lundi 18 décembre 2017

Waiheke - Les îles d'Auckland dans le golfe d'Hauraki (2)

Deuxième plus grande île du golfe d'Hauraki après Great Barrier Island mais la plus peuplée, Waiheke (Prononcer "waille-hi-ki", ça sonne un peu comme Tahiti) est une destination touristique située à quelques encablures d'Auckland, assez prisée, notamment des touristes locaux si bien que les week-ends d'été, il n'est pas rare que le parc hotelier y soit "fully booked" avec pas/peu de possibilités de réservations de dernière minute.

Dans la baie d'Auckland, l'île de Waiheke est réputée pour ses vignobles, ses oliviers et son art de vivre

C'est une visite qui s'organise pour plusieurs jours ou en excursion à la journée. Avec la compagnie Fuller au départ des quais d'Auckland, des ferrys partent presque toutes les demi-heures et un aller-retour adulte au prix de 38 NZD. Il faut compter 40 minutes pour le trajet et un débarquement sur les quais de la baie de Matiatia, complètement à l'ouest de l'île de Waiheke où les tours et les bus* viennent ramasser les visiteurs. 
Avec la compagnie Sealink et ses ferry orange qui défilent toutes les heures sous nos fenêtres, il faut compter 45 minutes de trajet au départ d'Half Moon Bay et un prix du billet à 20 NZD par passager adulte auquel il faut ajouter le coût du transfert du véhicule (103.50 NZD pour une voiture / 41 NZD pour une moto), sans oublier de réserver, surtout en saison "haute". L'arrivée se fait alors à Kennedy Point, au sud-ouest de l'île. Pour ceux qui ne sont pas motorisés et qui emprunte ce ferry, il faut savoir que le coin est plus isolé et moins bien desservi que les quais de Matiatia.

Embarquement sur le ferry de Sealink à Kennedy Point / Waiheke

Nous, on a de la chance parce qu'on a le choix et c'est à moto (Ok...gros scooter ... moi, j'aime mon confort), par une belle journée de fin d'été que nous nous y sommes rendus une première fois, en excursion à la journée en partant avec le ferry de 7h00 et en revenant avec le dernier vers 19h/20h.

La moto c'est flexible, ça passe partout, ça s'arrête n'importe où et quand on veut ...

La partie la plus développée de l'île se situe à l'ouest avec les principaux vignobles, de belles plages et des zones villageoises avec cafés, restaurants, galeries, studios, salles d'exposition et boutiques. Nous, nous avions surtout dans l'idée de faire le tour de l'île que nous avons parcourue dans le sens des aiguilles d'une montre en commençant par les baies/plages du nord avant de partir à l'est et de revenir par le sud pour terminer à l'ouest. Il existe deux routes principales à l'est et à l'ouest, connectées entre elles, plus ou moins circulaires pour faire le tour de l'île et d'où partent une multitude de chemins secondaires permettant de rejoindre propriétés et baies plus isolées si bien qu'il faut bien toute une journée pour passer un peu partout. 

Au nord, Onetangi Bay, la plus grande des plages de Waiheke

Les plages du nord se succèdent.Elles peuvent se découvrir à pied en suivant un chemin de randonnée populaire nécessitant plusieurs heures de marche pour aller de la première baie à la dernière, avec la possibilité de combiner marche et trajet en bus pour couper ou pour retourner au point de départ (pour une prochaine visite).
Dans la série des baies et leurs plages, la plus grande est Onetangi Bay aux airs de station balnéaire avec ses maisons les pieds dans l'eau et son ambiance relax. Nous sommes même tombés sur un mariage les pieds dans le sable, une pratique assez populaire en Nouvelle-Zélande et moi, je trouve ça plutôt sympa, ça vaut bien Hawaii, non ?

Populaire en Nouvelle-Zélande : le mariage sur la plage, Onetangi Bay

Un peu plus loin, des routes de l'intérieur de l'île on aperçoit presque toujours l'océan alors que le paysage est très valonné mais jamais très élevé (le point culminant ne dépasse pas 231 mètres), marqué par les activités agricoles dont l'inévitable élevage de moutons ...

Waiheke - Paysage de l'intérieur de l'île

... avec quelques propriétaires toujours soucieux de bien marquer leur territoire et les limites données aux touristes ! 

Waiheke
 Un arrêt à la pointe nord-est de l'île permet de se dégourdir les jambes avec une balade au milieu des plantations d'oliviers ...

Oliviers de Waiheke
Olives de Waiheke
... des vignes presque à maturation au moment de notre visite, protégées des assauts des oiseaux par des filets juste avant les vendanges ...  

Vignes de Waiheke à l'est de l'île
 ... des rochers rigolos dans le paysage ... 

