Vivre Auckland et la Nouvelle Zélande au quotidien. Ecrire et partager au fil des découvertes !
mardi 2 mai 2017
LIVRES - The matriarch - Witi Ihimaera
Titre original : The Matriarch
Pas de traduction française
Auteur : Witi Ihimaera
Première édition : 1986
Edition revue : 2009
Après le recueil de nouvelles Pounamu Pounamu de Witi Ihimaera, j'ai eu envie de continuer à découvrir cet auteur maori écrivant en langue anglaise en m'attaquant à un de ses romans, The Matriarch. La première version en a été éditée en 1986 et elle marquait à l'époque le retour à l'écriture de l'auteur après une dizaine d'année d'abstinence, un livre militant alors bien accueilli et récompensé par le prix Wattie Book of the Year Award*. L'édition que j'ai lue est celle qui a été révisée par l'auteur en 2009.
The Matriarch, c'est une femme exceptionnelle, belle, intelligente, mystérieuse, puissante, impitoyable, souveraine et par la naissance et par le pouvoir qu'elle exerce sur sa communauté. C'est un personnage à la charnière des époques qui mène un combat contre les ravages causés par les pakehas (non-maoris), pour préserver sa culture et récupérer les terres qui en sont l'émanation.
L'histoire est racontée par Tama Mahana, son petit-fils qu'elle a singularisé et pris sous sa coupe pour l'initier à lui succéder mais qui plus tard, a finalement quitté la communauté pour vivre avec les pakehas.
Il nous promène à plusieurs époques, il se souvient, il creuse et analyse ses relations avec sa famille et sa tribu, il mène l'enquête pour retirer des fils perdus et dresse finalement une formidable fresque historique et culturelle de 150 ans de relations maoris-pakehas.
À la lecture, on retrouve des points communs avec certaines nouvelles de Pounamu Pounamu qui laissent par ailleurs penser à la reprise d'éléments autobiographiques dans le rapport à la famille, à la grand-mère, à la tribu, etc.
Sur la forme, la lecture est parfois un peu ardue du fait des très nombreux mots maoris qui imprègnent le livre et en sont aussi le coeur - certains longs et compliqués, d'autres un peu indistincts du fait d'une orthographe proche.
Sur le fond, ce roman est riche d'enseignements et une mine d'informations sur la culture maorie et la façon dont la colonisation européenne a pu être vécue, de l'intérieur, avec les incompréhensions, les manipulations ou les divisions inter-tribales et familiales qui y sont associées.
Le livre est parfois plus proche de l'enquête-reportage que du roman lorsqu'il est étayé de documents reproduits dans le texte et il fourmille d'éléments historiques sur des personnalités maorie influentes (le guerrier-prophète créateur de l'église Ringatu, les premiers élus maoris au parlement, etc.) et sur ces 150 d'histoire version maorie. Un massacre d'européens par des maoris est par exemple repris dans le récit, le déroulement et les motivations sont expliquées, elles étaient annoncées et la tuerie aurait pu être évitée sans la bêtise d'un responsable européen un peu borné; un incident qui illustre la partialité de l'histoire avec des registres "européens" détaillant et enregistrant non seulement le nombre des tués blancs mais aussi les noms, ages, qualités et tous leurs détails alors qu'en face "les maoris" n'y forment qu'une masse indistincte et sauvage.
Ce roman ne manque donc pas de remettre en cause une certaine version officielle de l'histoire, un aspect militant qui interpelle, sur la cohabitation des maoris et des pakehas et le choc des cultures; il soulève beaucoup de questions historiques, identitaires et politiques, parfois dérangeantes mais qui valent réflexion.
Voir aussi :
Livres - Pounamu Pounamu de Witi Ihimaera
Notes :
* Pour les prix littéraires en Nouvelle-Zélande, ce n'est pas très compliqué mais il faut juste suivre :
Avant 1996, il existait deux grands prix littéraires :
- le New Zealand Book Award (1973-1995)
- le Goodman Fielder Wattie Book Awards (1968-1993) qui devint le prix Montana Book Awards (1994-1995) après la reprise du mécénat par Montana en 1994.
À partir de 1996, les deux prix fusionnèrent sous le nom de Montana New Zeland Book awards (1996-2009).
La poste pris ensuite le relais du parrainage pour ce qui devint alors le prix New Zealand Post Book Award (2010-2014) ...
... jusqu'à ce qu'elle annonce son retrait et amène à la création du Book Awards Trust qui a repris le flambeau. Celui-ci a trouvé un nouveau sponsor en 2015, un promoteur immobilier qui a permis l'atribution en 2016 du premier prix Ockham New Zealand Book Awards.
