mercredi 27 juin 2018

Les chutes d'Okere - Rotorua (6)

C'est à proximité de la rive nord du lac de Rotorua qu'on trouve les chutes d'Okere longées par un sentier d'un peu plus d'un kilomètre (Okere Falls Track), un objectif d'excursion facile et sympa que l'on peut facilement combiner avec la visite des sources d'Hamurana. Okere Falls Track dispose de deux parkings, en amont et en aval du parcours, de toilettes, de plusieurs points de vues pour observer les chutes qui s'étagent à quatre endroits différents sur le cours inférieur de la rivière Kaituna avant qu'elle se jette dans le lac Rotoili. Le chemin est en grande partie ombragé, en forêt, et agrémenté de panneaux informatifs sur les éléments naturels et historiques de l'endroit.  

Photo de Tutea Falls Okere Falls Track Rotorua Nouvelle-Zélande
Tutea Falls en fin de journée - Okere Falls Track   ©DM
Pour la lumière et les photos, la fin de journée n'était pas le meilleur moment pour la visite (pour ça, il vaut sans doute mieux privilégier le milieu de journée quand le soleil est haut) mais nous avons fait "avec" sans que cela gâche véritablement le spectacle. Nous avons effectué la marche en remontant le cours de la rivière, en commençant par le point de vue sur la chute d'Okere surplombant les ruines de la quatrième centrale électrique construite en Nouvelle-Zélande qui exploitait la force du courant à cet endroit.

Photo des chutes d'Okere et de l'ancienne centrale électrique Rotorua Nouvelle-Zélande
Okere Falls en fin de journée - Chute du bas, site de l'ancienne centrale électrique  ©DM

Les travaux de la centrale débutèrent en 1899 et la mise en production en 1901; la demande dépassant rapidement l'offre, il fallut construire un barrage complémentaire en 1907-08 pour ajouter une turbine de 100 kW. Rapidement obsolète, la centrale fut décommissionnée à la fin des années 1930. Dans le cadre de la préservation de l'héritage historique du site, l'une des turbines fut remontée en 1955 pour être traitée et exposée au bord du chemin où elle s'exhibe toujours.

Photo de la turbine de l'ancienne centrale d'Okere Falls Rotorua Nouvelle-Zélande
Turbine "historique" de la centrale d'Okere Falls   ©SM
Un peu plus haut, un crochet permet de descendre jusqu'à la chute de Tutea* et d'emprunter les escaliers d'Hinemoa* (Hinemoa's steps) sculptés dans la roche pour descendre jusqu'aux grottes situées en contrebas de la chute. Elles auraient servi de refuge aux femmes et enfants en temps de guerre, un endroit alors protégé et difficilement accessible nécessitant des cordes pour aller s'y cacher. La plateforme de bois qui surplombe la chute de Tutea est un bon point d'observation pour voir et photographier les kayaks et les rafts en recherche de sensations qui la saute avec certainement une bonne montée d'adrénaline au passage. 

Photos des escaliers d'Hinemoa Tutea Falls Rotorua Nouvelle-Zélande
Hinemoa's Steps / Tutea Falls  ©SM
La partie amont est constituée d'autres cascades un peu cachées au milieu de la végétation et de Trout Pool, une pièce d'eau tranquille précédant le goulet d'étranglement formé par le canyon où dévale ensuite la rivière qui forme alors un trait d'union bouillonnant et sautillant entre ce réservoir et le lac Rotoili.

Photos des chutes sur la partie supérieure d'Okere Falls Track Rotorua Nouvelle-Zélande
Chutes sur la partie amont de Okere Falls Track   ©DM
Une demi-heure grand maximum dans chaque sens, une marche facile avec un peu de dénivelé mais sans grande difficulté, adaptée à toutes les conditions. La zone publique toujours ouverte est sous la tutelle du Department of Conservation et ses chutes justifient la balade alors il ne faut pas hésiter à s'y arrêter sachant que les plus aventureux pourront toujours y passer un peu plus de temps pour les chevaucher avec le choix de plusieurs sociétés proposant la descente en rafting, attention, ça secoue !

Photo ed raft sur la rivière Kaituna Okere Falls Rotorua Nouvelle-Zélande
Raft - Mise en condition dès la mise à l'eau sur la Kaituna ©DM
Nota :
*Hinemona était le nom d'une femme maorie; Tutea, celui d'un ancien chef.