Waiheke

... jusqu'au site historique de Stony Batter Historic Reserve avec ses tunnels, ancien camp d'entrainement et de défense d'Auckland pendant la seconde guerre mondiale.

Au milieu des propriétés, site de Stony Batter Historic Reserve
Un des panneaux explicatifs près des anciens tunnels de la défense néo-zélandaise

Nous poussons ensuite jusqu'à la baie de Man O'war envahie par les plaisanciers et les baigneurs qui profitent non seulement du cadre mais aussi du vignoble du même nom, un peu excentré par rapport à ceux de l'ouest de l'île. L'ambiance est détendue au bar et dans le jardin ouverts pour les dégustations. 


Waiheke - Man O'war Bay
La baie de Man O'war populaire auprès des plaisanciers
Dégustations et détente au vignoble de Man O'war à Waiheke
Petite église proche de Man O'war à Waiheke

L'arrêt suivant c'est encore à l'est, à Orapiu et son ponton par lequel transite les ferry d'Auckland pendant leur liaison avec l'île voisine de Rotoroa et Coromandel. Le coin est magnifique, idéal pour la pause déjeuner avec baies et plages isolées ainsi qu'une réserve naturelle.

Baie d'Omaru - Waiheke
Quai du ferry d'Orapiu - Waiheke
Otakawhe Bay - Waiheke
Après un pique-nique facilité par les tables/bancs publics dans la baie d'Otakawhe, nous effectuons une jolie marche digestive jusqu'à Pearl Bay. Un exercice à l'abri des arbres, à flanc de relief avec de belles vues dominante pour aller découvrir une baie assez isolée et colonisée de "baches" de vacances typiques. Comme toutes les maisons de l'îles, ces bungalows sont équipés de leurs propres citernes pour emmagasiner et stocker leur eau. 
 
Sur le chemin agréablement ombragé, entre la baie d'otakawhe et Pearl Bay
Forêt de bambous en arrivant à Pearl Bay
Pearl Bay - Waiheke
Un "bache" à Pearl Bay - Waiheke
La découverte de toute la partie sud de l'île demande pas mal d'aller-retours par des routes qui finissent en cul-de-sac avec un peu toujours le même type de paysage traversant des propriétés agricoles pour aboutir jusqu'au différentes baies avec parfois quelques variations, de la mangrove par exemple.  

Côte sud - Waiheke
La côte sud parait la moins développée, ou la plus agricole. Sur le bord de la route, parfois, une "honesty box" propose au passant des produites locaux, les prix sont affichés, il n'y a qu'à se servir et à laisser ce qu'on doit dans la boite prévue à cet effet.

"honesty box" de Waiheke, ici à les ventes des œufs et des fruits
Dans le sud également, des plages et des parcs dont le parc régional de Whakanewha avec des colonies de pluviers de Nouvelle-Zélande, une espèce rare, qui viennent y nicher. 


Sculpture marquant l'entrée du site où nichent les pluviers de Nouvelle-Zélande
Plage voisine du site des nids de pluviers
Après une journée très "nature", nous avons terminé par l'ouest de l'île, la partie la plus urbanisée, la plus développée et la plus visitée sachant que tout est relatif puisque la population de Waiheke est de l'ordre de 9'500 habitants résidents auxquels il faut ajouter les estivants, propriétaires des 3'500 résidences secondaires que compte l'île, attirés par son micro-climat doux.
Une sculpture moderne au dessus de la baie de Matiatia témoigne du dynamisme touristique de l'île qui se manifeste notamment par une multitude de festivals et d'événements dédiés à l'art.

Sculpture moderne au dessus de la baie de Matiatia
Et puis évidemment, l'ouest de l'île est l'endroit qui concentre le plus l'activité vinicole et celle de la bonne bouche avec des vignobles très fréquentés où profiter d'un bon repas et des vins locaux dans un décor soigné mais toujours détendu, à la néo-zélandaise. C'est aussi là où se concentrent la majorité des touristes venus pour ça et qui ont permis à Waiheke de décrocher toutes sortes de récompenses et nominations pour son attractivité touristique : en 2016, l'île a ainsi été sacrée "5ème meilleure destination au monde" par le guide Lonely Planet... s'ils le disent !

Pour les amateurs et ceux qui souhaitent y rester plusieurs jours, il existe également toute une gamme d'activités plus ou moins sportives (payantes) comme l'équitation, le tir à l'arc, le tir au pigeon, l'accrobranche, etc.

Dans le paysage, Cable Bay Wineyard - Waiheke
Cable Bay Wineyard - Vous prendrez bien un p'tit verre ? ...
... à déguster en regardant la vue sur Rangitoto, ici en fin de journée.
Nous, c'était surtout une prise de contact pour découvrir le côté nature de l'île qui nous a vraiment séduits avec des pistes à creuser / des randonnées à faire si nous décidions d'y retourner. Un must-see d'Auckland pour lequel nous recommandons vivement de disposer d'un véhicule afin de profiter au mieux de l'intégralité de l'île. 