Sources et plus d'infos :
Literary awards - Te Ara ICI
dimanche 30 avril 2017
Nouvelle-Zélande, ANZAC Day un moment fort du calendrier
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| Musée Mémorial d'Auckland, monument aux morts et fontaine du souvenir ©SM |
Ce jour garde et porte en lui des traumatismes profonds et plus particulièrement celui de la première guerre mondiale à laquelle la Nouvelle-Zélande a payé un lourd tribu. Le pays détient en effet le triste record du plus grand nombre d'hommes envoyés à la guerre et celui du plus grand nombre de tués, en pourcentage de sa population. En valeur absolue, le nombre est certes noyé dans la masse des combattants de la "grande guerre" mais ramené à sa population totale, la cicatrice fut effroyable pour ce pays. On la "voit" clairement par la simple observation des pyramides des âges, en 1911 et 1916, avec toute une génération de jeunes hommes fauchée par ce conflit:
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| Pyramide des âges Nouvelle-Zélande - 1911 et 1916 Source : Stats NZ |
On a beau être aux antipodes, les monuments aux morts et les plaques commémoratives sont tout aussi présents qu'en France, partout, dans toutes les villes et les villages de Nouvelle-Zélande, le plus impressionnant restant le Musée Mémorial d'Auckland, un rappel solennel à la fois marquant, glaçant et émouvant de la dimension mondiale et absurde de ce qu'a pu être ce conflit.
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| Un monument aux morts - Village d'Havelock (Ile du Sud) ©SM |
ANZAC c'est l'acronyme de Australian and New Zealand Army Corp adopté fin 1914 en Égypte par le maréchal W.R.Birdwood quand il prit le commandement des bataillons de soldats australiens et néozélandais de l'armée britannique.
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| Fresque murale montée pour les 100 ans d'ANZAC - Motueka (Ile du Sud) ©SM |
Quant à la date du 25 avril, elle commémore le débarquement d'ANZAC Beach le 25 avril 1915 qui lança la désastreuse campagne de Gallipoli dans le détroit des Dardanelles au cours de laquelle les troupes alliées enregistrèrent 33'532 morts, 78'518 blessés et 7'689 disparus parmi lesquels 2'721 morts et 4'752 blessés néozélandais. Pour la Nouvelle-Zélande, Gallipoli devint le symbole des pertes de guerres et le 25 avril celui de tous les soldats tombés au combat, de la guerre des Boers à nos jours.
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| Coromandel - Reforestation : 25$, un arbre, un soldat ... ©SM |
Cette journée est l'occasion de cérémonies officielles solennelles avec dépose de gerbes devant les monuments aux morts dans tout le pays, des fanfares et de bien d'autres manifestations plus variées (par exemple, plantation de plantes ou d'arbres dédiés individuellement à des soldats). L'une des commémorations les plus emblématique semble toutefois rester le Dawn Service rendu à l'aube au Musée Mémorial d'Auckland qui malgré l'heure matinale attire énormément de monde.
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| Vitrine d'une librairie au moment d'ANZAC day - Auckland ©SM |
À noter : cette année, le dépot d'une gerbe (disparue depuis) à Wellington par quelques activistes pacifistes, à la mémoire de civils afghans tués lors de bombardements, qui a alimenté une controverse dans la population et les médias. Un geste qui choque ceux qui défendent le côté sacré de cette journée et qui dénoncent l'opportunisme des pacifistes choisissant ce jour plutôt que l'un des 364 autres de l'année afin d'attirer la couverture médiatique à eux.
À voir : magnifique exposition "Gallipoli, the scale of our war" au musée national Te Papa de Wellington (Jusqu'à avril 2018 - Entrée gratuite).
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| Exposition "Gallipoli, the scale of our war" - Te Papa Museum Wellington |
... Et aussi une petite vidéo youtube (en anglais / production australienne) qui explique ce qu'est ANZAC Day en donnant le "ton" sur son importance :
Sources et plus d'infos:
ANZAC day - Encyclopédie Te Ara ICI
NZ Herald - ANZAC Day coverage ICI
Newshub 29/04/2017 - Anzac Day is our day - RSA tells protesters "not on our Cenotaphs" ICI
Newshub 29/04/2017 - Conroversial Anzac Day wreath vanishes from Cenotaph ICI
vendredi 28 avril 2017
Les plages de sable noir d'Auckland (3), Anawhata, Waitakere Ranges Regional Park
Après les deux plages de Muriwai et Te Henga (Bethells beach) au nord, des plages de sable noir de la région d'Auckland qui demandent quelques efforts du fait du relief :
3 - Anawhata (Waitakere Ranges Regional Park)
Accessible par la piste d'"Anawhata Road", Anawhata est la dernière zone de plages que nous avons visitée et celle qui se mérite le plus parce qu'il faut descendre au pied des falaises pour y accéder .... et surtout, remonter après : rien d'insurmontable mais ça grimpe en renforçant souffle et mollets !
Un premier petit parking permet de laisser la voiture et de prendre les sentiers de Laird Thomson Track et Rose Track qui mènent à quelques Bachs* perchés et isolés. Une belle descente d'abord récompensée par le point de vue de Te Waha qui domine Piha au sud et Whites Beach au nord, avec une partie du chemin boueuse et très glissante, à peine praticable après une période de pluies.
Par une autre biffurcation du sentier, il est également possible de descendre par un chemin en pente plus douce et régulière jusqu'à Whites Beach. Le nom parait curieux puisqu'il s'agit d'une plage de sable noir caractéristique de cette zone d'origine volcanique mais son origine ne relève pas des caractéristiques physiques des lieux, elle est simplement associée au nom des premiers colons installés à cet endroit.