Photo du panneau d'information Okere Falls Track Rotorua Nouvelle-Zélande
Panneau d'information et carte - Okere Falls Track  ©DM
Plus d'infos :
Okere Falls track - Department of Conservation ICI

dimanche 17 juin 2018

LIVRES - Les âmes brisées / What becomes of the broken-hearted d'Alan Duff


Les âmes brisées est la suite de l'âme des guerriers, deuxième volume d'une trilogie.
Quelques années après le drame qui a brisé la famille Heke - le suicide de Grace, 13 ans, et la mort violente de Nig, le fils aîné - on retrouve Jake, Beth et leurs autres enfants qui ont grandit. Le couple brisé par l'alcool et la violence au moment de la tragédie n'a pas survécu. Beth a refait sa vie et trouvé une stabilité avec un ancien éducateur qui l'a prise sous son aile avec ses enfants en leur offrant son amour, de meilleures conditions de vie et de nouvelles perspectives. Jake, un temps soupçonné du viol qui a conduit sa fille Grace au suicide, a d'abord continué à dériver, boire et traîner mais finit par trouver le chemin de la rédemption par l'amour, l'amitié et le sport qui canalisent sa violence alors qu'il se construit de nouveaux repères et surtout, l'estime de soi. Quand aux enfants, ils font leur chemin, l'un est à l'université, l'autre s'engage dans la voie des gangs comme son grand frère qu'il admirait alors que la plus jeune fille, bonne écolière, subit la violence des autres filles de son âge qui ne comprennent pas son assiduité ...     

La violence des banlieues maories reste très présente mais elle ne forme plus la trame centrale brute du roman qui est plus axée sur les personnages, leur ressenti, leur transformation, leur rapport aux autres. Les protagonistes sont plus apaisés, plus matures et le récit s'élargit pour inclure notamment l'ancien voisin pakeha (non maori) qui se débat avec des difficultés financières qui l'amènent à vendre ses terrains petit à petit en entraînant une perte de son statut social.

Un bon livre qui permet d'aborder une partie de la Nouvelle-Zélande qui n'est pas la plus connue, dénoncée par un auteur qui sait de quoi il parle et qui arrive à donner une vision "de l'intérieur" d'une frange maorie en mal-être, se cherchant sans toujours se trouver.

À suivre.

Du même auteur :
L'âme des guerrier / Once were warriors

Titre original : What becomes of the broken hearted
Titre français : Les âmes brisées
Auteur : Alan Duff
Première édition : 1996

vendredi 8 juin 2018

L'art des relais utilitaires en Nouvelle-Zélande - Une alliance harmonieuse

En ville, dans les quartiers ou à la campagne, les coffres-relais utilitaires métalliques constituent des éléments familiers du paysage néo-zélandais, des objets essentiels pour assurer la gestion des cables des réseaux électriques et de télécommunications ainsi que l'alimentation des bâtiments en tous genres. Depuis quelques années, ces boîtes aux couleurs  traditionnellement "vert militaire" apportent une palette de couleurs plus variées au paysage parce que, nouvelle corde à leur arc, elles ont commencé à servir de support d'expression aux artistes locaux*. Alors évidemment comme l'un de mes dadas à moi ce sont les collections, leur aspect récurrent sans cesse renouvelé a forcément attiré mon attention et elles ont intégré mon carnet de chasse des sujets photographiques que j'accumule : j'adore !
J'aime d'autant plus que ce sont souvent des éléments typiquement néo-zélandais qui sont représentés ... le nationalisme à travers l'art urbain, en voilà un sujet !!!   

Photo de cabinet chorus peint Auckland Nouvelle-Zélande
Lorikeets in Green Bay / 250 Godley avenue / Auckland - Artiste : Cliff Uepa - [Chorus cabinet]
Dans ce domaine de l'art urbain, Chorus, un des fournisseur d'accès de broadband semble le plus impliqué avec environ 450 de ses coffres-relais [DSL Cabinet (Digital Subscriber Line)] déjà décorés un peu partout sur le territoire. Ils sont d'ailleurs référencés sur un blog dédié du site du fournisseur où sont donnés, le nom de chaque représentation (et/ou l'adresse), celui de l'artiste, plusieurs vues et parfois l'interprétation de l'oeuvre.