Notes :
* Associée à Fuller, 360 Discovery Cruise propose des formules touristiques plus ou moins complètes pour visiter les vignobles, goûter les vins, dîner ou faire quelques attractions touristiques du type accrobranche. L'une des formules pour ceux qui ne sont pas motorisés mais qui veulent tout de même garder une certain liberté, c'est de prendre le billet du bus à impériale qui sillonne les principaux points touristiques de l'ouest de l'île avec le "hop-on hop-off bus".


À savoir :
- L'accès à l'île peut également se faire par un vol panoramique en hélicoptère !
- Waiheke signifie l'île des "eaux ruisselantes" en maori
- Avec plus de 100 pers/km2, Waiheke a la 3ème plus forte densité du pays.
- L'île fait 19,3 km de long, varie en largeur de 0,6 à 9,6 km alors que son périmètre totalise 134 km de côtes dont 40 km de plages.

Voir aussi :
Rangitoto - Les îles d'Auckland dans le golfe d'Hauraki (1)

Plus d'infos :
Waiheke island of wine ICI
Site des ferrys Fuller, page de Waiheke pour un départ passager d'Auckland (billets/horaires dans l'onglet) ICI
Hop-on Hop-off bus tour ICI
Site des ferrys Sealink pour un transfer avec véhicule, départ d'Half Moon Bay (quelques départ d'Auckland) ICI

mercredi 13 décembre 2017

En Nouvelle-Zélande les va-nu-pieds sont rois !

En Nouvelle-Zélande, il n'est pas rare de voir les gens marcher pieds-nus surtout avec l'arrivée des beaux jours, pas seulement à la plage où cela n'a rien de surprenant mais partout et n'importe où, en ville, sur les trottoirs, dans les magasins, à l'école*, enfants comme adultes ... C'est une pratique si courante qu'elle ne manque pas d'étonner les étrangers - moi la première - et qu'on la retrouve ainsi mentionnée sur de nombreux forums, blogs et autres articles traitant de la Nouvelle-Zélande.

Photo d'un enfant pieds-nus en Nouvelle-Zélande
À Auckland, des pieds en liberté, en "jandals" ou "nus", chacun fait fait fait c'qui lui plait plait plait ♪♫

Dans la version anglaise* d'un article wikipedia consacré aux "pieds nus"/Barefoot (et oui, l'article existe, on trouve vraiment tout et n'importe quoi sur wikipedia !), j'ai même déniché un paragraphe consacré à la Nouvelle-Zélande qui semble révéler une certaine susceptibilité nationale en la matière puisqu'on peut y lire qu'en 2010, un conférencier américain a raté une opportunité de travail en Nouvelle-Zélande après avoir qualifié la pratique "d'arriérée et de non civilisée, malsaine et répugnante pour les Nord-Américains" ... tout ça dans un article publié en réponse à une tribune moquant la politique de l'État du Texas imposant le "pas de chaussure - pas d'emploi" (pauvre conférencier, interdit de travail en Nouvelle-Zélande alors qu'il ne parlait même pas du pays ...Comme quoi, il faut se méfier de ce qu'on écrit ...). Wikipedia mentionne aussi un journaliste du New York Times, spécialisé dans les voyages, "frappé" par le phénomène néo-zélandais, les nombreux expatriés qui sont toujours étonnés de l'ampleur de la chose ainsi qu'une polémique relativement médiatisée en 2014 entre un passager d'Air New Zealand qui a voulu embarquer pieds nus alors que les règles de la compagnie l'interdisent ...


Photo d'un enfant pieds nus au supermarché Auckland Nouvelle-Zélande
La tenue nationale décontractée, short, "jandals" pour papa, pied-nus pour fiston...Le bonnet par 23ºC? ... bientôt Noël ou on fait ben c'qu'on veut !

Les pieds nus de Nouvelle-Zélande constituent donc une spécificité nationale, si incongrue aux yeux des étrangers qu'elle figure presque systématiquement dans certaines listes aux titres accrocheurs établies sur les blogs de voyage comme "les (n) choses qu'on ne m'avait pas dites avant d'aller en NZ".
Certains tentent des analyses plus poussées, notamment dans la presse : Est-ce que c'est un problème de marcher pieds nus ? Est-ce malsain ou dangereux ou au contraire apaisant ? Il existe des arguments pour et d'autres contre mais bon, au final, chacun fait ce qu'il veut tant qu'on ne vient pas légiférer là-dessus pour réglementer la chose !

