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lundi 5 novembre 2018

La trilogie de l'arbre kauri de Sarah Lark




Après Les rives de la terre lointaine, volume 1 de la trilogie du kauri, la deuxième saga néo-zélandaise de Sarah Lark se poursuit avec toujours un peu les mêmes ficelles : des familles dont on suit les générations qui se croisent et se mèlent, une énorme dose de romantisme, des éléments historiques détaillés "in vivo" afin de découvrir quelques événements clés qui ont façonné la Nouvelle-Zélande.

Dans l'ombre de l'arbre Kauri/The kauri tree, il est ainsi question de la lutte des suffragettes qui se sont battues pour obtenir le droit de vote sachant qu'en la matière, le pays fut véritablement pionnier en accordant ce droit aux femmes (et aux maoris) dès 1893. Les motivations et les circonvolutions complexes liées à ce progrès sont bien abordées dans le livre, notamment la question de la "tempérance" et des mouvements religieux. Le volet maori est un autre grand sujet bien développé dans ce deuxième volume avec notamment l'expérience unique du village de Parihaka dans la région de Taranaki. Son guide sprirituel, Te Whiti o Rongomai, est parfois qualifié de "Gandhi" avant l'heure pour son approche pacifiste visant à contrer les blancs trop avides de récupérer les terres maories. On découvre également des éléments sur la côte ouest de l'île du sud avec ses mines de charbons ou sur les début des courses de chevaux, les paris et entourloupes qui les entourent.  
        
Avec les larmes de la déesse maorie / Flight of a Maori goddess, on poursuit la saga familiale et historique au tout début du XXème siècle. Une partie de la nouvelle génération va se porter volontaire pour renforcer les troupes qui partent combattre en Afrique du Sud dans la terrible guerre menée contre les Boers. On sort du territoire de la Nouvelle-Zélande mais cet épisode marque le début de ses engagements militaires avec ses premiers traumatismes. Il est également question d'un exploit aérien non enregistré officiellement mais qui aurait précédé celui des frères Wright ... 

Des livres faciles à lire, romantiques parfois à l'excès avec des destins de femmes malmenées mais réslientes. Des romans surtout très bien documentés ce qui en fait, pour moi, tout l'intérêt : une très bonne introduction au pays.

Nota : les deux sagas, celle du Pays du long nuage blanc et celle du kauri sont très complémentaires dans la mesure où elles creusent des aspects historiques différents (avec en guise de clin d'oeil quelques références à la première dans la deuxième). 

Voir aussi :
LIVRES - Les rives de la terre lointaine / Toward the sea of freedom de Sarah Lark (Saga du kauri)
LIVRES - Saga "Le pays du nuage blanc" - Sarah Lark


dimanche 17 juin 2018

LIVRES - Les âmes brisées / What becomes of the broken-hearted d'Alan Duff


Les âmes brisées est la suite de l'âme des guerriers, deuxième volume d'une trilogie.
Quelques années après le drame qui a brisé la famille Heke - le suicide de Grace, 13 ans, et la mort violente de Nig, le fils aîné - on retrouve Jake, Beth et leurs autres enfants qui ont grandit. Le couple brisé par l'alcool et la violence au moment de la tragédie n'a pas survécu. Beth a refait sa vie et trouvé une stabilité avec un ancien éducateur qui l'a prise sous son aile avec ses enfants en leur offrant son amour, de meilleures conditions de vie et de nouvelles perspectives. Jake, un temps soupçonné du viol qui a conduit sa fille Grace au suicide, a d'abord continué à dériver, boire et traîner mais finit par trouver le chemin de la rédemption par l'amour, l'amitié et le sport qui canalisent sa violence alors qu'il se construit de nouveaux repères et surtout, l'estime de soi. Quand aux enfants, ils font leur chemin, l'un est à l'université, l'autre s'engage dans la voie des gangs comme son grand frère qu'il admirait alors que la plus jeune fille, bonne écolière, subit la violence des autres filles de son âge qui ne comprennent pas son assiduité ...     

La violence des banlieues maories reste très présente mais elle ne forme plus la trame centrale brute du roman qui est plus axée sur les personnages, leur ressenti, leur transformation, leur rapport aux autres. Les protagonistes sont plus apaisés, plus matures et le récit s'élargit pour inclure notamment l'ancien voisin pakeha (non maori) qui se débat avec des difficultés financières qui l'amènent à vendre ses terrains petit à petit en entraînant une perte de son statut social.

Un bon livre qui permet d'aborder une partie de la Nouvelle-Zélande qui n'est pas la plus connue, dénoncée par un auteur qui sait de quoi il parle et qui arrive à donner une vision "de l'intérieur" d'une frange maorie en mal-être, se cherchant sans toujours se trouver.

À suivre.