Photo de cabinet chorus peint Auckland Nouvelle-Zélande
Noo Zillun / Auckland - Artiste : Paul Walsh [Chorus Cabinet]
Artiste local d'Auckland, Paul Walsh a déjà signé plusieurs de ces peintures qui lui donnent pas mal de visibilité en ville. Il explique sur son blog que ces boîtes sont mises à la disposition des artistes qui doivent d'abord faire une demande d'autorisation auprès du fournisseur dont l'implication ne va pas plus loin, sachant qu'il ne peut pas rénumérer les artistes pour des questions de propriété et de droits et que les peintres doivent trouver seuls le financement pour la réalisation de leurs projets.
 
Photo de cabinet chorus peint Auckland Nouvelle-Zélande
Green Bay - Pohutukawas - Artiste : Heathermeg Sampson [Chorus cabinet]
Au départ, Paul Walsh avait donc lancé une souscription participative mais il est désormais possible de faire appel à un autre intermédiaire, Keep New Zealand Beautiful, qui propose des bourses de financement dédiées. Né à la fin des années 1960, cet organisme s'est d'abord occupé des campagnes d'éducation pour développer le civisme afin de garder propre la Nouvelle-Zélande où on ne jette pas n'importe quoi n'importe où ("be a tidy kiwi"). Progressivement ses missions en sont venues à englober la question des graffitis et de l'embellissement qui trouvent ainsi une mise en application idéale avec ce projet au travers des bourses. 

Photo de cabinet chorus peint Napier Nouvelle-Zélande
1 Hornsey Road / Napier - Artiste : Christie Wright [Chorus cabinet]
Photo de cabinet chorus peint Auckland Nouvelle-Zélande
Honey Bee - Artiste : Tamara Kogler [Chorus cabinet]
Photo de cabinet chorus peint Auckland Nouvelle-Zélande
Highland Park - Artiste : Mark Balute [Chorus cabinet]
Ce projet Chorus est le mieux documenté et celui qui est le plus relayé sur Internet et dans la presse mais ce n'est pas le seul. Avec un peu d'attention, on s'aperçoit que d'autres coffres-relais servent de support même si pour eux, il est difficile de trouver des informations, elles sont donc quasi-inexistantes pour toute une partie de ma collection. J'y ai toutefois quelques chouchous, dont ces coffres décorés en harmonie avec les autres éléments environnants, ici, les toilettes publiques de Rotorua à proximité du lac ...

Photo de peinture Urban Art Rotorua Nouvelle-Zélande

... là, un ensemble avec le mur de façade d'une poste à proximité de Green Bay/Auckland :


Photo de peinture murale Auckland Nouvelle-Zélande

... ou encore, un mur de brique à Auckland abritant un relais électrique proche de Silo Park :

Photo  Urban Art Auckland Nouvelle-Zélande

Là, deux boites assorties sur le trottoir de la grande rue de Newmarket :

Photo Urabn Art Auckland Nouvelle-Zélande

Et puis ça fonctionne aussi sur d'autres type de boites, les grosses :

Photo urban Art Auckland Nouvelle-Zélande

... ou les citadines plus menues et coquettes sur lesquelles toutes les faces comptent, ethnico-rigolo-flashy à Wellington :

Photo de cabinet relais peint Wellington Nouvelle-Zélande
Photo de cabinet relais peint Wellington Nouvelle-Zélande

 ... ou toute en finesse et en légèreté pour évoquer le ballet près d'une salle de spectacle à Napier :

Photo de cabinet relais peint Napier Nouvelle-Zélande

L'art de la boîte, une façon approuvée "d'embellir" la Nouvelle-Zélande. 
"Yaka" ouvrir l'oeil et l'objectif !

Nota :
* Même s'il est bien développé, l'art des relais utilitaires n'est pas une spécificité néo-zélandaise, il existe dans d'autres pays et villes, notamment en Corée du Sud et en Suisse où nous l'avions déjà observé et photographié.