Pas très grande, contenue dans cette baie isolée avec très peu de monde lors de notre passage,Whites beach constitue l'un de ces petits coins de paradis du bout du monde propres à la Nouvelle-Zélande...
Après cette mise en jambes, on récupère la voiture pour aller tout au bout de la piste jusqu'au parking de la plage d'Anawhata même. Là aussi la plage se mérite avec une descente assez abrupte par un sentier par endroit très boueux et glissant du fait des pluies récentes pour découvrir quelques bachs complètement isolés, des points de vue et l'exploration de la plage avec ses rochers, son ruisseau, sa baie, etc. Une petite plongée hors temps dans ce monde préservé et paisible, rythmé par le bruit des vagues et de la nature. Il n'y a vraiment pas foule, c'est presque exclusivement pour nous et on ne s'en lasse vraiment pas, que du bonheur !
Nota : pas de zone de baignade surveillée sur ces plages d'Anawhata.
(à suivre)
Voir aussi :
Les plages de sable noir d'Auckland (1), Muriwai, Muriwai Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (2), Te Henga, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (4), Piha, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (5), Karekare, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (6), Whatipu, Waitakere Ranges RP
Nota :
* Bach : petites maisons de vacances néo-zélandaises traditionnelles, très simples et avec le mimimum de confort.
Plus d'infos :
Anawhata sur le site du Auckland Council [Une carte "Piha, Karekare and Awahata" y est téléchargeable en format pdf] ICI
3 - Anawhata (Waitakere Ranges Regional Park)
Accessible par la piste d'"Anawhata Road", Anawhata est la dernière zone de plages que nous avons visitée et celle qui se mérite le plus parce qu'il faut descendre au pied des falaises pour y accéder .... et surtout, remonter après : rien d'insurmontable mais ça grimpe en renforçant souffle et mollets !
Un premier petit parking permet de laisser la voiture et de prendre les sentiers de Laird Thomson Track et Rose Track qui mènent à quelques Bachs* perchés et isolés. Une belle descente d'abord récompensée par le point de vue de Te Waha qui domine Piha au sud et Whites Beach au nord, avec une partie du chemin boueuse et très glissante, à peine praticable après une période de pluies.
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| Te Waha Point - Anawhata, Waitakere Ranges Regional Park ©SM |
Par une autre biffurcation du sentier, il est également possible de descendre par un chemin en pente plus douce et régulière jusqu'à Whites Beach. Le nom parait curieux puisqu'il s'agit d'une plage de sable noir caractéristique de cette zone d'origine volcanique mais son origine ne relève pas des caractéristiques physiques des lieux, elle est simplement associée au nom des premiers colons installés à cet endroit.
Pas très grande, contenue dans cette baie isolée avec très peu de monde lors de notre passage,Whites beach constitue l'un de ces petits coins de paradis du bout du monde propres à la Nouvelle-Zélande...
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| Whites Beach, Anawhata - Waitakere Ranges Regional Park ©SM |
Après cette mise en jambes, on récupère la voiture pour aller tout au bout de la piste jusqu'au parking de la plage d'Anawhata même. Là aussi la plage se mérite avec une descente assez abrupte par un sentier par endroit très boueux et glissant du fait des pluies récentes pour découvrir quelques bachs complètement isolés, des points de vue et l'exploration de la plage avec ses rochers, son ruisseau, sa baie, etc. Une petite plongée hors temps dans ce monde préservé et paisible, rythmé par le bruit des vagues et de la nature. Il n'y a vraiment pas foule, c'est presque exclusivement pour nous et on ne s'en lasse vraiment pas, que du bonheur !
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| Anawhata Beach - Waitakere Ranges Regional Park ©SM |
Nota : pas de zone de baignade surveillée sur ces plages d'Anawhata.
(à suivre)
Voir aussi :
Les plages de sable noir d'Auckland (1), Muriwai, Muriwai Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (2), Te Henga, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (4), Piha, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (5), Karekare, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (6), Whatipu, Waitakere Ranges RP
Nota :
* Bach : petites maisons de vacances néo-zélandaises traditionnelles, très simples et avec le mimimum de confort.
Plus d'infos :
Anawhata sur le site du Auckland Council [Une carte "Piha, Karekare and Awahata" y est téléchargeable en format pdf] ICI
mercredi 26 avril 2017
Les plages de sable noir d'Auckland (2) Te Henga, Waitakere Ranges Regional Park
Au sud de Muriwai (Muriwai Regional Park), on passe aux plages de Waitakere Ranges Regional Park avec tout au nord:
2 - Te Henga (Bethells Beach - Waitakere Ranges Regional Park)
Elle s'est faite un peu mériter cette plage parce que la route de Bethells est actuellement en travaux et fermée si bien que pour y accéder, il faut faire un détour par la route de Te Henga.
Une fois sur place, du parking, on suit le cours de la rivière Waitakere pour rejoindre la plage qu'il sépare en deux zones et dans la mesure où le courant est assez puissant, il vaut mieux attendre que la marée soit assez basse pour traverser et accéder à la partie nord.