Du même auteur :
L'âme des guerrier / Once were warriors

Titre original : What becomes of the broken hearted
Titre français : Les âmes brisées
Auteur : Alan Duff
Première édition : 1996

vendredi 8 juin 2018

L'art des relais utilitaires en Nouvelle-Zélande - Une alliance harmonieuse

En ville, dans les quartiers ou à la campagne, les coffres-relais utilitaires métalliques constituent des éléments familiers du paysage néo-zélandais, des objets essentiels pour assurer la gestion des cables des réseaux électriques et de télécommunications ainsi que l'alimentation des bâtiments en tous genres. Depuis quelques années, ces boîtes aux couleurs  traditionnellement "vert militaire" apportent une palette de couleurs plus variées au paysage parce que, nouvelle corde à leur arc, elles ont commencé à servir de support d'expression aux artistes locaux*. Alors évidemment comme l'un de mes dadas à moi ce sont les collections, leur aspect récurrent sans cesse renouvelé a forcément attiré mon attention et elles ont intégré mon carnet de chasse des sujets photographiques que j'accumule : j'adore !
J'aime d'autant plus que ce sont souvent des éléments typiquement néo-zélandais qui sont représentés ... le nationalisme à travers l'art urbain, en voilà un sujet !!!   

Photo de cabinet chorus peint Auckland Nouvelle-Zélande
Lorikeets in Green Bay / 250 Godley avenue / Auckland - Artiste : Cliff Uepa - [Chorus cabinet]
Dans ce domaine de l'art urbain, Chorus, un des fournisseur d'accès de broadband semble le plus impliqué avec environ 450 de ses coffres-relais [DSL Cabinet (Digital Subscriber Line)] déjà décorés un peu partout sur le territoire. Ils sont d'ailleurs référencés sur un blog dédié du site du fournisseur où sont donnés, le nom de chaque représentation (et/ou l'adresse), celui de l'artiste, plusieurs vues et parfois l'interprétation de l'oeuvre.

Photo de cabinet chorus peint Auckland Nouvelle-Zélande
Noo Zillun / Auckland - Artiste : Paul Walsh [Chorus Cabinet]
Artiste local d'Auckland, Paul Walsh a déjà signé plusieurs de ces peintures qui lui donnent pas mal de visibilité en ville. Il explique sur son blog que ces boîtes sont mises à la disposition des artistes qui doivent d'abord faire une demande d'autorisation auprès du fournisseur dont l'implication ne va pas plus loin, sachant qu'il ne peut pas rénumérer les artistes pour des questions de propriété et de droits et que les peintres doivent trouver seuls le financement pour la réalisation de leurs projets.
 
Photo de cabinet chorus peint Auckland Nouvelle-Zélande
Green Bay - Pohutukawas - Artiste : Heathermeg Sampson [Chorus cabinet]
Au départ, Paul Walsh avait donc lancé une souscription participative mais il est désormais possible de faire appel à un autre intermédiaire, Keep New Zealand Beautiful, qui propose des bourses de financement dédiées. Né à la fin des années 1960, cet organisme s'est d'abord occupé des campagnes d'éducation pour développer le civisme afin de garder propre la Nouvelle-Zélande où on ne jette pas n'importe quoi n'importe où ("be a tidy kiwi"). Progressivement ses missions en sont venues à englober la question des graffitis et de l'embellissement qui trouvent ainsi une mise en application idéale avec ce projet au travers des bourses. 

Photo de cabinet chorus peint Napier Nouvelle-Zélande
1 Hornsey Road / Napier - Artiste : Christie Wright [Chorus cabinet]
Photo de cabinet chorus peint Auckland Nouvelle-Zélande
Honey Bee - Artiste : Tamara Kogler [Chorus cabinet]
Photo de cabinet chorus peint Auckland Nouvelle-Zélande
Highland Park - Artiste : Mark Balute [Chorus cabinet]
Ce projet Chorus est le mieux documenté et celui qui est le plus relayé sur Internet et dans la presse mais ce n'est pas le seul. Avec un peu d'attention, on s'aperçoit que d'autres coffres-relais servent de support même si pour eux, il est difficile de trouver des informations, elles sont donc quasi-inexistantes pour toute une partie de ma collection. J'y ai toutefois quelques chouchous, dont ces coffres décorés en harmonie avec les autres éléments environnants, ici, les toilettes publiques de Rotorua à proximité du lac ...