D'autres enfin tentent de donner des explications sur le pourquoi de cette pratique nationale qui appartient presque au patrimoine génétique du kiwi. J'ai ainsi relevé :
- des raisons culturelles : en matière d'habillement et de présentation, les néo-zélandais sont en général plus décontractés que dans les autres pays et dès leur plus jeune age, les enfants préfèrent marcher pieds nus. (la décontraction c'est plutôt vrai)
- des raisons culturelles plus spécifiques aux Maories : marcher pieds nus permet d'être connecté directement avec mère-nature. Dans un marae (lieu de rencontre), un wharenui (maison des rencontres) est un lieu tabou/sacré dans lequel on ne peut pas marcher chaussé afin de ne pas désacraliser l'endroit. (Ok, pourquoi pas)
- des raisons climatiques : des températures estivales confortables pour marcher pieds-nus. (oui, c'est plutôt vrai. Il n'y a pas de variations extrêmes sur Auckland et dès que les températures s'adoucissent, les pieds sortent ...)
- la propreté des trottoirs exempts de crottes de chiens, de parasites et autres dangers (?).  (C'est vrai que les trottoirs sont plutôt bien entretenus mais personnellement, je garde quelques réserves sur leur aseptie).

photos de pieds-nus Nouvelle-Zélande
À la caisse du magasin d'électronique, la preuve (un peu floue) que les adultes vont eux aussi nus pieds ...

Et pendant qu'on y est, ces éléments complémentaires donnés par un podologue :
- des raisons de physionomie : la majorité des néo-zélandais ont des pieds plutôt larges et plats. Historiquement, les chaussures étaient importées d'Europe où elles répondaient à des critères physionomiques plus fins si bien que les gens préféraient marcher pieds nus plutôt que de porter des chaussures inconfortables, trop étroites. (Ah, tient, s'il le dit, c'est intéressant ça, non ?!)    
- des raisons historiques : pendant la grande dépression, les chaussures passaient d'un enfant à l'autre sans toujours être à la bonne taille si bien qu'ils étaient souvent mieux pieds-nus. (OK mais ça commence un peu à dater quand même.) 
- les pratiques à l'école : dans les écoles primaires, les enfants enlèvent leurs chaussures en classe et souvent, la pratique du sport se fait pieds-nus dans l'herbe. (Et ben voilà, ça c'est du vécu qui peut expliquer des choses.) 
- la commodité : c'est juste le plus pratique !  (Ok sûr, une vraie lapalissade !)
- la décontraction nationale qui rejoint les raisons culturelles évoquées précédemment  ...

Et pour rire, il faut bien sûr parler des "gènes de hobbit (cachés)" des néo-zélandais, tout de même régulièrement évoqués (ahahah !  Peter Jackson a quand même fait du bon boulot !) ...


Photo d'enfant pieds-nus Nouvelle-Zélande
Insolite ... Dans le magasin de chaussures, essayage pour les parents mais la fifille, elle, allait pieds-nus ...

Bref, un sujet qui défraye la chronique et à laquelle j'ajoute ma voix aujourd'hui, même si le phénomène serait en régression et beaucoup moins courant qu'avant. Pour le moment, moi je trouve que c'est encore une pratique bien vivante comme l'illustrent les quelques photos de cet article toutes prises en moins d'une demi-heure quand j'ai pensé à le faire il y a quelques jours en anticipant ce sujet, un samedi après-midi aux températures estivales.

Notes :
* Comme je ne fréquente plus vraiment les écoles, je précise que je les vois quand je passe en voiture au moment de l'entrée et surtout de la sortie des classes, les enfants en uniformes avec leurs sacs et sans chaussures ...
* Pas de mention de la Nouvelle-Zélande dans la version française de l'article wikipedia "pieds nus" sachant que la version anglaise de l'article est bien plus développée et étayée ... pour ceux que ça intéresse !

Plus d'infos :
Danielle Murray : Bare feet soothing to the sole and the soul - NZ Herald 15/01/2014 ICI
Quora - Why do some New Zealanders walk on the steet without wearing shoes ?  ICI
Barefoot - Wikipedia ICI

jeudi 7 décembre 2017

Rangitoto - Les îles d'Auckland dans le golfe d'Hauraki (1)

Trait d'union entre la ville d'Auckland et l'océan Pacifique, le golfe d'Hauraki est un parc maritime parsemé de cinq réserves marines (pêche interdite) et d'une myriade d'îles (une cinquantaine) qui offrent de magnifiques objectifs d'excursions même si elles ne sont pas toutes accessibles au public*.

Quai du ferry à Rangitoto - L'objectif de l'excursion est le sommet derrière !

La plus évidente et la plus facile d'accès, c'est l'île de Rangitoto, landmark de la ville que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer dans un article à mon arrivée à Auckland. Aux éléments généraux déjà traités, je peux maintenant ajouter "l'expérience" puisque j'ai eu l'occasion de m'y rendre trois fois cette année. Il faut dire que lorsqu'on reçoit des visiteurs, Rangitoto est un peu l'incontournable et surtout l'excursion du golfe la plus facile à organiser du fait de la proximité de l'île et de sa desserte en ferry, tous les jours, toute l'année.