Pour la mise en train, la marée étant haute, nous débutons par une marche sur la partie sud de Te Henga, une grande étendue de sable noir de presque 1 kilomètre, bordée de dunes, qui mène à Raekiaki Point, une zone plus rocheuse avec des grottes, des paysages et des rochers qui témoignent encore une fois du passé volcanique qui a modelé toute cette région par la violence.
Une fois la marée assez basse et de retour sur la rivière Waitakere, nous nous déchaussons pour traverser en résistant au courant, avec de l'eau jusqu'aux genoux. La partie nord est belle avec l'avancée rocheuse d'Erangi Point puis une autre très jolie baie, O'Neill Bay, une anse fouettée par les vagues avec son lot de rochers et de grottes.
L'exploration de Te Henga et des plages de sable noir d'Auckland nécessite plusieurs heures quand on les parcoure de bout en bout. Sur ces plages de la mer de Tasman, la zone de baignade est très restrainte quand elle est surveillée parce que la mer, ses vagues et ses courants sont assez traitres, il faut être prudent et faire très attention.
Pour ceux qui aiment surtout marcher comme nous et qui n'en auraient pas assez à Te Henga, il existe plusieurs autres sentiers à proximité de la plage, décrits dans la brochure du parc régional "Te Henga (Bethells Beach) and Cascade Kauri", avec notamment un lac, des chutes d'eau, des kauris mais il faut faire des choix car une journée ne suffit pas à tout voir.
(à suivre)
Voir aussi :
Les plages de sable noir d'Auckland (1), Muriwai, Muriwai Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (3), Anawhata, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (4), Piha, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (5), Karekare, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (6), Whatipu, Waitakere Ranges RP
Plus d'infos :
Page de Waitakere Ranges RP / Te Henga (carte téléchargeable en format pdf) ICI
2 - Te Henga (Bethells Beach - Waitakere Ranges Regional Park)
Elle s'est faite un peu mériter cette plage parce que la route de Bethells est actuellement en travaux et fermée si bien que pour y accéder, il faut faire un détour par la route de Te Henga.
Une fois sur place, du parking, on suit le cours de la rivière Waitakere pour rejoindre la plage qu'il sépare en deux zones et dans la mesure où le courant est assez puissant, il vaut mieux attendre que la marée soit assez basse pour traverser et accéder à la partie nord.
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| Te Henga - Waitakere Ranges Regional Park ©SM |
Pour la mise en train, la marée étant haute, nous débutons par une marche sur la partie sud de Te Henga, une grande étendue de sable noir de presque 1 kilomètre, bordée de dunes, qui mène à Raekiaki Point, une zone plus rocheuse avec des grottes, des paysages et des rochers qui témoignent encore une fois du passé volcanique qui a modelé toute cette région par la violence.
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| Raekiaki Point - Te Henga ©SM |
Une fois la marée assez basse et de retour sur la rivière Waitakere, nous nous déchaussons pour traverser en résistant au courant, avec de l'eau jusqu'aux genoux. La partie nord est belle avec l'avancée rocheuse d'Erangi Point puis une autre très jolie baie, O'Neill Bay, une anse fouettée par les vagues avec son lot de rochers et de grottes.
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| O'Neill Bay - Te Henga ©SM |
L'exploration de Te Henga et des plages de sable noir d'Auckland nécessite plusieurs heures quand on les parcoure de bout en bout. Sur ces plages de la mer de Tasman, la zone de baignade est très restrainte quand elle est surveillée parce que la mer, ses vagues et ses courants sont assez traitres, il faut être prudent et faire très attention.
Pour ceux qui aiment surtout marcher comme nous et qui n'en auraient pas assez à Te Henga, il existe plusieurs autres sentiers à proximité de la plage, décrits dans la brochure du parc régional "Te Henga (Bethells Beach) and Cascade Kauri", avec notamment un lac, des chutes d'eau, des kauris mais il faut faire des choix car une journée ne suffit pas à tout voir.
(à suivre)
Voir aussi :
Les plages de sable noir d'Auckland (1), Muriwai, Muriwai Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (3), Anawhata, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (4), Piha, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (5), Karekare, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (6), Whatipu, Waitakere Ranges RP
Plus d'infos :
Page de Waitakere Ranges RP / Te Henga (carte téléchargeable en format pdf) ICI
vendredi 21 avril 2017
Les plages de sable noir d'Auckland (1), Muriwai, Muriwai Regional Park
Le week-end dernier, on nous avait annoncé l'apocalypse avec l'arrivée du cyclone Cook sur les côtes de Nouvelle-Zélande et nous avions donc sagement modifié nos projets du week-end de Pâques. Résultats des courses à Auckland: le flop, pas la moindre rafale de vent et même pas de pluie ou à peine !
Le cyclone est passé un peu plus à l'est que prévu en épargnant Auckland et en filant vite et fort vers le sud si bien que nous avons finalement eu la chance de bénéficier d'un beau week-end d'automne aux douceurs d'été indien. Nous l'avons mis à profit pour faire des excursions à la journée dans les parcs régionaux de Muriwai et de Waitakere Ranges dont nous avons désormais égréné en marchant toutes les plages de sable noir au bord de la mer de Tasman dans la région d'Auckland.