Photo de peinture Urban Art Rotorua Nouvelle-Zélande

... là, un ensemble avec le mur de façade d'une poste à proximité de Green Bay/Auckland :


Photo de peinture murale Auckland Nouvelle-Zélande

... ou encore, un mur de brique à Auckland abritant un relais électrique proche de Silo Park :

Photo  Urban Art Auckland Nouvelle-Zélande

Là, deux boites assorties sur le trottoir de la grande rue de Newmarket :

Photo Urabn Art Auckland Nouvelle-Zélande

Et puis ça fonctionne aussi sur d'autres type de boites, les grosses :

Photo urban Art Auckland Nouvelle-Zélande

... ou les citadines plus menues et coquettes sur lesquelles toutes les faces comptent, ethnico-rigolo-flashy à Wellington :

Photo de cabinet relais peint Wellington Nouvelle-Zélande
Photo de cabinet relais peint Wellington Nouvelle-Zélande

 ... ou toute en finesse et en légèreté pour évoquer le ballet près d'une salle de spectacle à Napier :

Photo de cabinet relais peint Napier Nouvelle-Zélande

L'art de la boîte, une façon approuvée "d'embellir" la Nouvelle-Zélande. 
"Yaka" ouvrir l'oeil et l'objectif !

Nota :
* Même s'il est bien développé, l'art des relais utilitaires n'est pas une spécificité néo-zélandaise, il existe dans d'autres pays et villes, notamment en Corée du Sud et en Suisse où nous l'avions déjà observé et photographié.

Plus d'infos :
Chorus - Cabinet Art Gallery   ICI     
Keep New Zealand Beautiful - Chorus Cabinet - Funding Grants ICI
The Chorus Cabinet Project - Blog de Paul Walsh ICI

vendredi 1 juin 2018

100% Pure New Zealand - Est-ce bien vrai ? (1)

Le 100% Pure New Zealand aux couleurs des All Blacks, c'est le slogan et le nom de l'office national du tourisme néo-zélandais qui met volontairement en avant l'image d'une nature immaculée et préservée, véhiculée avec un certain succès parce que c'est celle qui est le plus fréquemment associée au pays par les étrangers et les visiteurs attirés par le bol d'air ainsi promis. Après dix-huit mois passés dans le pays - et il faut moins de temps que ça pour s'en apercevoir - il faut avouer que cette vision un peu idyllique s'est quelque peu écornée.


Alors OUI, la Nouvelle-Zélande est un pays qui regorge de beautés naturelles avec ses plages et ses baies du bout du monde, ses volcans, ses montagnes, ses pâturages, ses forêts ... MAIS, un gros MAIS, cela ne signifie pas pour autant que c'est un pays écolo à la pointe de la préservation de ses espaces naturels parce qu'on a finalement un peu l'impression qu'il vit sur son capital et que s'il existe bien une vague conscience civique verte il faut encore y apporter pas mal de réserves.

Au quotidien, on constate rapidement cette ambivalence sur des choses toutes simples :

Dans les parcs et les endroits publics, les néo-zélandais sont assez disciplinés et font ce qu'ils faut ("Do the Right Thing") pour être des "Tidy Kiwis"* [Kiwis propres], les espaces sont plutôt propres et les gens ne jettent en général pas n'importe quoi n'importe où. Compte tenu du nombre de parcs et de plages qui dépasse peut-être le nombre d'habitants, on ne trouve que des panneaux rappelant ces règles de propreté (rapporter les déchets / ne rien laisser derrière soit / etc.) et l'absence de poubelles (leur collecte serait de toute façon sans doute ingérable) sachant que des actions d'éducation civique sur le dépot des ordures ont été initiées depuis longtemps et qu'elles semblent être totalement intégrées à la conscience collective.

Pas de poubelles dans les parc régionaux d'Auckland - Information "Be a tidy Kiwi"   ©SM
Les néo-zélandais ont donc l'habitude de rapporter leurs déchets pour s'en débarasser chez eux où ils font le tri : à Auckland chaque foyer dispose d'une poubelle au couvercle jaune pour le recyclable (verre, papier-carton, emballages / plastiques recyclables) et d'une poubelle au couvercle rouge pour la décharge. Il est également possible de demander au Auckland Council des poubelles spéciales pour les déchets végétaux et des ramassages pour les déchets de construction ou les encombrants, tout ça est bien organisé.

Nos poubelles ... Couvercle jaune pour recycler, couvercle rouge pour la décharge   ©SM
D'un autre côté, une visite au supermarché casse immédiatement cette image écolo-proprette quand le caddy de provisions est empaqueté par un volume incontrolé de sac en plastiques avec un gaspillage rarement constaté ailleurs. Pour essayer de se rattraper, il faut tout de même accorder aux supermarchés le mérite de leurs efforts pour récupérer ces sacs avec la mise à disposition de colonnes de récupération où les consommateurs peuvent rapporter les sacs pour en disposer.

Au supermarché, colonne de récupération pour les montagnes de sacs en plastiques distribuées   ©SM
Avec mes sacs réutilisables, je fais figure de pionnière et d'exception, ça casse un peu le rythme des caissiers qui sont encore chargés de l'emballage et bien équipés pour le faire, mais je m'y tiens et me donne bonne conscience tout en refusant chaque fois qu'ils me demandent s'il ne faudrait tout de même pas un sac en plastique séparé pour la viande et/ou le poisson et/ou les oeufs et/ou je ne sais quoi encore, comme c'est la norme ici.