Le sommet, c'est tout droit, ça monte mais le chemin est bien aménagé avec pas mal de marches quand on s'approche de l'objectif

Il existe des variations de service en fonction des saisons et des jours de la semaine mais on peut être sûr d'avoir toujours la possibilité d'au moins un aller-retour dans la journée sachant qu'au départ d'Auckland l'été, on a en général le choix de trois départs en semaine pour cinq le week-end avec respectivement trois ou quatre options de retour (mais il ne faut surtout pas rater le dernière navette). Les quais sont situés en plein centre ville, au Pier 4 placé à gauche du bâtiment historique du terminal de ferry.
Il est également possible d'embarquer de Devonport.

Embarquement immédiat ! [mais il faut être là une demi-heure à l'avance]

À moins de se lever à l'aube pour partir à 7h30 le week-end et profiter du tarif "early-bird" à 20 NZD, il faut plutôt compter 60 NZD l'aller-retour pour un adulte. On peut réserver et imprimer les billets à l'avance à partir du site de Fuller, la company qui assure les navettes, ou acheter les billets sur place dans la cabane située sur le trottoir, à côté des départs. L'île est une réserve naturelle protégée, "pest-free" (sans animaux nuisibles) si bien qu'avant l'embarquement, les voyageurs sont priés de frotter leurs chaussures sur les brosses prévues à cet effet en plus de recevoir quelques consignes pour éviter notamment de transporter vers l'île (inintentionnellement) des animaux nuisibles pour la faune et la flore de l'île.

Prière de bien s'essuyer les pieds avant d'embarquer !

Les excursionnistes doivent prévoir leurs propres provisions d'eau et de nourriture car il n'y a absolument aucun équipement sur l'île à cet effet (au pire, le ferry dispose d'un bar où l'on peut effectuer quelques achats). Pas de poubelles non plus sur place, tout le monde est prié de récupérer et de rapporter ses déchets pour garder l'île propre et tout jeter au retour (poubelles sur le ferry ou à terre au retour). les seuls équipements sont des toilettes (mais on peut aussi prendre ses précautions sur le ferry avant de descendre). La traversée avec l'arrêt à Devonport prend 35 minutes et c'est déjà un plaisir rien que pour la navigation et les points de vues qu'elle donne sur la ville et ses environs, Devonport et Rangitoto.

Des champs de lave, de la végétation qui s'accroche tant bien que mal, une route tracée sans beaucoup d'ombre !

Il existe des tours organisés avec à l'arrivée sur l'île des wagonnets tirés par un tracteur; ceux-ci permettent de bénéficier des explications d'un guide et de faire la boucle qui traverse les champs de lave mais ne dispensent pas complètement de la grimpette jusqu'au sommet ... À moins d'être un inconditionnel des visites guidées, il n'y a vraiment pas besoin de passer par un tour organisé pour se rendre à Rangitoto : la brochure, gratuite, contient une carte et des informations et sur place, les chemins sont bien balisés et agrémentés de panneaux informatifs. Pour ceux qui veulent en savoir plus, les abris proches des quais et des toilettes exposent ainsi quelques panneaux sur l'histoire de l'île, sa faune et sa flore auxquels s'ajoutent, à plusieurs endroits de la montée au sommet, des informations complémentaires relatives à l'origine volcanique de l'île et la géologie ... pas bête, ils sont stratégiquement positionnés pour faire des pauses pendant "l'ascension".

Globalement peu d'ombre à Rangitoto mais des fois, comme ici, un petit moment de répit pour se protéger du soleil, magique !

Ah, oui, l'excursion à Rangitoto c'est avant tout de la marche pour accéder au sommet (220 mètres de dénivelé, ce n'est pas vraiment un exploit !) et ses vues à 360º. C'est aussi la découverte d'une île entièrement volcanique (la dernière éruption date d'il y a environ 600 ans et si le champ volcanique d'Auckland est toujours actif , il y a peu de chance que ce jeune cône volcanique crache de nouveau). En marchant tranquillement, il faut compter une bonne heure pour arriver au sommet en suivant la "main summit track". Pendant la montée, outre la lecture des panneaux, les pauses pour regarder la vue et le paysage de lave sur lequel s'accroche la végétation, on peut aussi faire un crochet jusqu'aux "lava caves", des grottes formées par le passage de la lave (ajouter vingt minutes/une demi-heure avec le crochet).