Difficile des les classer ces plages même si nous avouons un petit faible pour Muriwai, avec chacune son petit quelque chose. Elles sont toutes belles et se succèdent, chacune a sa route ou sa piste d'accès, avec du nord au sud:
1 - Muriwai - 2 - Te Henga (Bethells Beach) - 3 - Anawhata Beach - 4 - Piha Beach - 5 - Karekare Beach - 6 - Whatipu.
1 - Muriwai (Muriwai Regional Park)
Arrivés à marée haute, nous avons commencé par une marche en suivant la boucle "Muriwai Beach Loop" de 4,8 kilomètres qui permet de longer la plage avant de revenir par "Coast Road Track" en tournant autour du terrain de golf de Muriwai ainsi niché en bord de mer.
Nous avons ensuite poursuivi par le "must-see" de Muriwai, les points de vue d'Otakamiro Point au sommet des falaises où nichent des milliers de fous de Bassan, l'une des trois colonies du pays, ça virevolte et ça sent fort mais quel spectacle !
De là, on peut rejoindre Maukatia (Maori Bay) au dessus de laquelle s'élancent des deltaplanes avec de belles falaises dont l'origine volcanique ne fait aucun doute ...
... et au retour, quand la marée est suffisamment descendue, Flat Rock permet de se promener sous les falaises abritant les colonies de fous de Bassan.
Et si on n'en a pas assez, pour bien compléter la journée, un tour sur la plage en 4x4 s'impose afin de profiter de la marée basse et du soleil de fin de journée sur la cinquantaine de kilomètres qui se prolongent sans obstacle au nord, tout le long de la péninsule de Woodhill Forest/South Head. Une vaste piste de sable noir entre mer de Tasman, dunes et forêts qui, bien qu'un peu plus courte, n'a rien à envier aux 90 Miles Beach du Northland, un même espace de liberté qui a toutefois l'avantage d'être beaucoup plus proche d'Auckland, topissime !
(à suivre)
Voir aussi :
Les plages de sable noir d'Auckland (2), Te Henga, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (3), Anawhata, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (4), Piha, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sale noir d'Auckland (5), Karekare, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (6), Whatipu, Waitakere Ranges RP
Plus d'infos :
Muriwai Regional Park sur le site d'Auckland Council (Carte du parc téléchargeable en format pdf) ICI
Le cyclone est passé un peu plus à l'est que prévu en épargnant Auckland et en filant vite et fort vers le sud si bien que nous avons finalement eu la chance de bénéficier d'un beau week-end d'automne aux douceurs d'été indien. Nous l'avons mis à profit pour faire des excursions à la journée dans les parcs régionaux de Muriwai et de Waitakere Ranges dont nous avons désormais égréné en marchant toutes les plages de sable noir au bord de la mer de Tasman dans la région d'Auckland.
Difficile des les classer ces plages même si nous avouons un petit faible pour Muriwai, avec chacune son petit quelque chose. Elles sont toutes belles et se succèdent, chacune a sa route ou sa piste d'accès, avec du nord au sud:
1 - Muriwai - 2 - Te Henga (Bethells Beach) - 3 - Anawhata Beach - 4 - Piha Beach - 5 - Karekare Beach - 6 - Whatipu.
1 - Muriwai (Muriwai Regional Park)
Arrivés à marée haute, nous avons commencé par une marche en suivant la boucle "Muriwai Beach Loop" de 4,8 kilomètres qui permet de longer la plage avant de revenir par "Coast Road Track" en tournant autour du terrain de golf de Muriwai ainsi niché en bord de mer.
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| Muriwai Beach Loop ©SM |
Nous avons ensuite poursuivi par le "must-see" de Muriwai, les points de vue d'Otakamiro Point au sommet des falaises où nichent des milliers de fous de Bassan, l'une des trois colonies du pays, ça virevolte et ça sent fort mais quel spectacle !
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| Colonie de fous de Bassan - Muriwai ©SM |
De là, on peut rejoindre Maukatia (Maori Bay) au dessus de laquelle s'élancent des deltaplanes avec de belles falaises dont l'origine volcanique ne fait aucun doute ...
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| Maukatia (Maori Bay) - Muriwai ©SM |
... et au retour, quand la marée est suffisamment descendue, Flat Rock permet de se promener sous les falaises abritant les colonies de fous de Bassan.
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| Flat Rock - Muriwai ©SM |
Et si on n'en a pas assez, pour bien compléter la journée, un tour sur la plage en 4x4 s'impose afin de profiter de la marée basse et du soleil de fin de journée sur la cinquantaine de kilomètres qui se prolongent sans obstacle au nord, tout le long de la péninsule de Woodhill Forest/South Head. Une vaste piste de sable noir entre mer de Tasman, dunes et forêts qui, bien qu'un peu plus courte, n'a rien à envier aux 90 Miles Beach du Northland, un même espace de liberté qui a toutefois l'avantage d'être beaucoup plus proche d'Auckland, topissime !