À suivre

Nota :
* Les formules "Be a Tidy Kiwi" et "Do the Right Thing" semblent véritablement faire partie de la conscience collective. Introduites il y a une cinquantaine d'années par "keep New Zealand Beautiful" émanant du Anti Litter Council (comité anti-détritus) établit par gouvernement néo-zélandais en 1967. Les premières missions de cet organisme étaient concentrées sur le nettoyage, l'éradication des décharges sauvages et l'éducation. Des missions qui se poursuivent mais se sont progressivement étendues à la question des graffitis (nettoyage, réduction et contrôle) et à l'embellissement de l'environnement (plantations, restauration des cours d'eau, amélioration des abords des voies routières, compétitions de peintures murales, etc.).

Plus d'infos :
Site de l'agence nationale du tourisme - 100% Pure New Zealand ICI 
Keep New Zealand Beautiful ICI

mardi 3 avril 2018

NZ Post - La voiturette du facteur - Comme un jeu d'adulte !

Depuis deux ans, la poste néo-zélandaise s'est équipée de nouveaux véhicules électriques pour ses facteurs, des voiturettes qui ressemblent par la forme et les couleurs ...

Photo de voiturette de facteur à Auckland Nouvelle-Zélande
À Auckland, la voiturette du facteur !   ©SM
 ... à celle du fabricant de jouet américain Little Tikes, sacrée en 1998 par le New York Times "voiture la plus vendue au monde sur la décennie" si bien que mon imaginaire marqué par ce phénomène joue à fond chaque fois que je croise le facteur et je suis alors envahie d'une petite bouffée d'enfance et de ravissement ! 


Évidemment, la version de la poste est un peu plus sophistiquée que le jouet. C'est un véhicule qui passe sur les trottoirs (quand les conseils locaux donnent leur autorisation), maniable, pratique, non-polluant, couvert et idéal pour remplir la mission du facteur par tous les temps. Importées de norvège où elles sont produites par la société Paxster AS qui a été primée pour l'aspect inovant de ces produits, les cinquante premiers exemplaires avaient été livrés à la poste néo-zélandaise en juin 2016, un peu avant notre arrivée.

Mise en avant des caractéristiques des voiturettes de la poste - Source : NZ Post jobs
Ces véhicules avaient préalablement fait l'objet d'un test pilote réussi dans la ville de New Plymouth dans la région de Taranaki et le parc s'est étoffé depuis, avec des projections qui pourraient l'amener à 500 véhicules déployés sur l'ensemble du territoire. Nous en profitons déjà dans les quartiers de l'est d'Auckland où ils ont débarqués en août 2017, à Howick, Pakuranga et Botany et où nous les voyons désormais passer quotidiennement en remplacement du vélo utilisé jusqu'alors par notre facteur.
 
Photo de facteur NZ Post Auckland Nouvelle-Zélande
Distribution du courrier dans le quartier - La factrice à vélo, avant l'introduction de la voiturette   ©SM
Tout cela n'empêche pas la poste de garder une mixité de véhicules alors que les besoins du métier se transforment - moins de lettres et plus de paquets à livrer - la voiturette est un outil souple qui peut remplir cette double tache avec une capacité à transporter 200 kg, plus modulable que les camionettes spécilisées dans la distribution des paquets ou les vélos (ou e-bikes / vélos électriques) limités en poids et aux lettres. Une mixité qui reste d'autant plus nécessaire que tous les conseils locaux (les mairies) n'ont pas donné leur accord pour permettre aux voiturettes de rouler sur les trottoirs. C'est par exemple le cas de Wellington où la poste a dû renoncer à les introduire pour le moment, l'alternative leur ayant été proposée - rouler sur les couloir de bus - n'étant pas une solution satisfaisante. À Auckland, pas de problème, la poste a reçu les accords nécessaires et ça roule !

Évidemment, la mise en route ne se fait pas sans quelques heurs notamment parce que ces véhicules électriques sont si silencieux qu'ils ont déjà provoqué quelques accidents dans un espace réservé aux piétons. Pour contrecarrer les détracteurs, la poste met en avant une formation spécifique, la priorité absolue laissée aux autres types d'usagers sur les trottoirs (cf vidéo), une conduite à vitesse très réduite sans utiliser les capacités maximales de la voiturette pouvant monter à 40km/h et le choix de ne pas opérer dans les zones commerçantes où le nombre de piétons est plus/trop important et où la distribution à pied est maintenue.