Lava caves - Les grottes de Rangitoto formées par les coulées de lave
Avant la dernière volée d'escaliers menant au sommet, un balcon permet d'observer le cratère dont on devine la forme plus ou moins engloutie par la végétation. Un sentier permet d'en faire le tour mais la végétation bouche pas mal la vue, aussi bien sur le cratère qu'à l'extérieur si bien qu'il n'a qu'un intérêt limité en dehors d'un peu d'exercice supplémentaire. 

L'intérieur du cratère de Rangitoto envahi par la végétation

Le plus chouette évidemment c'est le panorama du sommet à partir des vastes terrasses en bois qui y ont été aménagées. On domine tout le golfe d'Hauraki avec des vues splendides dans tous les sens. C'est l'endroit idéal pour pique-niquer, là où tout le monde pose son sac et sort ses sandwichs ... on y a même vu des épicuriens (français, of course !), avec verres à pieds et bouteille de vin, sirotant en profitant du paysage. Seul nuisance, surtout l'été : les guèpes attirées par la charcuterie ou les sucreries, attention !

Du sommet, vue nord-ouest vers Devonport, le centre d'Auckland et Waitakere Ranges

Un fois rassasiés et repus du paysage, il faut redescendre avec plusieurs options :

1 - Reprendre le même chemin, bien aménagé, le plus direct et le plus court. Facile à faire avec un départ à 10h30 d'Auckland pour un retour avec le ferry de 14h30 qui laisse ensuite le temps de faire autre chose dans la journée.

Beacon Lighthouse, au loin, sur son rocher (pas d'accès)

2 - Retour par McKenzie Bay et Beacon Lighthouse, le plus long. Pas de soucis de balisage mais le chemin (route) est dur et il est facile de déraper sur les gravillons. Les paysages sur les pentes du volcan sont peu variés et répétitifs, ce sont toujours les mêmes, partout dans l'île et comme il y a peu d'ombre il faut faire attention à la chaleur l'été. La plage de McKenzie (pas mal de plaisanciers les week-ends d'été) et le phare rouge et blanc offrent un peu de diversité. Une fois revenus sur le chemin qui longe la côte, une courte zone d'ombre, un peu de mangrove, une colonie d'oiseaux (black gulls) et quelques "baches" typiques apportent là encore un peu de variété. Option suivie en journée complète, départ d'Auckland à 9h15 pour un retour à 17h avec un choix de pique-niquer sur la plage de McKenzie plutôt qu'au sommet.  

Un peu de mangrove au sud de l'île, ça change un peu !

3 - Retour par Islington bay Road. Mêmes remarques que précédemment sur les paysages, l'exposition et la nature du sol sur le chemin. Option suivie avec un départ d'Auckland à 10h30, retour à 15h30. (Nota : en marchant vite - et sans tomber ! - il doit même être possible de prendre le ferry de retour 14h30).

Petite baie du sud de Rangitoto avec vue sur Devonport et derrière, le centre d'Auckland

À Rangitoto, à proximité du quai, il reste quelques "baches" privés dont certains peuvent être loués alors que le "numéro 38" sert de musée ouvert au public certains jours, de l'arrivée du premier ferry jusqu'au départ du dernier, le tout géré par le Rangitoto Island Historic Conservation Trust. Ce "bache" 38 (prononcer "bat-che") permet de voir en grandeur nature à quoi ressemblaient ces maisons de vacances si typiques de la Nouvelle-Zélande, des constructions montées de façon un peu sauvage, toutes simples, avec le minimum mais assez de confort pour profiter de la plage, de la famille et des copains. Intéressant quand le musée est ouvert et qu'on a encore un peu de temps avant d'embarquer.

"Baches" de Rangitoto - Certains à louer alors que le numéro 38 est un musée qui se visite
Il nous reste encore quelques chemins inexplorés à l'est de Rangitoto et sur l'île voisine de Motutapu avec sans doute encore quelques belles balades très "nature et volcan" en perspective.

Nota :
L'île est couverte de la plus importante forêt de pohutukawas. L'excursion est donc très populaire et particulièrement prisée au mois de décembre au moment de la floraison.

Fleurs de pohutwaka en décembre
Notes :
* Encore beaucoup d'îles appartenant au domaine privé + quelques îles et îlots protégés fermés, au statut de "Nature Reserve" (en rouge sur la carte) - (En vert sur la carte, les "Conservation Reserve" comme Rangitoto, ouvertes au public).

