une main tendue aux candidats au suicide.
Et pour les amateurs, il est possible de faire la grimpette tout en haut de la structure métallique avec un tour organisé, nous on passe, ce n'est pas vraiment notre truc ...
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| Story Bridge Brisbane ©SM |
Rive nord, nous arrivons dans le quartier de Fortitude Valley où nous faisons un détour bien décevant dans le chinatown local qui n'a vraiment pas grand intérêt. En dehors du portail chinois à l'entrée de la rue, un grand parking couvert occupe une bonne partie de la rue qui n'offre par ailleurs aucune véritable curiosité.
Parallèle à la rue de Chinatown, Brunswick Street est beaucoup plus sympa avec ses café et ses théâtres malgré l'ambiance assez calme qui y règne un dimanche en début d'après-midi.
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| Chinatown Brisbane ©SM |
Après ce petit crochet, nous revenons sur la rive nord de la rivière de Brisbane pour une pause bien mérité dans l'un des cafés de Riverside ....
... avant de poursuivre en direction du jardin botanique de la ville pour le découvrir avec en prime quelques bâtiments importants qui l'entourent : QUT (Queensland University of Technology, un campus magnifique incroyablement bien placé) et son Musée d'Art (ancienne résidence du gouverneur) ainsi que le bâtiment historique du Queensland Parliament.
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| Jardins botaniques Brisbane ©SM |
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| Jardins botaniques Brisbane ©SM |
À moins d'être en vélo et d'utiliser la piste cyclable, les quais de la rive nord n'ont plus un intérêt majeur après le jardin botanique. Nous les avons suivis pour rejoindre le pont Victoria et nous rendre à la Art Galery mais ce n'était sans doute pas la meilleure option.
Avant la fermeture de la galerie d'art à 17 heures, nous avons apprécié ce superbe espace d'exposition et les œuvres que nous avons eu le temps de voir.
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| Art Gallery Brisbane ©SM |
En sortant et avec le soleil qui avait tourné par rapport à notre passage du matin, nous avons encore une fois admiré une partie des aménagements de la rive sud avant de repartir pour une exploration du CBD, en dehors des heures de bureau.
En point d'orgue : Queen's street mall avec son mix de façades, de boutiques, restaurants et cafés :
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| Queen's Street Mall ©SM |
Dont la façade toute en relief et en couleur de Wintergarden, illuminée la nuit ... une petite merveille :
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| Façade Wintergarden - Queen's Street Mall Brisbane ©SM |
Nous terminons à proximité de la gare et de Post Office Square au ANZAC Square, la place ANZAC dédiée au forces Australiennes et Néo-zélandaises qui ont combattues aux côté des troupes britanniques sur les différents champs de batailles de l'époque moderne. Une flamme illumine la rotonde néo-classique gravée de noms de batailles alors que la place qu'elle surplombe est agrémentée de statues allégoriques.
Dans cette ville ou tout est plutôt propret, nous constatons qu'en cette fin de journée, les bancs du square commencent à se remplir d'occupants qui s'installent pour la nuit, des SDF dont sans doute aussi un ou deux junkies.
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| ANZAC square Brisbane ©SM |
La nuit tombe ensuite rapidement et nous trouvons dans le quartier de quoi nous restaurer, les jambes un peu lourdes mais satisfaits de nos découvertes du jour.
Dernière soirée à Brisbane avant le retour lundi sur Auckland, un trajet moins avantageux dans ce sens puisqu'avec un départ en matinée lundi, je ne suis de retour qu'en fin de journée. Mais je ne vais pas me plaindre car même si nous sommes loin d'en avoir fait le tour, nous avons été séduits par cette ville australienne où nous n'hésiterions pas à nous installer si on nous le proposait et où nous aurons plaisir à revenir si l'occasion se présente.
samedi 25 mars 2017
Un week-end à Brisbane - Entre jardins & rivière !
Située à trois heures de vol seulement de la capitale néo-zélandaise et décalé de trois heures, on arrive à Brisbane presqu'à la même heure que celle à laquelle on part, parfait pour nos retrouvailles le vendredi soir et notre installation à l'hotel.
Après consultation de la météo le samedi matin, les prévisions anticipent une journée ensoleillée alors que dimanche s'annonce a priori couvert et pluvieux. Nous décidons donc de commencer nos explorations par le Mont Coot-tha, point culminant un peu excencentré à l'ouest de la ville, fréquenté autrefois par les familles pour des excursions pique-nique et figurant aujourd'hui en haut de la liste des "lieux à voir à Brisbane" dans tous les guides touristiques.
À 7 kilomètres et 15 minutes environ du centre ville (CBD / Central Business District), nous nous y faisons déposer en taxi et commençons par admirer le point de vue sur la cité, très étendue, plus dense qu'Auckland et traversée par la rivière de Brisbane qui serpente en une multitude de boucles avant de se jeter au loin dans la baie de Moreton, entre sunshine coast (la côte ensoleillée) et gold coast (la côte d'or). Le lookout dispose d'un petit parking et il est aménagé avec boutique, café, restaurant et belvédères.