Photo de facteur et de voiturette NZ Post à Auckland Nouvelle-Zélande
Des trottoirs parfois bien encombrés !  ©SM

S'ajoutent à cela des petits soucis de conception à régler et un regret qui filtre parfois, celui de voir ces produit importés alors que c'est un producteur national de Timaru [île du Sud, entre Christchurch et Dunedin] qui fournit les e-bikes / bicyclettes électriques. Dans la mesure où tous les conseils n'ont pas donné leur accord à la circulation des voiturettes - seules 50% des boîtes aux lettres leur sont accessibles - les e-bikes restent toutefois d'actualité et la poste un client important de l'entreprise qui continue de recevoir des commandes.

Photo de vélo e-bike du facteur NZ Post AUckland Nouvelle-Zélande
Reiker, marque de vélos électrique néo-zélandaise qui a conçu et produit les e-bikes de la poste


Nota :
Selon un article de Stuff, le coût des voiturettes s'établit à 27'000 NZD par unité, à comparer à 3'000 NZD pour les vélo électriques (e-bike).

Pour les amateurs, la p'tite vidéo de NZ Post sur "l'introduction des "Paxster" dans la communauté" :



Plus d'infos :
NZ Post new electric delivery vehicles - Stuff 04/06/2016 ICI
Electric Vehicle powering deliveries - NZ Post ICI 
Safety concerns about new NZ Post vehicles - RNZ 16/04/2017 ICI
Timaru e-bike manufacturer remains upbeat despite NZ Post introducing new vehicles - Stuff 11/08/2017 ICI
NZ Post takes delivery of electric vehicles -Times online 28/08/2017 ICI
New Zealand Post rolls out electric trikes - BBC news 26/05/2015 ICI 

mardi 27 mars 2018

Kumeu Show - Plongée dans la Nouvelle-Zélande profonde

Initié en 1921, le Kumeu Show fêtait en mars 2018 sa 96ième édition. Kumeu, c'est le nom d'une localité située à une trentaine de kilomètres au nord-ouest d'Auckland, aujourd'hui réputée pour ses vignobles dans une région gardant une orientation essentiellement agricole. Son grand show est un événement annuel organisé sur les deux jours d'un week-end, qui reste marqué par le mode de vie rural apporté par les colons européens. On paye à l'entrée (15 NZD le ticket adulte), on se gare et on n'a plus qu'à profiter de la journée (ou du week-end pour les afficionados).

Affiches du salon 2018 - The Kumeu Show 2018
Kumeu Show c'est d'abord une grosse "foire agricole" avec démonstrations et concours divers : concours de la plus grosse citrouille, concours d'éleveurs avec plusieurs catégories pour le bétail, la volaille, l'alpaca, compétitions équestres (montées ou tirées), de tondeurs de moutons, de bucherons, etc.

Ainsi, de toutes formes et couleurs, les citrouilles resssemblent à de gros ballons dégonflés, absolument monstrueuses et nécessitant un appareil de levage pour les déplacer quand on sait que cette année, le premier prix pesait presque 850 kg !

Photo du concours de citrouilles Kumeu Show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Kumeu Show - Concours de citrouilles géantes - Premier à droite : 850 kg   ©DM
Pour ce qui est des animaux , bichonnés et préparés par leurs propriétaires, ils sont parqués dans de grands hangars, par types de bêtes - vaches, chèvres, vollailles, alpacas - où le public peut venir les admirer quand elles ne sortent pas pour défiler, par sous-catégorie afin d'être jugées avant d'être classées et primées.

Photo du hangar des vaches Kumeu Show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Kumeu Show - Le hangar des vaches   ©DM
Photo d'alpagas Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Kumeu Show - Des lamas Alpacas, introduits et élevés depuis une trentaines d'années en Nouvelle-Zélande   ©DM
Côté chevaux, il existe au moins huit types d'épreuves qu'il faut parfois multiplier par les sous-catégories d'âges des cavaliers ou des dresseurs mais plus que les destriers, nous, ce qui nous a le plus intéressé, ce sont d'abord les concours de tonte des moutons.  Nous avions eu l'occasion de voir des films au Wool Shed [la Bergerie], le musée du mouton de Masterton, mais c'est la première fois que nous assistions à de véritables compétitions et c'est assez fascinant !

Photo du hangar du concours de tonte des moutons Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Hangar du concours de tonte des moutons ©DM
Les jeunes concouraient le matin, ils sont appliqués mais c'est parfois un peu laborieux, le concours les limite à deux moutons ...