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| Muriwai - 50 kilomètres de plage noire ouverte à la circulation des 4x4 ©SM |
(à suivre)
Voir aussi :
Les plages de sable noir d'Auckland (2), Te Henga, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (3), Anawhata, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (4), Piha, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sale noir d'Auckland (5), Karekare, Waitakere Ranges Regional Park
Les plages de sable noir d'Auckland (6), Whatipu, Waitakere Ranges RP
Plus d'infos :
Muriwai Regional Park sur le site d'Auckland Council (Carte du parc téléchargeable en format pdf) ICI
mercredi 19 avril 2017
Trois semaines sur les routes de Nouvelle-Zélande
Alors pour se remettre en route, un petit bilan sur quelques points d'une escapade vacancière que nous voulions avant tout "nature", axée sur la visite de plusieurs parcs nationaux et les marches :
1 - BEAU, BEAU, BEAU
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| La Nouvelle-Zélande c'est beau, beau, beau ! ©SM |
Nous le savions déjà mais la beauté de ce pays est tout simplement exceptionnelle avec une grande variété de paysages entre mer et océan, sources, rivières et chutes d'eau, plaines, collines, montagnes, volcans, pâturages, forêts avec des dominantes de vert et de bleu auxquelles s'ajoute une large palette de couleurs.
2 - LA NATURE À L'ÉTAT PUR
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| Nouvelle-Zélande : la nature à l'état pur ! ©SM |
Bien préservée de la pollution, la Nouvelle-Zélande est très "nature", un pays propre avec de grands espaces où l'on respire. Il s'apprécie avant tout "en extérieur", en prenant son temps et si possible en marchant. Il existe des sentiers partout, de durées et de difficultés variables mais tout le monde peut certainement y trouver son compte et les efforts sont toujours récompensés, que ce soient par :
- des sources pures, des forêts de géants,
- des baies et des plages du bout du monde, désertes et propres,
- des bassins et des chutes d'eau spectaculaires cachées dans des écrins de verdure,
- des vues après l'escalade d'une montagne,
etc.
3 - UN MAILLON ACTIF DE LA CEINTURE DE FEU
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| Nouvelle-Zélande, une chaudière et ça fume ! ©SM |
Parce qu'elle est située à la limite exacte de deux plaques tectoniques, la Nouvelle-Zélande est instable, sujette aux tremblements de terre à répétition - surtout au sud de l'île du nord et au nord-est de l'île du sud - et aux phénomènes volcaniques qui sont surtout l'apanage de son île du nord. Ces éléments façonnent les paysages avec cônes volcaniques (fumants ou non), lacs, caldeiras et phénomènes annexes souvent associés à l'odeur d'oeuf pourri des émanations de souffre : sources chaudes, mares de boue, fumerolles, geysers ...
4 - UN ECOSYSTÈME À PART
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| Fougères et zoziaux ! ©SM |
"Dernière terre colonisée par l'homme" et longtemps isolées, les îles de la Nouvelle-Zélande renfermaient une faune et une flore endémiques, uniques et bien particulières, mises à mal par l'arrivée de l'homme, celle des maoris d'abord puis celle de européens. Beaucoup de mesures sont prises aujourd'hui pour préserver ce qui reste de cet héritage/écosystème à part si bien que des poches de forêt permettent d'admirer des arbres majestueux alors que des zones de bush miraculeusement préservées laissent une impression de plongée hors du temps. Quant aux animaux, ce sont les oiseaux les rois du pays, protégés et "couvés" dans des Wildlife Center pour les plus menacés mais toujours bien présents où que l'on soit !
5 - UNE ACCESSIBILITÉ PARFOIS DIFFICILE OU LIMITÉE, TOUJOURS RÉCOMPENSÉE
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| Baies de bout du monde qui se méritent en récompense d'un détour ... ©SM |
La Nouvelle-Zélande c'est un territoire d'environ 270.000 km2 (plus ou moins la taille du Royaume-Uni) occupé par moins de 5 millions d'habitants (moins que la population de Londres !) alors si le pays est relativement bien desservi par les routes compte tenu de sa densité, l'accessibilité n'est cependant pas toujours directe et se mérite parfois :
- Les côtes par exemple - exception faite de la Pacific Highway - demandent souvent de faire un détour à partir de la route principale pour accéder à un endroit particulier, des crochets de 25/30 kilomètres qu'il faut doubler avec le retour et qui finissent par représenter de grosses distances en fin de journée.
- Certain parcs (Cape Kidnappers ou Farewell Split) strictement protégés et fermés aux véhicules particuliers ne sont accessibles qu'aux marcheurs et aux tours organisés auxquels il faut parfois inévitablement avoir recours. Compte tenu des variables - nombre de kilomètres, durée, temps, marées - cela demande de s'organiser, de disposer d'un peu de temps et de moyens.
- La météo et les marées sont aussi un critère important à prendre en compte avec de belles marches et des sites qui en sont tributaires comme pour la superbe traversée pédestre du "Tongariro Alpine Crossing" au centre de l'île du nord ou certaines marches côtières au pied des falaises (Les rochers des Three sisters au nord de New Plymouth par exemple, ne sont accessibles qu'à marée basse).