Golfe d'Hauraki avec les îles d'Auckland
Infos pratiques :
Rangitoto : des ferrys tous les jours, toute l'année, au départ d'Auckland ou de Devonport
Prix du ticket adulte - Aller-retour - 60 NZD
Achat du ticket sur place ou réservation en ligne auprès de Fuller
Prendre la brochure avec carte et infos dans la cabane qui vend les tickets
Prendre des provisions d'eau et un pique-nique (aucun magasin dans l'île)
Traversée de 25 minutes
Compter un minimum de 3-4 heures sur l'île

 
Voir aussi :
Waiheke - Les îles d'Auckland dans le golfe d'Hauraki (2) 

Plus d'infos :
Site du Rangitoto Island Historic Conservation Trust ICI
Page du site de Fuller Ferries sur Rangitoto - Horaires et infos tickets dans l'onglet en haut de page -  ICI

samedi 2 décembre 2017

Gibb's Farm - Terrain d'expression de l'art moderne

Repérée un peu par hasard au bord de la route par une copine en vadrouille et par des articles de presse, il y a bien longtemps que j'avais envie d'aller découvrir la ferme de Gibb (Gibb's Farm).
 
Photo de Horizons de Neil Dawson à Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Horizons de Neil Dawson (1994)
Photos d'emeu et de Horizons de Neil Dawson à Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
De plus loin, avec un émeu dans le décor, Horizons de Neil Dawson (1994)

Mais cette "ferme" d'un genre spécial est une propriété privée et il faut être persévérant et réactif pour avoir une chance de réserver une date de visite sur le site de Gibb's Farm où elles sont proposées de façon sporadique avec un statut presque immédiatement "fully booked" (épuisées).

Photo de 88.5º ARCx8 de Bernard Venet à Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
De près .... 88.5º ARCx8 de Bernar Venet (2012)
Photo de lamas et de Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
De loin ... Lamas ... avec les oeuvres de George Rickey, Marijke de Goey et Bernar Venet en arrière-plan
Avec un peu d'anticipation ou de chance, on finit par y arriver et c'est ainsi qu'à la fin du mois de septembre, j'avais pu réserver deux entrées pour la journée du jeudi 23 novembre ... une visite en semaine certes mais quand on n'a pas le choix, on est bien content et en plus, on ne va pas se plaindre, l'entrée est gratuite.

Photo de Arches par Andy Goldsworthy Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Arches (ici, à marée basse) par Andy Goldsworthy (2005)

Au jour dit, le temps était avec nous ... et bien d'autres visiteurs aussi : deux parkings pleins de voitures et quelques bus, même si, à vrai dire, la "foule" n'est pas vraiment un problème quand on voit la taille de la propriété.

Photo de Wind Wand de Len Lye à Gibb'S Farm Nouvelle-Zélande
Wind Wand de Len Lye (2003) - Frère jumeau de celui vu à New Plymouth ...

Nous y étions à 10 heures, à l'ouverture du créneau de visite autorisé (10-14h) sachant qu'il faut bien compter 2 à 3 heures de marche pour faire le tour du domaine.

Photo de Pyramid (Keystone NZ) de Sol Lewitt à Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Pyramid (Keystone NZ) de Sol LeWitt (1997)

À l'entrée, une brochure à jour (version 2017) est remise à tous les visiteurs; elle contient toutes les informations nécessaires avec l'histoire de Gibb's Farm, le plan et un détail de chacune des oeuvres modernes monumentales qui agrémentent le parc (nom de l'oeuvre / nom de l'artiste/ année + quelques détails variés).

Photo de The Mermaid de Marijke de Goev à Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
The Mermaid de Marijke de Goey (1999)

Ensuite, c'est visite libre dans toutes les parties ouvertes au public (parties privées à observer de loin ... pas mal non plus !), dans le sens qu'on veut, chacun à son rythme : yapluka !

Photo de Sea/Sky de Graham Bennett à Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Sea / Sky Kaipara de Graham Bennett (1994)

Mais Gibb's Farm c'est quoi ?
Comme son nom l'indique, c'est "la ferme de Monsieur Gibb", Alan de son prénom, un touche-à-tout néo-zélandais qui a réussi dans les affaires et dont une partie de la fortune, qui se compte par millions, est investie dans cette propriété et les oeuvres s'y déployant*.

Photo de Easy K de Kenneth Snelson à Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Easy K de Kenneth Snelson (2005)

Le projet a commencé en 1991 avec l'achat des 400 hectares de terrains au bord du golfe de Kaipara à 50 kilomètres / une heure de route au nord d'Auckland.

Photo de A Fold in the Field de Maya Lin Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
A Fold in the Field de Maya Lin (2013) - Green and White Fence de Daniel Buren (1999-2011) 

À l'époque, le millionnaire grand amateur d'art comptait déjà plus de trente ans d'expérience en tant que collectionneur si bien que l'idée de faire réaliser des oeuvres spécialement commanditées couvait en lui depuis longtemps et que l'acquisition de ce nouveau domaine était un magnifique prétexte à sa mise en oeuvre.