Photo de tondeur de mouton catégorie jeune Kumeu show 2018  Auckland Nouvelle-Zélande
Sous le regard d'un juge, le jeune tondeur, champion du jour, à l'ouvrage   ©DM
... et l'après-midi, c'était au tour des adultes, des vétérans, des juges et enfin des champions capables de tondre 20 moutons en moins d'un quart d'heure, ça débite et ça ne rigole pas avec jusqu'à six concurrents travaillant en même temps. Nous avions même affaire aux champions du monde, de nationalité néo-zélandaise va sans dire (bon enfin ... c'est ce qu'on nous a dit, nous ne sommes pas vraiment allés vérifier !). Nous n'avons évidemment pas saisi toutes les subtilités des décomptes de points sachant que chaque tondeur est supervisé par un juge et que le score final combine des éléments de vitesse mais aussi et surtout de qualité de la tonte liée à un système de pénalités données par le juge (toison d'une seule pièce ou pas, coupe uniforme ou pas, rase ou pas, absence de blessure de l'animal, etc.).

Photo de tondeur de mouton champion Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Avec les champions, ça ne chôme pas : le juge, le tondeur et le (la) partenaire qui récupère la toison ©DM
Photo d'un sac de toisons de mouton Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Les toisons sont entassées dans ces grands sacs, toisons complètes d'un côté, les chutes ailleurs.   ©DM
L'autre concours qui nous a beaucoup plu, une autre "première" pour nous, celui des bûcherons (Timbersport) qui rappelle l'importance de l'industrie du bois (comme l'élevage des moutons) dans le développement sociaux-économique du pays. Des compétitions dans lesquelles les concurrents s'opposent en plusieurs manches, par paires avec plusieurs types d'épreuves : tronc à l'horizontale ou à la verticale, coupe à la tronçonneuse, à la scie ou à la hache sachant qu'il s'agit à chaque fois d'un concours de vitesse et que ça va vite, très vite. Des concurrents de nationalités néo-zélandaise, australienne, suisse ou tchèque permettent de parler d'une compétition "internationale", télévisée le deuxième jour des épreuves, il faut le dire, c'est du sérieux !

Photo du concours de bucherons Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Suisse contre Kiwi, concentration avant le départ d'une épreuve à la hâche, à l'"horizontale" (et sans chaussures de sécurité !) ©DM
Photo du concours de bucherons Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
En pleine action, de haut en bas, d'un côté puis de l'autre, à la hâche pour une coupe "à la verticale"  ©SM
Photo du concours de bucherons Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Épreuve de coupe "à l'horizontale" et à la scie  ©SM
L'aspect "foire agricole" est complétée par l'exposition de matériel parfaitement entretenu et parfois très ancien ainsi que par des démonstrations de toutes sortes, comme par exemple le filage de la laine.

Photo d'un vieux tracteur Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Exposition de tracteurs de toutes les époques - Vintage et parfaitement entretenu !   ©SM

Outre ses aspects agricoles, le Kumeu show développe toute une dimension commerciale avec un grand marché artisanal de producteurs locaux (chapeaux, tableaux, gadgets, bijoux, meubles, etc.) et des stands d'exposition "professionnels" et associatifs les plus variés permettant une représentation des acteurs locaux (parti politique, avocat, massages, matériel de filtrage, de plomberie, pisciniste, etc.)  ...

Photo d'articles du marché artisanal Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Kumeu show - Un grand marché pour trouver tout et n'importe quoi !   ©SM
  ... sans oublier les baraques à frites et les stands alimentaires offrant un large choix pour se restaurer sur place, hot dog, fish & chips, hamburgers, crêpes, dumplings, brochettes, international, français, indien, chinois, thaï, etc. associés à des zones avec tables de piques-niques pour s'assoir et déjeuner en profitant d'animations toute la journée, sur une scène et/ou dans les allées (clowns, danses en ligne, musique, fabrication d'un hot-dog avec une pelleteuse, etc.).       

Photo de stand alimentaire Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Kumeu Show - Stand alimentaire   ©DM
Photo de stand alimentaire Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Kumeu Show - Stand alimentaire  ©DM
Pour finir, Kumeu Show c'est aussi une fête forraine avec ses manèges pour petits et grands, ses auto-tamponneuses, ses jeux d'adresse et leurs lots de grosses peluches, rien d'ultra moderne mais plutôt un ensemble décalé et bon enfant, un brin désuet.

Photo de stand de foire Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande
Le stand "pêche" on gagne à tous les coups et ça marche toujours !  ©DM
Photos de stands et manèges de foire Kumeu show 2018 Auckland Nouvelle-Zélande

Une journée au Kemeu show ça passe vite parce qu'il y a plein de choses à faire et à découvrir. Le public est nombreux, familial et populaire mais c'est suffisamment grand pour qu'on n'y ait pas l'impression de foule. Une ambiance surannée assez reposante où chacun peut trouver son compte. Bon, on ne ferait pas ça trop souvent mais là, on a bien aimé !