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| Mont Coot-tha - Brisbane ©SM |
À la boutique, nous récupérons la "Mt Coot-tha Forest Track Map" gratuite, la carte détaillée des chemins du parc forestier entourant la colline, pour redescendre à pied par la Summit Track en passant par les JC Slaughter Falls (chutes de JC Slaughter) : 1,9 kilomètres et 30 minutes de marche. Une jolie balade en forêt avec une végétation de bush et des arbres à l'écorce pelante offrant un paysage beaucoup plus aride que ce à quoi nous sommes maintenant habitués en Nouvelle-Zélande d'autant que le lit des ruisseaux et la chute sont eux aussi complètement à sec.
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| Summit track Mt Coot-tha - JC Slaughter Falls, à sec ! Brisbane ©SM |
En bas des pentes, il faut ensuite suivre la route pour rejoindre le Brisbane Botanic Gardens (Mt Coot-Tha), l'un des deux jardins botaniques de la ville, le premier étant situé au bord de la rivière, au coeur du CBD.
Pour la petite histoire, le plus ancien des deux jardins botaniques a été établi en 1855 sur un terrain mis de côté en 1828 par les européens quand ils se sont installés afin d'y faire pousser le nécessaire et approvisionner la colonie pénitentiaire en nourriture. Plus tard, le jardin servit à expérimenter différentes cultures et pour tester l'acclimation de plantes venues d'autres parties du monde si bien qu'il est considéré comme le berceau de l'horticulture locale. Plusieurs fois ravagé par des crues du fleuve mettant en danger de précieuses collections de plantes, il fut décidé de lui adjoindre une antenne en bas des pentes du Mont Coot-tha, à l'abri des aléas du fleuve. Fondée en 1970 et officiellement ouverte depuis 1976, cette annexe couvre 56 hectares. Un parc implanté sur une zone vallonée qui abrite pas moins de 20'000 plantes représentant 5'000 espèces du monde entier et plusieurs types d'habitats des zones arides, tropicales et tempérées.
Près de l'entrée, un kiosque d'information permet de récupérer des cartes faisant figurer les différents services (restaurant, bibliothèque, planétarium, auditorium, toilettes, fontaines à eau, etc.) et l'organisation du parc en une vingtaine de communautés thématiques et géographiques (bambous, plantes primitives, arbres fruitiers, bougainvilliers, plantes grasses, etc.) auxquels s'ajoutent une douzaine de zones consacrées aux plantes endémiques, propres à l'Australie. Ces dernières sont concentrées dans la partie la plus éloignée du parc et la moins fréquentée, autour d'un petit lac qui constitue une bonne promenade.
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| Communautés de plantes australiennes - Coot-tha botanic Garden Brisbane ©SM |
Une route fermée à la circulation le week-end dessine le parcours principal du parc mais il est plus agréable d'emprunter les sentiers annexes et nombreux mieux adaptés aux promeneurs. La partie la plus proche de l'entrée est la plus concentrée et la plus variée si bien qu'on y passe de la bambouseraie aux jardin japonais, des fougères au dôme tropical puis aux plantes grasses avant d'arriver aux lagons, etc.
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| Toutes sortes de plantes ... Brisbane botanical gardens Mt Coot-tha ©SM |
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| En vert et en couleurs ! Brisbane botanical gardens Mt Coot-tha ©SM |
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| Jardin japonais - Brisbane botanical gardens Mt Coot-tha ©SM |
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| Dôme tropical, plantes grasses et lagon - Brisbane botanical gardens Mt Coot-tha ©SM |
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| Beaucoup d'oiseaux, des gros lézards et des oeuvres intégrées au décor - Brisbane botanical gardens Mt Coot-tha ©SM |
On peut facilement passer plusieurs heures dans ces jardins qui doivent sans doute réserver des surprises en toutes saisons.
Pour retourner en ville, nous prenons le bus local, le 471 qui nous ramènent en ville en 30 minutes environ en traversant la banlieue environnante et nous descendons à l'arrêt de King George Square, grande place de l'hôtel de ville et du musée de Brisbane.
Un coup d'oeil sur la carte permet de noter en passant le manque d'originalité des noms de rues qu'on retrouve un peu partout dans les grandes villes des anciennes colonies britanniques, la plupart du temps attachées à la royauté : Queen's road, Elizabeth Street, Margaret Street, Edward Street, etc. D'ailleurs cela pourrait faire l'objet d'un jeu des rues à collectionner, tout comme on pourrait le faire avec les statues de la reine Victoria qu'on retrouve elles ausi partout, Brisbane ne faisant bien sûr pas exception !