Plus d'infos :
Chorus - Cabinet Art Gallery   ICI     
Keep New Zealand Beautiful - Chorus Cabinet - Funding Grants ICI
The Chorus Cabinet Project - Blog de Paul Walsh ICI

vendredi 1 juin 2018

100% Pure New Zealand - Est-ce bien vrai ? (1)

Le 100% Pure New Zealand aux couleurs des All Blacks, c'est le slogan et le nom de l'office national du tourisme néo-zélandais qui met volontairement en avant l'image d'une nature immaculée et préservée, véhiculée avec un certain succès parce que c'est celle qui est le plus fréquemment associée au pays par les étrangers et les visiteurs attirés par le bol d'air ainsi promis. Après dix-huit mois passés dans le pays - et il faut moins de temps que ça pour s'en apercevoir - il faut avouer que cette vision un peu idyllique s'est quelque peu écornée.


Alors OUI, la Nouvelle-Zélande est un pays qui regorge de beautés naturelles avec ses plages et ses baies du bout du monde, ses volcans, ses montagnes, ses pâturages, ses forêts ... MAIS, un gros MAIS, cela ne signifie pas pour autant que c'est un pays écolo à la pointe de la préservation de ses espaces naturels parce qu'on a finalement un peu l'impression qu'il vit sur son capital et que s'il existe bien une vague conscience civique verte il faut encore y apporter pas mal de réserves.

Au quotidien, on constate rapidement cette ambivalence sur des choses toutes simples :

Dans les parcs et les endroits publics, les néo-zélandais sont assez disciplinés et font ce qu'ils faut ("Do the Right Thing") pour être des "Tidy Kiwis"* [Kiwis propres], les espaces sont plutôt propres et les gens ne jettent en général pas n'importe quoi n'importe où. Compte tenu du nombre de parcs et de plages qui dépasse peut-être le nombre d'habitants, on ne trouve que des panneaux rappelant ces règles de propreté (rapporter les déchets / ne rien laisser derrière soit / etc.) et l'absence de poubelles (leur collecte serait de toute façon sans doute ingérable) sachant que des actions d'éducation civique sur le dépot des ordures ont été initiées depuis longtemps et qu'elles semblent être totalement intégrées à la conscience collective.

Pas de poubelles dans les parc régionaux d'Auckland - Information "Be a tidy Kiwi"   ©SM
Les néo-zélandais ont donc l'habitude de rapporter leurs déchets pour s'en débarasser chez eux où ils font le tri : à Auckland chaque foyer dispose d'une poubelle au couvercle jaune pour le recyclable (verre, papier-carton, emballages / plastiques recyclables) et d'une poubelle au couvercle rouge pour la décharge. Il est également possible de demander au Auckland Council des poubelles spéciales pour les déchets végétaux et des ramassages pour les déchets de construction ou les encombrants, tout ça est bien organisé.

Nos poubelles ... Couvercle jaune pour recycler, couvercle rouge pour la décharge   ©SM
D'un autre côté, une visite au supermarché casse immédiatement cette image écolo-proprette quand le caddy de provisions est empaqueté par un volume incontrolé de sac en plastiques avec un gaspillage rarement constaté ailleurs. Pour essayer de se rattraper, il faut tout de même accorder aux supermarchés le mérite de leurs efforts pour récupérer ces sacs avec la mise à disposition de colonnes de récupération où les consommateurs peuvent rapporter les sacs pour en disposer.

Au supermarché, colonne de récupération pour les montagnes de sacs en plastiques distribuées   ©SM
Avec mes sacs réutilisables, je fais figure de pionnière et d'exception, ça casse un peu le rythme des caissiers qui sont encore chargés de l'emballage et bien équipés pour le faire, mais je m'y tiens et me donne bonne conscience tout en refusant chaque fois qu'ils me demandent s'il ne faudrait tout de même pas un sac en plastique séparé pour la viande et/ou le poisson et/ou les oeufs et/ou je ne sais quoi encore, comme c'est la norme ici.

À suivre

Nota :
* Les formules "Be a Tidy Kiwi" et "Do the Right Thing" semblent véritablement faire partie de la conscience collective. Introduites il y a une cinquantaine d'années par "keep New Zealand Beautiful" émanant du Anti Litter Council (comité anti-détritus) établit par gouvernement néo-zélandais en 1967. Les premières missions de cet organisme étaient concentrées sur le nettoyage, l'éradication des décharges sauvages et l'éducation. Des missions qui se poursuivent mais se sont progressivement étendues à la question des graffitis (nettoyage, réduction et contrôle) et à l'embellissement de l'environnement (plantations, restauration des cours d'eau, amélioration des abords des voies routières, compétitions de peintures murales, etc.).