Plan du Kumeu show 2018
Carte des festivités - Édition 2018 - Kumeu Show
Plus d'infos :
Kumeu show ICI
Page de l'historique - Kumeu Show ICI
Youtube - Kumeu 2017 International Timber Champs (1h23) ICI 

samedi 17 mars 2018

Classic & Vintage - Une passion néo-zélandaise pour les voitures

En Nouvelle-Zélande, quand on voit l'attention et l'amour porté à la préservation de certains aspects de l'héritage d'une histoire somme toute récente, on aurait presque envie de conclure que la "nostalgie" est un gène de l'ADN national. Un attachement aux choses qu'on peut aussi expliquer par l'éloignement du pays, son isolement pendant logtemps et le fait qu'il existe peu d'industries locales si bien qu'à une époque, tout ce qui était importé à grands frais se devait d'être soigneusement bichonné et entretenu pour durer le plus longtemps possible. Pour illustrer ce phénomène, il n'existe pas de meilleur exemple que l'automobile.

Photo de voiture de Dion bouton Brit & Euro cars Auckland Nouvelle-Zélande
De Dion Bouton 1905 - Auckland Brit & Euro Cars Show 2018  ©SM
"Classic ou Vintage", la voiture fait l'objet dans ce pays d'une véritable passion. Exposées dans des musées, propriétés de collectioneurs ou de simples particuliers, elles sont innombrables, toujours choyées, rutilantes et les occasions d'en voir sont multiples.

Photo de voiture ancienne Nouvelle-Zélande
Sur la route - Décembre 2016   ©DM
Photo de voiture ancienne Nouvelle-Zélande
Sur la route - Décembre 2016   ©DM
Photo de voiture ancienne Nouvelle-Zélande
Sur la route - Décembre 2016   ©DM
Sur les routes d'abord, surtout aux beaux jours, entre le printemps et l'automne parce que la plupart sont état de marche, soigneusement entretenues, immatriculées et assurées pour circuler. Elles servent pour de simples sorties en famille, pour des rassemblements d'amateurs (avec ou sans costumes d'époque), des salons ou des rallyes. On note et on s'amuse parfois de leurs plaques, spéciales ou rigolotes, qui accentuent leur côté unique ou particulier.

Photo de Ford T Winterless North tour 2017 Nouvelle-Zélande
Janvier 2017 "Winterless North Tour 2017" - Pause midi sur le parking de Whangarei   ©SM
Photo de Ford T Winterless North tour 2017 Nouvelle-Zélande
Janvier 2017 "Winterless North Tour 2017" - Pause midi sur le parking de Whangarei  ©SM
Il existe d'ailleurs pléthore de clubs, certains "globaux" (transmarques / transpériodes / tous lieux) alors que d'autres sont plus locaux ou spécialisés sur une marque ou une époque. Le Vintage Car Club of New Zealand se présente par exemple comme "l'autorité nationale de la voiture ancienne" et annonce pas moins de 8'000 adhérants, 36 antennes régionales à travers le pays ainsi qu'une multitude d'événements (soirées rencontres, sorties convois, circuit ruraux, échanges, rallyes, etc.).

Photo de voitures et details Brit & Euro Cars Show Auckland  Nouvelle-Zélande
ROUGE - Auckland Brit & Euro Cars show 2018  ©SM
Photo de voitures et details Brit & Euro Cars Show Auckland  Nouvelle-Zélande
BLEU - Auckland Brit & Euro Cars show 2018  ©SM
Ce club est ouvert à tous les propriétaires de véhicules de plus de trente ans et il défini toute une nomenclature en fonction de la date de production du véhicule ou autres critères : 
- Veteran Vehicles (VET) [date de production antérieure au 31 décembre 1918] - Vintage Vehicle (VV) [1919-1931] - Post Vintage Vehicle (PVV) [1932-1945] - Post War Vehicle (PWV) [1946-1960] - Post 1960 Vehicle (P60V) [1961-1980] - Post 1980 Vehicle (P80V) [1981- véhicule de plus de 30 ans]. S'y ajoute d'autres catégories et sous-catégories pour des véhicules spéciaux, de courses ou des "reproductions authentiques".

Photo de voitures et details Brit & Euro Cars Show Auckland  Nouvelle-Zélande
VERT - Auckland Brit & Euro Cars show 2018  ©SM
Photo de voitures et details Brit & Euro Cars Show Auckland  Nouvelle-Zélande
JAUNE - Auckland Brit & Euro Cars show 2018  ©SM
Outre les véhicules croisés sur les routes et les parkings, les rassemblements publics organisés avec un thème sont de belles occasion d'aller les admirer d'un peu plus près, il en existe plein et pour savoir où, il suffit d'écouter la radio, de regarder les sites type Eventfinder listant les événements ou de tomber dessus par hasard.
Par exemple, en septembre dernier, nous étions allées au Paeroa Vintage & Antique Car Week-end organisé annuellement depuis 11 ans dans la ville de Paeroa, avec défilé de voitures sur la rue principale puis exposition et animations de type kermesse qui drainent leur lot de visiteurs dans le village des antiquaires.