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| King George square - Brisbane ©SM |
Il fait relativement chaud et nous avons déjà beaucoup marché si bien qu'une fois de retour en ville nous optons de poursuivre par une visite de Brisbane sur l'eau. Pour cela, il existe plusieurs possibilités :
- des tours touristiques organisés (Mirimar Cruises, Kookaburra Showboat Cruises / grands bateaux avec roue à aube, River city cruises)
- le City Hopper gratuit qui permet de "sauter" d'une rive à l'autre entre North Quay et Sydney Street avec 8 arrêts en tout. Un service mis en place et géré par la mairie de Brisbane.
- le CityCat qui opère lui aussi sous la houlette de la mairie de Brisbane avec une flotte de 21 CityCats, le long de la rivière de Brisbane sur 25 arrêts disposés sur les deux rives entre l'université de Queensland (UQ St Lucia) et Northshore Hamilton,
- des petits ferrys.
Nous embarquons sur un CityCat à North Quay pour la modique somme de 4,70 AUD chacun (ticket acheté à bord), avec l'idée de faire la ligne complète pour revenir en fin de circuit à notre point de départ. Nous commençons par remonter la rivière jusqu'à l'université de Queensland et nous pouvons observer l'activité sur la rivière et les aménagements en amont du CBD : des dériveurs, des jetskis et des petits bateaux à moteurs profitent de l'eau en ce samedi ensoleillé alors que les constructions longeant la rivières sont récentes, modernes et dans l'ensemble plutôt sympas avec des pontons d'accès à l'eau et de jolis parcs et jardins.
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| Brsibane CityCat - En amont de CBD ©SM |
La croisière est très agréable parce que le CityCat est hyper stable et confortable, un service qui a fêté ses 25 ans de mise en opération, pratique et relié aux autres modes de transports. Après l'arrêt du terminus à l'université de Queensland (UQ St Lucia), il repart en sens inverse, en direction du CBD où se concentrent les grands immeubles et la plupart des ponts de la ville.
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| Les ponts de Brisbane ©SM |
On longe alors le centre de Brisbane avec Brisbane City sur la rive nord relié par le pont Victoria au South Bank avec ses aménagements de loisirs sur la rive sud :
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| Brisbane City et South Bank, grande roue et théâtre ©SM |
Peu après, on passe le musée maritime pour arriver à Kangaroo Point et ses falaises terminées par Story Bridge et faisant face aux jardins botaniques du centre et à CBD :
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| Falaises de Kangaroo Point - Story Bridge et CBD Brisbane ©SM |
La croisière se poursuit presque jusqu'à l'embouchure avec une succession de zones résidentielles, d'abord avec des immeubles remplacés un peu plus loin par des maisons. Dans l'une des zones, d'anciens docks et entrepots de laine ont été reconvertis en logements alors qu'encore plus loin, c'est une ancienne centrale électrique qui a été transformée pour accueillir cafés et restaurants. Tout semble parfaitement entetenu avec un urbanisme maitrisé exploitant et en mettant en valeur les ressources et l'histoire locale.
Nous admirons certains des aménagements se déployant le long des berges comme cette longue passerelle au pied d'une zone de falaise qui permet le passage des riverains, des coureurs et la continuation de la piste cyclable qui se déploit sur des kilomètres le long de la rivière.
On ne voit toujours pas la mer au dernier arrêt en bout de ligne à Northshore Hamilton Ferry Terminal situé dans le dernier méandre de la rivière, à proximité d'un terrain de golf et d'un parc doté d'une petite plage et on aperçoit juste le port.
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| Passerelle aménagée au pied du quartier de New Farm et plage du terminal de ferry Northshore Hamilton ©SM |
Alors que le pont du CityCat était plutôt calme en début de parcours, il se remplit au retour avec des riverains endimanchés qui montent à bord en fin de journée pour un dîner en ville, c'est samedi soir ! La carte de transport locale est passée sur un lecteur à la montée puis à la descente selon une utilisation assez semblable à celle du AT-Hop d'Auckland et nous constatons ainsi que CityCat est véritablement un moyen de transport intégré à la ville.
Nous faisons comme la plupart des autres passagers et descendons à Riverside proche d'Eagle street pour dîner nous aussi et ainsi terminer la journée dans cette zone particulièrement animée, pleine de cafés et des restaurants en terrasse au bord de la rivière et face au pont de Story qui s'illumine la nuit.
Nous ne pensions pas passer autant de temps sur le CityCat, le circuit complet fait presque 3 heures avec tous les arrêts, mais nous avons vraiment apprécié ce grand tour qui donne une vision au fil de l'eau de cette grande ville d'un peu plus de 2 millions d'habitants, la troisième du pays pour la population, après Sydney et Melbourne.
Une première impression de grande ville, bien plus dense qu'Auckland,
une cité marquée par les méandres de son fleuve et ses nombreux aménagements,
un urbanisme maîtrisé, cohérent et à taille humaine,
avec des parcs et des jardins,
bénéficiant d'un climat clément,
bref, une métropole où il fait bon vivre.
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