Plus d'infos :
Site de l'agence nationale du tourisme - 100% Pure New Zealand ICI 
Keep New Zealand Beautiful ICI

jeudi 24 mai 2018

LIVRES - Les rives de la terre lointaine / Toward the sea of freedom de Sarah Lark (Saga du kauri)


Au début du XIXème siècle, les conditions de vie sont difficiles en Irlande. Kathleen et Michael sont jeunes et amoureux et rêvent d'une vie meilleure mais le jeune homme qui cherche à financer leur immigration vers l'amérique est arrêté pour un vol de sacs de grains utilisés pour produire du whisky de contrebande, condamné et envoyé purger sa peine à l'autre bout de la terre, sur l'île de Van Damien (Tasmanie / Australie). Michael a promis de revenir mais la jeune femme, enceinte, se retrouve mariée à Ian Coltrane, un marchand de chevaux fourbe qui l'emmène vers la Nouvelle-Zélande où il lui fait payer le prix du nom qu'il donne au fils de Kathleen. Entre Tasmanie et Nouvelle-Zélande on va alors suivre le destin romanesque et aventureux de ces personnages qui passent par différents lieux marquant l'histoire de la région : la colonie pénitentiaire de Van Damien, la colonie de Christchurch, la station baleinière de Kaikoura, l'établissement de Dunedin dans l'Otago avant et après la ruée vers l'or, les relations avec les Maoris, etc.     

Après le succès de la saga du Pays du nuage blanc, Sarah Lark remet le couvert avec une nouvelle saga néo-zélandaise, celle du "kauri" (arbre emblématique de Nouvelle-Zélande) dont Les Rives de la Terre lointaine / Toward the sea of Freedom est le premier volume. Ses héroïnes ont le beau rôle même si elles subissent encore une fois les abus des hommes avant de révéler des capacités de résilience et d'adaptation extraordinaires leur permettant de rebondir et de tracer leur chemin dans un pays où tout est à faire. Une trame romanesque qu'on appreciera, ou pas, mais qui sert de mise en scène dans un décor et un contexte historique soigneusement documentés (et décortiqués dans la postface) sur la Nouvelle-Zélande, tout l'intérêt de cette lecture facile et divertissante.

Titre anglais : Toward the sea of Freedom
Titre français : Les rives de la terre lointaine
Premier volume de la saga du Kauri
Auteur : Sarah Lark (Christiane Gohl)
Première édition : 2010

Saga du Kauri :
Volume 2 : À l'ombre de l'Arbre Kauri / Beneath the kauri tree
Volume 3 : Les larmes de la déesse maorie (à paraitre 06/2018) 

mercredi 16 mai 2018

Marina de Westhaven - Un autre point de vue sur Auckland

Les visites de découverte à Auckland se concentrent souvent autour des quais du centre ville avec Queen Wharf, Viaduct Basin et les aménagements de North Wharf et Silo Park attenants à St Marys Bay autour de laquelle on s'aventure plus rarement. C'est un peu dommage car on peut facilement pousser la promenade jusqu'au bout de la marina de Westhaven et le pont d'Auckland pour profiter de belles vues un peu différentes sur la ville, encombrées de mats (ou pas).

Photo de la marine de Westhaven avec le centre ville d'Auckland en arrière plan Auckland Nouvelle-Zélande
Westhaven Marina et centre d'Auckland   ©SM
À pied et à partir de Silo Park, il suffit de prendre Beaumont street pour rejoindre Westhaven drive qui longe l'autoroute jusqu'à la marina mais au bord de laquelle une passerelle de bois sur pilotis a été spécialement aménagée pour les piétons en offrant un joli cadre de promenade autour de St Marys bay. On peut aussi se rendre directement aux parkings de la marina de Westhaven en voiture, en louvoyant dans le quartier du port pour emprunter cette route ou en passant par Curran street par le quartier de Ponsoby.
Située en plein coeur d'Auckland, cette marina de Westhaven est l'une des plus grandes du monde et la plus importante de l'hémisphère Sud, à la hauteur de la réputation de "cité des voiles" de la ville. Avec une capacité d'accueil de 2'000 places, toutes occupées selon le site de la marina qui annonce devoir gérer d'importantes listes d'attente, elle n'abrite pas que des voiliers mais une grande variété d'embarcations en tous genres et de toutes tailles.