Photo de voiture Paeroa Antique & Vintage Car week-end Nouvelle-Zélande
"Américaine" au Paeroa Antique & Vintage Car week-end     ©SM
Photo de voiture Paeroa Antique & Vintage Car week-end Nouvelle-Zélande
Paeroa Antique & Vintage Car week-end . Voiture ancienne avec le logo L&P  ©SM
Plus récemment à Lloyds Elsmore Park, un grand parc près de chez nous, nous sommes allés voir la 3ème édition du Auckland Brit & Euro Car Show 2018 qui rassemblait cette année 820 voitures européennes du tous types avec une majorité de modèles britaniques dont beaucoup de marques ont aujourd'hui disparues. Groupées par constructeurs, quelques "françaises" ont fait battre notre coeur : côté Citroën, la marque française sans doute la plus représentée ce jour là, une 2CV verte grenouille immatriculée "FOLIE" et quelques DS ...

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CITROEN - Auckland Brit & Euro Cars show 2018  ©SM
Côté Peugeot, deux 404 rappelant la saga familiale ... alors que du côté de Renault, très peu de modèles représentaient le fleuron national. Parmi les véhicules "Vétérans" (antérieurs à 1918), une authentique et magnifique de Dion Bouton 1905 pouvant atteindre la vitesse astronomique de 30 km/heure, un modèle que j'avais jusqu'à présent surtout vu figurer sur des photos de famille qui me sont chères !

Photo de voitures et details Brit & Euro Cars Show Auckland  Nouvelle-Zélande
BLANC- Auckland Brit & Euro Cars show 2018  ©SM
Photo de voitures et details Brit & Euro Cars Show Auckland  Nouvelle-Zélande
DÉTAILS - Auckland Brit & Euro Cars show 2018  ©SM
Enfin, il existe plusieurs musées remarquables un peu partout dans le pays. Le plus grand et le plus réputé est sans doute Southward Car Museum situé à proximité de Wellington. Pour notre part, nous avons visité et aimé le Classic Cars Museum de Nelson dans l'île du Sud ; ce musée des voitures* est en fait associé à un autre, le WOW (World of Wearable Art) qui expose des vêtements créés comme des oeuvres d'art, renouvelés chaque année.

Photo de voitures Classic Cars Museum Nelson Nouvelle-Zélande
Classic Cars Museum Nelson   ©SM
Les deux sont installés dans les bâtiments d'une ancienne usine d'assemblage de voitures. La Nouvelle-Zélande n'a jamais développé une industrie de l'automobile propre, le marché ne le permettait pas, mais pendant un temps, elle a monté des voitures dans ces ateliers historiques où étaient assemblées des pièces importés.

Photo de voitures Classic Cars Museum Nelson Nouvelle-Zélande
DÉTAILS - Classic Cars Museum Nelson   ©SM
Outre son côté un peu insolite, associant art-à-porter et voitures anciennes, le musée de Nelson est très intéressant pour la découverte de cet aspect industriel qui trouve son écho dans un atelier plus ou moins ouvert au public continuant de travailler à l'entretien et à la restauration de véhicules pour le musée.  

Photo de voitures Classic Cars Museum Nelson Nouvelle-Zélande
Classic Cars Museum Nelson   ©SM
À Blenheim aussi, on peut voir un hangar de voitures plus ou moins anciennes dans une annexe d'un autre musée très réputé, celui d'Omaka surtout connu pour ses collections d'avions anciens, remarquablement mis en scènes dans les hangars par Peter Jackson, le producteur du Seigneur des Anneaux et du Hobbit, lui même collectionneur d'avions mais c'est là un autre sujet !

Photo de voitures Classic Cars Museum Nelson Nouvelle-Zélande
Détail - Classic Cars Museum Nelson   ©SM
Voir et croiser des voitures anciennes en Nouvelle-Zélande n'a presque plus rien d'étonnant pour nous, c'est un dada national ! Alors nous aussi nous avons commencé à les collectionner, plusieurs centaines à notre actif entre les voitures, les plaques, les accessoires et les détails ... mais en photos seulement, c'est plus économique et moins encombrant !

Nota :
* Les voitures de musées ne sont pas "figées". Nous avons pu voir à Nelson que beaucoup sont immatriculées / assurées (vignettes sur le pare-brise) pour leur permettre de sortir et rouler.

Plus d'infos / liens des principaux musées :
Car-club motor sport - Te Ara ICI
Southward Car Museum (proche de Wellington) ICI
Classic Cars Museum (Avec le WOW World of Wearable Art Museum de Nelson) ICI
Highland National Motorsport Museum (Cromwell / Otago)  ICI
National Transport and Toy Museum (Wanaka) ICI
Omaka Classic Cars (Blenheim) ICI