6 - ... DES MUSÉES QUAND IL PLEUT (OU PAS)
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| Des options quand il pleut (ou pas) ... ©SM |
La vie en plein air c'est le bonheur et une déconnexion garantie mais quand il tombe des seaux, il n'y a plus de plaisir et il vaut mieux se rabattre sur autre chose...
Dans les grandes villes comme la capitale Wellington pas de problème, le musée national Te Papa ou les studios Weta sont de toute façon incontournables, avec ou sans pluie, mais en dehors des grandes agglomérations, c'est l'occasion de tester quelques uns des petits musées dont recèle le pays, amoureusement et soigneusement présentés avec souvent une once de nostalgie. De petits bijoux comme par exemple :
- l'Aviation Heritage Center à Blenheim dans l'île du Sud, avec des avions de la première et de la deuxième guerre mondiale mis en scène par Peter Jackson, le réalisateur du Seigneur des Anneaux, passionné d'avions anciens qui possède sa propre collection à Masterton dans l'île du Nord,
- le WOW (World of Wearable Art) et musée de voitures anciennes à Nelson, une combinaison surprenante avec des voitures amoureusement restaurées d'un côté (dans d'anciens hangars de montages de voitures lorsque la Nouvelle-Zélande importait les pièces et montait ses voitures) et de l'autre, des collections de vêtements-oeuvres d'arts produits et renouvelés annuellement pour un défilé éphémère.
- le musée de la laine de Masterton installé dans une ancienne grange de tonte déplacée et restaurée présente des expositions très intéressantes et une communauté locale très vivante s'y réunit pour filer et tisser la laine, passer le temps et discuter avec les visiteurs de passage qui en profitent.
Parmi les autres options, il faut aussi mentionner les visites-dégustations avec les vignobles ou les brasseries présents dans plusieurs régions...
À apprécier sans modération.
Santé !
jeudi 13 avril 2017
Cyclone Cook, le calme avant la tempête ...
Grand calme aujourd'hui à Auckland, tout le monde retient son souffle en attendant le passage du cyclone Cook qui devrait toucher les côtes de Nouvelle-Zélande à partir de 18 heures ce soir.
Après un week-end de pluies torrentielles en mars qui avaient provoqué des inondations à Coromandel et à Thames, on a remis ça la semaine dernière avec la queue du cyclone Debbie qui avait dévasté la côte australienne avant d'arriver chez nous en provoquant de nouveaux dégâts, glissements de terrains, rupture d'une digue et inondation d'un village dans la Bay of Plenty ... alors dicton ne saurait mentir, jamais deux sans trois, la troisième sera la bonne, voici que se présente Cook, très menaçant après son passage sur la Nouvelle-Calédonie, il arrosera la Nouvelle-Zélande pour le week-end de Pâques.
Beaucoup de messages d'avertissements, la météo et le pays sont en alertes maximales :
- Cook pourrait être la pire tempête que la Nouvelle-Zélande ait connu depuis des générations,
- Les résidents des zones cotières de l'est de Coromandel ont été évacuées,
- 137 écoles et 133 crèches fermées ce matin dans l'île du nord ainsi que plusieurs universités,
- Thames, Coromandel et Bay of Plenty sont en état d'urgence,
- Alerte maximale pour la population de la Bay of Plenty qui doit être prête à une évacuation à tout moment, sans préavis,
- La côte Est est exposée aux risques de vagues hors normes, d'inondations et d'érosion,
- Les hélicoptères et les services d'urgence sont en alerte,
- Il est demandé à la population de remettre ses projets de vacances de Pâques, de ne pas prendre la route et de ne pas s'exposer aux risques météo.
Mais tout le monde n'a pas forcément l'esprit civique et il semble que certaines routes d'Auckland sont très encombrées par ceux qui jouent la montre et essayent de partir avant l'arrivée de la tempête, malgré les nombreux avertissements de ne "prendre aucun risque". Il faut dire qu'il était fortement question ce matin de fermer le pont d'Auckland donnant accès au nord du fait des prévisions de raffales de vent dangereuses à 130-160 km/h mais aux dernières nouvelles, la défense civile est revenue sur cette possibilité de fermeture.
Certaines routes à l'Est et au Nord d'Auckland sont déjà inondées et fermées après un premier passage de pluies hier après-midi; à certains endroits, on estime qu'il pourrait encore tomber l'équivalent d'un mois de pluie en moins d'une journée à l'arrivée de Cook.
Des perturbations sont également à prévoir pour les vols internationaux et nationaux.
Selon les prédictions, le cyclone passera entre Tauranga et Whakatane sur la Bay of Plenty et les zones les plus impactées se situeront dans un rayon de 100 à 150 kilomètres, repassant en partie dans le sillage de Debbie qui a laissé son lot de dégâts. Mais si les 40mm de pluie par heure enregistrés avec Debbie étaient déjà exceptionnels, ce sera pire avec Cook qui devrait apporter non seulement 50 mm de pluie par heure mais aussi de terribles raffales de vents avec un risque énorme en termes d'érosion sur des sols fragilisés sans parler des maisons exposées, des coupures d'électricité probables, des toits et des arbres emportés ou des rivières sortant de leur lit... Cook sera bref et violent, du jamais vu depuis plus de vingt ans et le cyclone Giselle de 1968 qui avait provoqué le désastre du Wahine, un ferry qui a coulé entre Lyttelton et Wellington en emportant avec lui 52 personnes.