Photo sur la marina de Westhaven et le pont d'Auckland Nouvelle-Zélande
Marina de Westhaven et pont d'Auckland   ©SM
La marina sert de base à quatre clubs nautiques, la Ponsoby Sailing School (l'école de voile de Ponsoby), the Auckland Dragon Boat Club (Club de Dragon boat d'Auckland), the Etchell Fleet et Sailability permettant aux personnes handicapées de pratiquer les sports nautiques. On y trouve aussi des clubs plus selects comme le RNZYS (Royal New Zealand Yacht Squadron) ou le Richmond Yacht Club ainsi qu'une cinquantaine d'opérateurs de charters louant leurs services pour naviguer dans le golfe d'Hauraki et au-delà, des agences de brokers spécialisés dans l'achat/vente des bateaux, des cafés et des restaurants, etc. Un environnement cossu, bien aménagé, parfaitement entretenu et dynamique avec encore des projets d'extensions et d'amémagements nouveaux. 

Photo de tables d'un café marina de Westhaven Auckland Nouvelle-Zélande
Tables d'un café - Marina de Westhaven - Auckland  ©SM
Du côté de la baie de St Mary et de la plage de Westhaven, il est possible de se baigner même s'il vaut sans doute mieux attendre la réalisation des travaux qui sont programmés et annoncés pour améliorer la qualité de l'eau. Dans cette zone, un ponton sert à plusieurs types d'activités, notamment aux amateurs de maquettes téléguidées qui s'y retrouvent pour faire naviguer leurs modèles réduits en tous genres.

Photo de vue sur la ville d'Auckland à partir de Westhaven beach Nouvelle-Zélande
De Westhaven beach à marée basse et en fin de journée, vue sur le centre ville d'Auckland  ©SM
À l'opposé, en s'éloignant du centre-ville, on se rapproche du pont qui sert de terrain de jeu aux amateurs de sensations (saut à l'élastique ou grimpette au sommet) mais on peut se contenter d'en admirer la structure et l'ouverture qu'on a à proximité de son point d'ancrage, sur la marina et la ville, Devonport, Rangitoto, Northshore, Birkenhead et l'intérieur de la baie de Waitemata.

Photo du pont d'Auckland Nouvelle-Zélande
Pont d'Auckland (vu de la marina de Westhaven)   ©SM
Bref, Westhaven est une extension de visite bénéficiant de nombreux aménagements, très intéressante à faire à partir du centre ville ou en objectif d'excursion unique qu'on peut alors compléter avec la découverte du parc d'Erin Point et les plages voisines du joli quartier de Ponsoby.

À voir : sur Westhaven Marina / History, photos historiques intéressantes de toute l'évolution de l'occupation et de l'exploitation des terrains occupés aujourd'hui par la marina, de 1900 à 2010

Pictogrammes des toilettes de AJ Hackett Bungy
Plus d'infos :
Westhaven Marina Auckland ICI 
Saut à l'élastique ou grimpette sur le pont d'Auckland - AJ Hackett - Auckland Bridge Climb and Bungy  ICI

jeudi 10 mai 2018

Rainbow Mountain - La montagne arc-en-ciel - Rotorua (5)

Rainbow Mountain (la montagne arc-en-ciel) / Maungakakaramea ("Montagne à la terre colorée" en maori) est située au bord de la route SH5, à 26 kilomètres au sud-est de Rotorua, entre la vallée de Waimangu et Wai-o-Tapu. Le parking est facile à trouver quand on vient de Rotorua puisqu'il est au bord de la nationale à hauteur du lac de Ngahewa, à gauche juste après l'embranchement de la SH38.

Photo de Rainbow Mountain Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain est ses parois colorées qui lui donnent son nom  ©SM
D'origine volcanique, la montagne doit son nom aux couleurs de ses parois striées de blanc et de rouge/orange. Elle reste une zone géothermale active même si les phénomènes y sont de plus en plus atténués et que la nature en profite pour reprendre ses droits. C'est une zone au statut de Scenic Reserve supervisée par le Department of Conservation, protégée pour ses particularités botaniques et scientifiques et ses associations de plantes rares et complexes spécifiques aux zones thermales. La montagne est également attachée à l'héritage culturel de deux tribus maories de la région. Tous ces aspects sont bien documentés sur place par des panneaux explicatifs complétés par une bonne signalisation des sentiers offrant différentes options aux marcheurs / randonneurs et/ou aux VTT*.  

