vendredi 11 novembre 2016

A Auckland, c'est le printemps !


Photos de fleurs au printemps à AUckland Nouvelle-Zélande ©SMEn novembre dans l'hémisphère sud le printemps bat son plein et le papillon de Hans Christian Andersen aurait bien du mal à faire son choix parmi les petites fleurs... Mais que dis-je, la voilà sa solution lorsqu'à l'automne il se lamente que "ce n'est pas tout de vivre; encore faut-il la liberté, un rayon de soleil et une petite fleur"... la liberté, son rayon de soleil et sa petite fleur il les trouvera ici à Auckland,  dans l'autre hémisphère !
 
Il faut dire que dans notre quartier, des fleurs on en trouve partout, dans les jardins, les terrains vagues, le bord des plages, au pied des falaises... Des petites, des grandes, des pétales, des clochettes, des corolles, des modestes, des longues, des penchées, des couchées, des solitaires, des touffues, des blanches, des rouges, des oranges, des roses, des violettes, c'est une explosion de formes et de couleurs !  
 
Photos de fleurs au printemps à Auckland Nouvelle-Zélande ©SM
Certaines sont familières comme les marguerites, les paquerettes, les pensées, les lavandes ou les géraniums qui sont faciles à reconnaitre et à nommer même pour la plus nulle des nuls en botanique.
D'autres prennent des teintes inhabituelles comme les  coquelicots en tenue de semi-deuil, habillés de mauve. Et toutes les autres que je ne peux nommer, je les admire et leur tire le portrait.

Comme le papillon, je passe de l'une à l'autre et elles se pâment, dansent avec le vent et me régalent de leurs parfums, sûres de leur séduction.



 À Auckland c'est le printemps, c'est beau et on se sent bien tout simplement !


Le Papillon / Hans Christian Andersen (page 20)  ICI

jeudi 10 novembre 2016

RANGITOTO -"Landmark" naturel d'Auckland

Il domine l'île du même nom, Rangitoto est le plus grand et le plus jeune des volcans de la région d'Auckland. C'est un "landmark" (point de repère/marqueur/symbole) vite familier que l'on aperçoit de toute la façade est d'Auckland et, phénomène étrange du fait de sa symétrie, la physionomie de l'île semble rester la même qu'on la regarde du nord, du centre ou du sud de la ville.

Photo du Rangitoto Auckland Nouvelle-Zélande ©SM



Formé au cours des mille dernières années,  Rangitoto est un volcan "bouclier" parce que sa forme étendue - 5,5 km de large - et son sommet peu élevé - 260 mètres - évoquent celle d'un bouclier posé au sol. Il nous rappelle surtout qu'Auckland est situé sur un champ volcanique "dormant" composé d'une cinquantaine de volcans "éteints" aux formes diverses et variées.

Son nom complet est "Te Rangi i totongia te ihu a Tampa-te-kapua" qui signifie "le jour où le sang du nez de Tama-te-kapua a coulé" si bien que Rangitoto ou "ciel sanguin" n'en est qu'un raccourci. Les premiers colons occidentaux pensaient que l'évocation d'un ciel couleur de sang était une référence à la dernière éruption du volcan à laquelle les populations autochtones avaient assistée mais le sens véritable est donné par le nom complet qui a trait à un fait historique, une bataille entre deux tribus au cours de laquelle l'une fut vaincue (les Te Arawa menés par Tama-te-kapua) et dû céder pendant plusieurs siècle la jouissance de l'île à l'autre (les Tainui).

Quant à l'origine même de Rangitoto, elle serait le résultat d'une dispute domestique si on en croit la légende des Ngati Tai, les descendants de Tama-te-kapua.  Ainsi, à la place qu'occupe actuellement le lac Pupuke sur les rivages nord d'Auckland s'élevait une montagne où vivaient un couple de géants et son esclave. Un jour, le couple fut pris dans une telle querelle qu'ils laissèrent le feu de leur foyer s'éteindre et vinrent à maudire Mahuita, la déesse du feu, lorsqu'ils le constatèrent. Celle-ci voulu leur donner une leçon en faisant appel à Mataoho, le dieu des volcans. Il provoqua une explosion qui annihila la maison des géants, donna naissance au lac Pupuke et emprisonna le couple et l'esclave dans une nouvelle montagne à trois sommets au milieu de la mer ...