Photo de Te Tuhirangi Contour de Richard Serra à Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Te Tuhirangi Contour de Richard Serra (1999-2001)
Photo de Te Tuhirangi Contour de Richard Serra à Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Te Tuhirangi Contour de Richard Serra (1999-2001)

Depuis vingt-six ans, le vaste terrain en bord de mer avec ses vues majestueuses, son déroulé de collines, de creux et ses points d'eau artificiels est ainsi devenu le terrain d'expression d'artistes parmi les plus réputés de l'art contemporain, néo-zélandais ou étrangers, invités à créer dans la démesure une oeuvre s'intègrant au paysage.

Photo de sculptures de Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Sentinels d'Andrew Rogers (2017) - Untitled (Red Square / Black Square) de Richards Thompson (1994)

Alan Gibb indique dans sa brochure que "l'échelle du paysage constitue le défi le plus important pour les artistes; au départ ça leur fait peur et ça les oblige à donner quelque chose en plus".

Photo de Red Cloud confrontation in the landscape de Leon van den Eijkel Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Red Cloud Confrontation in Landscape de Leon van den Eijkel (1996)

Une des conséquences, même si elle n'était pas intentionnelle au départ, c'est que les oeuvres sont pour la plupart les plus grandes jamais réalisées par les artistes sollicités et que leur mise en place nécessite souvant la résolution de toutes sortes de problèmes d'ingénierie (...l'avantage, c'est qu'il n'y a aucun risque de se les faire voler !).

Photo de Rakaia de Peter Nicholls Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Rakaia de Peter Nicholls (1996-1997)

Avec plus ou moins une oeuvre commandité chaque année, Gibb's Farm est aujourd'hui un vrai musée à ciel ouvert avec presque une trentaine d'oeuvres référencées (et des travaux sur le terrain qui laissent entrevoir de nouvelles commandes ainsi que quelques frais d'entretien !).

Photo de Kapoor Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Dismemberment - Site 1 de Anish Kapoor (2009) - Les oeuvres aussi demandent de l'entretien ...

Pour ajouter au bain de nature, dénotant peut-être d'un petit côté extravagant légèrement mégalomaniaque du propriétaire, il faut aussi mentionner les animaux présents sur la ferme - bien que le terme de zoo serait presque plus approprié - avec des enclos à girafes et à zèbres auxquels s'ajoutent toutes sortes d'animaux plus ou moins exotiques en semi liberté, lachés au milieu des scuptures : lamas, émeus, moutons, dindons, etc.

Photo de giraffe à Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Girafes ... Une (même deux) vraie(s) au premier plan, et celle de Jeff Thomson (2011-12) à l'arrière plan sur la colline
Que l'on soit sensible à cette forme d'art ou pas, Gibb's Farm est un endroit vraiment unique et la balade tout simplement magnifique, insolite et vraiment inattendue dans un pays comme la Nouvelle-Zélande.

Photo de Floating Island of the Immortals de Zhan Wang Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Floating Island of the Immortals de Zhan Wang (2006)

D'autant que s'ajoutent à l'expérience, les changements de perspectives et la double échelle des pièces, réduites et absorbées par le paysage de loin alors qu'elles sont absolument monumentales de près.

Photo Gibb's Farm Nouvelle-Zélande
Une des zones privées au nord de la propriété, là, on regarde de loin seulement ...
On en viendrait presque à envier celui qui nous ouvre ses portes parce qu'il peut profiter de cet espace dans toutes ses dimensions et toutes ses variations de marées, de lumière, de saison ou de temps ... Mais à vrai dire, nous sommes surtout heureux et reconnaissants d'avoir pu faire cette visite, merci Mr.Gibb, c'était un privilège d'aller chez vous, nous avons beaucoup aimé votre "jardin" !

Nota : suivre les liens sous les photos pour accéder aux infos (en anglais) sur l'oeuvre et l'artiste, données sur le site de Gibb's Farm où figurent toutes les pièces et les biographies des artistes, complétées de photos et de vidéos. Les explications et les références à l'histoire locale ou à celle de Gibb dans la conception de certaines oeuvres y sont intéressantes.
* Un autre dada d'Alan Gibbs - né de la nature des marées dans le golfe devant sa propriété - c'est le développement de véhicules rapides amphibies.

Carte de la propriété extraite du site (les oeuvres 18 à 24 ne sont pas accessibles au public / zones privées tout comme la partie nord)

Infos pratiques :
Propriété privée
2421 Kaipara coast highway - Makarau 0984
Dates de visites aléatoires, à réserver des semaines à l'avance quand elles sont proposées sur la page "contact" du site de Gibb's Farm pour un créneau de visite de 10h-14h
Entrée gratuite
Brochure gratuite remise sur place
Compter 2-3 heures pour la visite complète
Toilettes près des parkings et à plusieurs endroits du site

Plus d'infos :
Site de Gibb's Farm ICI
Page d'inscription pour les visites (parfois sans aucune date / être patient et consulter régulièrement) ICI
Brochure de Gibb's Farm en version pdf (version 2012) ICI