Photo d'un panneau explicatif sur les plantes Rainbow Mountain Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain / Maungakakaramea - Panneau explicatif sur les plantes   ©SM
Quand on ne dispose pas de beaucoup de temps, on peut se contenter d'un aller-retour jusqu'à Crater Lakes, une marche facile d'un kilomètre à partir du parking et d'une quinzaine de minutes grand maximum dans chaque sens. On arrive jusqu'à un belvédère de bois aménagé au dessus de deux lacs aux couleurs bleues azur et blanches dont l'origine volcanique ne fait pas de doute et on profite d'une bonne vue au pied de la montagne et de ses parois colorées, un tableau qui vaut bien ce modeste effort.  

Photo de Crater Lakes Rainbow Mountain Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain - Crater Lakes   ©SM
Si on aime marcher et qu'on a plus de temps, on peut attaquer ensuite le sentier de Summit Track pour monter jusqu'au sommet de la montagne; il faut alors ajouter 2,5 kilomètres au chemin déjà parcouru et un temps de marche annoncé à 1 heure 30 dans chaque sens, largement surrévalué comme toujours (on n'a pas regardé à la montée mais nous avons mis 50 minutes pour descendre du sommet au parking, et nous ne sommes pas des cabris !). Le sentier est globalement bien balisé et tracé, plus dégradé et abrupt vers le sommet (attention, ça doit glisser par temps humide) ; il traverse des espaces de verdure de plusieurs types, dégage de beaux points de vues et laisse parfois entrevoir quelques fumerolles.
Une fois le sommet atteint, l'ultime récompense, c'est évidemment la vue à 360º avec, en direction de Rotorua, la route qui serpente à travers les collines vertes ...

Photo de vue vers Rotorua Rainbow Mountain Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain - La SH5 serpente en direction de Rotorua avec le Mont Tarawera sur la gauche  ©SM

... les lacs et la vallée de Waimangu quand on dévie le regard vers l'est ...

Photo de vue de Rainbow Mountain vers les lacs de Rotorua et la vallée de Waimangu Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain - Vue vers les lacs de Rotorua avec la vallée de Waimangu qui descend jusqu'au lac Rotomahana
... alors que vers l'ouest, c'est Wai-o-Tapu qu'on aperçoit. 

Photo de vue de Rainbow Mountain vers wai-o-tapu Rotorua Nouvelle-Zélande
Rainbow Mountain - Vers Wai-o-Tapu à l'extrémité de la forêt
Vers le sud, d'autres sommets, ceux des pics volcaniques du Tongariro qui complètent le panorama.

Espace de nature ouvert à tous, sans droit de passage, pas trop fréquenté, Rainbow Mountain est l'une des nombreuses et agréables balades de Rotorua que les touristes de passage n'ont souvent pas le temps de découvrir - c'est dommage - dans une région qui ne peut finalement réellement s'apprécier qu'en y consacrant suffisamment de temps.

Nota :
* Pour les amateurs, piste VTT aménagée dans le parc (Te Ara Ahi) + une piste cyclable est aménagée au bord de la route depuis Rotoroa jusqu'au parc.
- Pour ceux qui sont intéressés, nous recommandons de passer à l'office de tourisme de Rotorua pour se procurer la dernière édition de la brochure "Walking and Hiking in Rotorua/Bay of Plenty" éditée par le Department of Conservation, un document utile qui recense et propose une trentaine de marches et randonnées autour de Rotorua et ses lacs, presque toutes gratuites (voir lien pour la version pdf).

À voir/faire dans les environs de Rainbow Mountain :
Wai-o-Tapu
La vallée de Waimangu
Kerosene Creek
Waikite Valley Thermal Pools

Plus d'infos :
Rainbow Mountain Summit Track - Department of Conservation ICI
Rainbow Mountain Crater Lake Walk - Department of Conservation ICI
Brochure Walking and Hiking in Rotorua / Bay of Plenty - Department of Conservation ICI