Aujourd'hui, Auckland, le Northland, le Far North, la Bay of Plenty, Waikato, Gisborne et Hawke's Bay seront les premier impactés, même si la ville d'Auckland reste légèrement en périphérie. La tempête devrait ensuite se déplacer rapidement vers le sud en direction de Wellington et du détroit de Cook pour arriver demain sur l'île du sud, Christchurch puis les côtes de l'Otago.
Les services météorologiques WeatherWatch faisaient d'ailleurs remarquer qu'il s'agit d'une première dans l'histoire avec une tempête nommée "Cook" qui non seulement frappera le détroit du même nom mais sera en plus directement au dessus de lui !
Brace, Brace !
Sources :
NZ Herald - ICI
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| Bucklands Beach / Auckland 13/4/2017 - Le grand calme .... ©SM |
Après un week-end de pluies torrentielles en mars qui avaient provoqué des inondations à Coromandel et à Thames, on a remis ça la semaine dernière avec la queue du cyclone Debbie qui avait dévasté la côte australienne avant d'arriver chez nous en provoquant de nouveaux dégâts, glissements de terrains, rupture d'une digue et inondation d'un village dans la Bay of Plenty ... alors dicton ne saurait mentir, jamais deux sans trois, la troisième sera la bonne, voici que se présente Cook, très menaçant après son passage sur la Nouvelle-Calédonie, il arrosera la Nouvelle-Zélande pour le week-end de Pâques.
Beaucoup de messages d'avertissements, la météo et le pays sont en alertes maximales :
- Cook pourrait être la pire tempête que la Nouvelle-Zélande ait connu depuis des générations,
- Les résidents des zones cotières de l'est de Coromandel ont été évacuées,
- 137 écoles et 133 crèches fermées ce matin dans l'île du nord ainsi que plusieurs universités,
- Thames, Coromandel et Bay of Plenty sont en état d'urgence,
- Alerte maximale pour la population de la Bay of Plenty qui doit être prête à une évacuation à tout moment, sans préavis,
- La côte Est est exposée aux risques de vagues hors normes, d'inondations et d'érosion,
- Les hélicoptères et les services d'urgence sont en alerte,
- Il est demandé à la population de remettre ses projets de vacances de Pâques, de ne pas prendre la route et de ne pas s'exposer aux risques météo.
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| ... et ciel laiteux au dessus de Rangitoto en attendant la tempête ©SM |
Mais tout le monde n'a pas forcément l'esprit civique et il semble que certaines routes d'Auckland sont très encombrées par ceux qui jouent la montre et essayent de partir avant l'arrivée de la tempête, malgré les nombreux avertissements de ne "prendre aucun risque". Il faut dire qu'il était fortement question ce matin de fermer le pont d'Auckland donnant accès au nord du fait des prévisions de raffales de vent dangereuses à 130-160 km/h mais aux dernières nouvelles, la défense civile est revenue sur cette possibilité de fermeture.
Certaines routes à l'Est et au Nord d'Auckland sont déjà inondées et fermées après un premier passage de pluies hier après-midi; à certains endroits, on estime qu'il pourrait encore tomber l'équivalent d'un mois de pluie en moins d'une journée à l'arrivée de Cook.
Des perturbations sont également à prévoir pour les vols internationaux et nationaux.
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| Trajectoire probable de Cook - Source : NZ Herald |
Selon les prédictions, le cyclone passera entre Tauranga et Whakatane sur la Bay of Plenty et les zones les plus impactées se situeront dans un rayon de 100 à 150 kilomètres, repassant en partie dans le sillage de Debbie qui a laissé son lot de dégâts. Mais si les 40mm de pluie par heure enregistrés avec Debbie étaient déjà exceptionnels, ce sera pire avec Cook qui devrait apporter non seulement 50 mm de pluie par heure mais aussi de terribles raffales de vents avec un risque énorme en termes d'érosion sur des sols fragilisés sans parler des maisons exposées, des coupures d'électricité probables, des toits et des arbres emportés ou des rivières sortant de leur lit... Cook sera bref et violent, du jamais vu depuis plus de vingt ans et le cyclone Giselle de 1968 qui avait provoqué le désastre du Wahine, un ferry qui a coulé entre Lyttelton et Wellington en emportant avec lui 52 personnes.
Aujourd'hui, Auckland, le Northland, le Far North, la Bay of Plenty, Waikato, Gisborne et Hawke's Bay seront les premier impactés, même si la ville d'Auckland reste légèrement en périphérie. La tempête devrait ensuite se déplacer rapidement vers le sud en direction de Wellington et du détroit de Cook pour arriver demain sur l'île du sud, Christchurch puis les côtes de l'Otago.
Les services météorologiques WeatherWatch faisaient d'ailleurs remarquer qu'il s'agit d'une première dans l'histoire avec une tempête nommée "Cook" qui non seulement frappera le détroit du même nom mais sera en plus directement au dessus de lui !
Brace, Brace !
Sources :
NZ Herald - ICI
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