Achetée par les anglais en 1854, l'île de Rangitoto a été classée réserve naturelle dès 1890, peut-être épargnée du fait de la pauvreté des sols et du manque d'eau. Elle a été colonisée par les lichens, les mousses et les algues ainsi que par une flore endémique comptant plus de 250 espèces, fougères, orchidées, arbres dont la plus large forêt de pohutukawas* de Nouvelle-Zélande.

Rangitoto est une sorte d'icône locale et la plupart des kiwis que nous rencontrons nous la désignent en nous invitant à nous y rendre.  Endroit préservé, accessible en ferry mais sans infrastructures, il faut y apporter son pique-nique pour une excursion à la journée afin de monter au sommet et découvrir la vue sur Auckland et le golfe d'Hauraki. Un "must-do" inscrit sur notre "to-do-list" alors que Rangitoto fait déjà partie de notre quotidien, élément de la vue sur laquelle ouvrent nos fenêtres, choisi comme première image pour agrémenter le fond de ce blog.    

* Pohutukawa est surnommé "l'arbre de Noël de Nouvelle-Zélande" du fait de sa floraison rouge au début de l'été austral.

Les volcans d'Auckland, voir aussi :
Auckland - Collection de volcans sur poudrière

Devenport
Maungawhau - Mont Eden, un incontournable d'Auckland
Panmure Lagoon, petite balade sympa d'Auckland
Mount Albert / Owairaka - Volcan d'Auckland
Mangere Mountain, Mangere Lagoon & Puketutu island

Plus d'infos:
Source histoire et légende / Musée d'Auckland  ICI       
 

mercredi 9 novembre 2016

FEUX D'ARTIFICES - Guy Fawkes Day



Le soir du vendredi 4 novembre 2016, débarqués de l'avion depuis à peine quelques heures, nous découvrons que le ciel d'Auckland s'illumine un peu partout de fusées d'artifices lancées par des particuliers du bord de la plage ou des jardins.

N'ayant pas la présomption de penser que la ville se mobilise pour nous souhaiter la bienvenue et les illuminations se poursuivant selon le même rituel le samedi et le dimanche soirs, nous voilà bien intrigués avec cette toute première interrogation : Késako ? Des jeux d'enfants ? Une fête locale ou nationale ?

Après quelques recherches, la clé du mystère est trouvée sur un site du gouvernement néo-zélandais qui nous rappelle finalement d'entrée, les liens anciens qui rattachent la Nouvelle-Zélande et la Grande Bretagne. Tout ce pataquès ne vise qu'à commémorer le complot avorté de Guy Fawkes fêté chaque année à la date du 5 novembre. À Londres, c'est la nuit de "bonefire" célébrée, entre autres, par un immense feu d'artifice pour une tradition rappelant qu'en 1605, Guy Fawkes et ses comparses essayèrent de faire sauter le parlement avec 30 barils de poudre cachés sous l'édifice. Mais la "gunpowder plot" ("conspiration des poudres") fut découverte le 5 novembre et les conspirateurs arrêtés et exécutés. 

En Nouvelle-Zélande, l'aspect festif semble avoir pris le pas sur l'aspect commémoratif. Le 5 novembre est une occasion de s'amuser et surtout, une fenêtre commerciale ouverte pour la vente et l'achat des fusées d'artifices qui sont finalement très réglementés. La commercialisation n'est en effet autorisée que pendant la période du 2 au 5 novembre et comme l'alcool, elle est réservée aux adultes de plus de 18 ans, uniquement pour des modèles agréés par le gouvernement, inutile d'en rapporter de l'étranger dans les valises, ce serait confisqué !

Si la réglementation s'applique à la commercialisation, elle laisse toutefois une plus grande liberté sur la période à laquelle les fusées peuvent être utilisées à partir du moment où les règles locales et de bon voisinage sont respectées. Le site du gouvernement détaille ces règles d'usage, de sécurité et aussi de stockage dans la mesure où la période du 2 au 5 novembre permet de faire des provisions pour l'année afin de pouvoir fêter le nouvel an, un anniversaire ou toute autre occasion avec un ciel illuminé.

Chez nous, pas de stocks ...Que pourrait-il bien rester à fêter quand on peut se vanter d'une arrivée aussi explosive et haute en couleur !

Crédit photo et source ICI